Pouls hebdomadaire des marchés - Semaine se terminant le 31 juillet 2026
Évolution des marchés
Actions : Les actions mondiales ont fortement rebondi, la forte reprise des titres technologiques et des semi-conducteurs ayant effacé une partie de la correction des titres liés à l’IA. L’indice S&P 500 a progressé de 1,05 % et le Nasdaq, de 1,59 %. Les fabricants de puces ont affiché leur plus forte progression en un jour depuis avril 2025, Microsoft ayant bondi d’environ 16 % et Amazon, d’environ 12 %, à la suite de la publication de leurs résultats. L’Europe s’est démarquée, le DAX ayant bondi de 2,11 % et le Stoxx 600 ayant atteint un sommet record vendredi.
Titres à revenu fixe : Les obligations du Trésor américain ont fait l’objet de ventes massives dans les segments à long terme, car les préoccupations renouvelées à l’égard de l’inflation et les questions concernant la politique de la Réserve fédérale américaine (Fed) ont entraîné une pentification baissière de la courbe. Le taux de rendement des titres à 30 ans aux États-Unis est passé d’environ 5,14 % à 5,25 %, soit près des sommets de 2007, tandis que celui des titres à 10 ans a grimpé à 4,71 %. Les obligations à 2 ans ont reculé à 4,27 %, ce qui a accentué la courbe. La Fed a maintenu son taux à 3,50 %-3,75 %, 9 membres sur 12 adoptant un ton ferme.
Marchandises : Les prix de l’énergie ont baissé au cours de la semaine, dans un contexte d’atténuation de la prime de risque géopolitique, bien que le prix du pétrole ait rebondi vendredi en raison de l’intensification des tensions autour du détroit d’Ormuz. Le prix du WTI a reculé d’environ 5,1 % au cours de la semaine pour s’établir à environ 84,70 $ le baril, tandis que celui du gaz naturel aux États-Unis a fléchi d’environ 3,7 %.
Performance (rendement des cours)
VALEUR |
COURS |
SEMAINE |
1 MOIS |
3 MOIS |
CA |
Actions ($ locaux) |
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Indice composé S&P/TSX |
35 226,14 |
-0,40 % |
1,06 % |
3,94 % |
11,08 % |
S&P 500 |
7 489,77 |
1,05 % |
0,09 % |
3,59 % |
9,41 % |
Indice Nasdaq |
25 373,85 |
1,59 % |
-2,56 % |
1,03 % |
9,17 % |
Indice DAX |
25 629,24 |
2,11 % |
2,35 % |
5,50 % |
4,65 % |
Indice Nikkei 225 |
64 362,02 |
-0,39 % |
-8,67 % |
8,15 % |
27,86 % |
Indice Shanghai Composite |
3 832,26 |
0,47 % |
-6,81 % |
-6,81 % |
-3,44 % |
Titres à revenu fixe |
|
|
|
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|
Obligations globales canadiennes |
243,18 |
0,11 % |
-1,17 % |
0,43 % |
0,93 % |
Obligations globales américaines |
2 339,24 |
0,16 % |
-0,83 % |
-0,58 % |
-0,41 % |
Obligations globales européennes |
246,33 |
0,03 % |
-1,39 % |
-0,01 % |
-0,19 % |
Obligations américaines à rendement élevé |
29,64 |
0,18 % |
-0,25 % |
0,38 % |
1,71 % |
Marchandises |
|
|
|
|
|
Pétrole |
84,76 |
-5,09 % |
23,59 % |
-16,85 % |
47,61 % |
Or |
4 049,21 |
-0,09 % |
0,46 % |
-12,24 % |
-6,25 % |
Cuivre |
653,85 |
3,46 % |
6,78 % |
10,22 % |
15,07 % |
Devises |
|
|
|
|
|
Indice du dollar américain |
99,90 |
-1,55 % |
-1,47 % |
1,77 % |
1,60 % |
Bitcoin ($ CA) |
88 264,06 |
-2,47 % |
3,47 % |
-16,58 % |
-26,43 % |
Huard |
1,4018 |
0,56 % |
1,41 % |
-3,06 % |
-2,10 % |
Euro |
0,8673 |
1,41 % |
1,34 % |
-1,63 % |
-1,83 % |
Yen |
159,16 |
2,93 % |
2,15 % |
-1,35 % |
-1,54 % |
Source : Bloomberg, au 31 juillet 2026
Taux directeur des banques centrales
Banque centrale |
Taux actuel |
Taux prévu* |
Banque du Canada |
2,25 % |
2,48 % |
Réserve fédérale américaine |
3,75 % |
3,98 % |
Banque centrale européenne |
2,25 % |
2,61 % |
Banque d’Angleterre |
3,75 % |
4,06 % |
Banque du Japon |
1,00 % |
1,27 % |
Source : Bloomberg, au 31 juillet 2026
* Les taux attendus se basent sur les prix des contrats à terme sur obligations
Événements macroéconomiques
Canada – La croissance reprend de l’élan, le PIB ayant dépassé les prévisions en mai, et le rebond du deuxième trimestre prend forme
Le PIB réel a progressé de 0,3 % sur un mois en mai, surpassant l’estimation provisoire de 0,1 % de Statistique Canada, il s’agit d’un deuxième gain mensuel consécutif, 13 des 20 secteurs industriels prenant de l’expansion. La croissance a été généralisée, menée par une hausse de 1,0 % des mines, des carrières et de l’extraction de pétrole et de gaz et une hausse de 5,1 % de l’activité des agents immobiliers et des courtiers à mesure que le marché du logement du printemps a pris de l’effervescence. Les gains d’avril ayant été révisés à la hausse à 0,6 % et juin étant en voie d’enregistrer un gain supplémentaire de 0,2 %, les prévisions anticipées de Statistique Canada tablent sur une croissance annualisée de 3,4 % pour le deuxième trimestre.
États-Unis – La Fed maintient le statu quo dans un contexte rare de dissidence et de ton ferme, alors que la croissance s’essouffle et l’inflation ralentit brièvement
Le FOMC a maintenu la fourchette cible des fonds fédéraux dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 % pour une cinquième réunion consécutive, 9 membres votant de façon ferme et les dissidents Beth Hammack, Neel Kashkari et Lorie Logan étant tous en faveur d’une hausse de 25 points de base. Il s’agit de la première fois depuis septembre 2016 que trois décideurs expriment un désaccord commun, un défi de premier plan pour le président de la banque centrale, Kevin Warsh, qui a mentionné que les chocs de l’offre liés à l’énergie maintenaient l’inflation au-dessus de l’objectif de 2 % et souligné que le comité n’hésiterait pas à agir.
La mesure de l’inflation privilégiée par la Fed a ralenti en juin, l’indice global des prix des DPC ayant reculé de 0,1 % au cours du mois et passant de 4,1 % à 3,7 % sur 12 mois. Le repli est en grande partie attribuable à l’énergie, les analystes ayant lié une partie de ce repli à un bref cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran à la mi-juin, qui a fait baisser les prix du carburant, un répit qui s’est depuis inversé et qui pourrait s’avérer temporaire.
Le PIB du deuxième trimestre a augmenté à seulement 1,5 % en rythme annualisé selon les prévisions préliminaires, contre 2,1 % au premier trimestre. Le résultat global a été pénalisé par une baisse des dépenses publiques et un effet négatif accru du commerce extérieur attribuable à la hausse des importations, mais la situation sous-jacente s’est montrée plus solide, les ventes finales réelles aux acheteurs privés nationaux ayant accéléré pour atteindre 3,9 %, portées par la résilience des dépenses de consommation et par une forte hausse des investissements en équipement et en propriété intellectuelle stimulée par l’IA.
International – Les banques centrales restent fermes, car l’Europe connaît une hausse inattendue, le Japon adopte un ton ferme et la Chine se contracte de nouveau.
Dans la zone euro, le PIB a progressé de 0,4 % sur un trimestre selon les estimations provisoires du deuxième trimestre, soit le double des attentes consensuelles de 0,2 %, rebondissant d’un premier trimestre nul, la croissance annuelle s’accélérant à 1,0 %. L’Irlande a mené le bal à 3,9 %, tandis que l’Allemagne, la France et l’Italie ont toutes progressé de 0,2 %, un résultat inattendu et résilient compte tenu du choc énergétique. Le marché de l’emploi du bloc est demeuré solide, le taux de chômage de juin étant demeuré stable à 6,3 % pour un quatrième mois consécutif, juste au-dessus du creux record de 6,2 % auquel les marchés s’attendaient.
Selon les estimations préliminaires, l’inflation dans la zone euro est passée de 2,8 % en juin à 2,9 % en juillet, conformément aux attentes, l’inflation de base atteignant 2,5 %. L’énergie a été le principal facteur, passant d’un taux annuel de 8,5 % à un taux de 10,0 %, la reprise du conflit au Moyen-Orient ayant fait grimper les coûts, et cette accélération renforce les attentes selon lesquelles la Banque centrale européenne pourrait procéder à une autre hausse avant de marquer une pause.
La Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur à 3,75 % pour une cinquième réunion consécutive, avec six voix pour et trois voix contre, les dissidents Megan Greene, Huw Pill et Catherine Mann étant en faveur d’une hausse d’un quart de point pour le porter à 4 %.
La Banque du Japon a maintenu son taux directeur à 1 %, 8 membres ayant voté en faveur de cette mesure, le dissident Hajime Takata s’étant exprimé en faveur d’une hausse à 1,25 %. La Banque a adopté un ton particulièrement ferme, prévenant que l’inflation de base pourrait passer clairement au-dessus de 2 % au deuxième semestre de l’exercice 2026 et réitérant qu’elle continuerait de relever son taux directeur si ses perspectives en matière d’économie et d’inflation se concrétisent.
Contre toute attente, l’indice PMI manufacturier chinois est passé de 50,3 à 49,2 en juillet, un résultat inférieur aux prévisions consensuelles de 50,0, passant en territoire de contraction pour la première fois depuis février, les nouvelles commandes sombrant à un creux de 38 mois. L’indice PMI non manufacturier s’est également contracté, passant de 50,2 à 49,0, plombé par les données historiquement faibles dans le secteur de la construction.
Perspectives
DATE |
PAYS/RÉGION |
INDICATEUR |
RÉSULTAT |
PRÉCÉDENT |
|
3 août 2026 |
États-Unis |
ISM sect. manufacturier |
Juill. |
53,90 |
53,3 |
4 août 2026 |
Canada |
S&P Global PMI sect. manufacturier canadien |
Juill. |
53,0 |
|
5 août 2026 |
Ensemble de la zone euro |
IPP sur un mois |
Juin |
-0,25 |
0,2 |
5 août 2026 |
Ensemble de la zone euro |
IPP sur 12 mois |
Juin |
4,70 |
5,9 |
5 août 2026 |
États-Unis |
ISM sect. des services |
Juill. |
54,50 |
54,0 |
6 août 2026 |
Ensemble de la zone euro |
Ventes au détail sur un mois |
Juin |
0,10 |
0,2 |
6 août 2026 |
Ensemble de la zone euro |
Ventes au détail sur 12 mois |
Juin |
1,00 |
1,6 |
7 août 2026 |
États-Unis |
Var. des emplois non agricoles |
Juill. |
85,00 |
57,0 |
7 août 2026 |
États-Unis |
Taux de chômage |
Juill. |
4,20 |
4,2 |
7 août 2026 |
Canada |
Variation nette de l’emploi |
Juill. |
10,00 |
18,2 |
7 août 2026 |
Canada |
Taux de chômage |
Juill. |
6,50 |
6,5 |
8 août 2026 |
Chine |
IPP sur 12 mois |
Juill. |
3,80 |
4,1 |
8 août 2026 |
Chine |
IPC sur 12 mois |
Juill. |
0,80 |
1,0 |
L’équipe de répartition de l’actif de Placements NEI
Judith Chan, CFA – vice-présidente et chef, Répartition de l’actif
Mateo Marks, CFA – directeur, Répartition de l’actif
Adam Ludwick, CFA – directeur, Répartition de l’actif
Anthony Rago, B.A.Sc. – analyste principal, Répartition de l’actif