Pouls hebdomadaire du marché Semaine se terminant 14 janvier 2022

Évolution des marchés

Actions

À l’exception des actions canadiennes, les actions ont reculé pour une deuxième semaine consécutive. Cette faiblesse est en partie attribuable aux bénéfices décevants des grandes banques américaines et aux ventes au détail négatives de décembre. Le NASDAQ a continué de faire preuve de faiblesse, alors que les investisseurs s’attendent toujours à une hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine (la « Fed ») en 2022. Les actions canadiennes ont fait fi de la tendance négative, affichant un solide rendement grâce aux actions des secteurs de l’énergie et de la finance.

Titres à revenu fixe

Les taux des obligations du Trésor ont augmenté durant la semaine, malgré une série de statistiques économiques décevantes aux États-Unis puisque les investisseurs continuent de se préparer à un resserrement de la politique monétaire. La confiance des investisseurs a également été renforcée par les plus récentes données de l’IPC aux États-Unis, qui a atteint un sommet qui n’a pas été vu depuis près de 40 ans, soit une croissance de 7 % sur 12 mois.

Marchandises

Les prix du pétrole ont considérablement augmenté en raison de la forte demande actuelle et du contexte d’offre tendue. Ce dernier est alimenté par le fait que l’OPEP+ n’arrive jamais à atteindre ses cibles d’augmentation de l’offre. Les prix de l’or ont légèrement augmenté en raison de la baisse de confiance des investisseurs, attribuable aux faibles ventes au détail et aux données sur la confiance des consommateurs aux États-Unis, ainsi qu’à la dépréciation du dollar américain.  

Performance (rendement des cours)

En date du 14 janvier 2022

Événements macroéconomiques

Canada

La semaine a été calme sur le plan des nouvelles macroéconomiques au Canada; aucune publication importante n’a eu lieu.

États-Unis – L’audience de confirmation de Powell met l’accent sur l’inflation et l’emploi; l’IPC atteint un sommet qui n’a pas été vu depuis près de quatre décennies; les ventes au détail déçoivent, la production industrielle recule; la confiance des consommateurs baisse

Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a comparu devant le Comité sénatorial des banques lors d’une audience sur sa nomination pour un deuxième mandat à titre de chef de la banque centrale. Les principaux sujets abordés lors de cette audience étaient la hausse de l’inflation et la santé du marché de l’emploi, en particulier pour les Américains à plus faible revenu. Tout en reconnaissant que le relèvement des taux ralentirait certainement la croissance économique, M. Powell a souligné qu’une inflation élevée continue pourrait rendre plus difficile le rétablissement du marché de l’emploi à son plein potentiel (le « plein emploi »). Les dirigeants de la Fed ont prévu trois hausses de leur taux directeur à court terme pour 2022. M. Powell a souligné que la Fed relèverait les taux d’intérêt plus rapidement que prévu, au besoin, pour endiguer la flambée des prix.

L’indice des prix à la consommation (IPC) aux États-Unis pour décembre a progressé de 0,5 % par rapport au mois précédent. Il a progressé de 7,0 % en 2021, atteignant son plus haut niveau depuis 39 ans en matière de croissance sur 12 mois. En décembre, l’IPC de base, qui exclut les composantes des aliments et de l’énergie, a augmenté de 0,6 % par rapport au mois précédent, ou de 5,5 % sur 12 mois en 2021. La hausse de l’IPC a été alimentée par la hausse des prix du logement, des aliments et des véhicules d’occasion. Les loyers pour le mois ont augmenté au rythme le plus rapide depuis 2007. Les prix des aliments ont été portés à la hausse par les viandes comme le bacon. Les prix des véhicules d’occasion ont continué de grimper en raison des pénuries de pièces chez les constructeurs automobiles. Toutefois, les prix de l’énergie, qui avaient auparavant fortement contribué à la hausse de l’inflation, ont chuté en décembre. La plus récente mesure de l’IPC a renforcé les attentes du marché à l’égard d’une hausse des taux de la Fed en mars 2022.  

Aux États-Unis, les ventes au détail ont reculé de 1,9 % en décembre par rapport au mois précédent, bien en deçà des prévisions consensuelles d’une baisse de 0,1 %. 10 des 13 catégories de commerce de détail ont enregistré une baisse de leurs revenus pour le mois. Les préoccupations à l’égard de l’inflation et du variant Omicron sont considérées comme les principales raisons pour cette faiblesse des ventes. Ce dernier a joué un rôle important dans la chute des services comme les voyages et les sorties au restaurant. Soulignons que les préoccupations à l’égard des retards d’expédition ont peut-être incité les consommateurs à magasiner plus tôt que d’habitude pour la période des Fêtes, ce qui pourrait expliquer en partie ce repli.

La production industrielle aux États-Unis a reculé de 0,1 % en décembre par rapport au mois précédent, ce qui est inférieur aux prévisions consensuelles d’une hausse de 0,2 %. Le sous-ensemble du secteur manufacturier, qui en fait partie, a reculé de 0,3 %, en dessous des prévisions de hausse de 0,3 %. Une flambée de cas de COVID-19 devrait avoir exacerbé les difficultés vécues par les fabricants en raison des pénuries de matériaux et de main-d’œuvre. La production de véhicules automobiles a reculé de 1,3 % au cours du mois.

L’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan est passé de 70,6 en décembre à 68,8 en janvier. La confiance a principalement souffert de l’inflation et des préoccupations liées au variant Omicron. Les consommateurs américains s’attendent à une inflation de 4,9 % au cours de la prochaine année, soit le rythme le plus rapide depuis 2008. Ce sentiment à l’égard de l’inflation s’explique par le fait que la dernière mesure de l’IPC a atteint un niveau qui n’a pas été vu depuis près de quatre décennies. La confiance a également été ébranlée par l’augmentation des cas de COVID-19, qui a entraîné la fermeture d’écoles et d’entreprises, tout en ayant une incidence sur les plans de voyage et de retour au bureau. 

International – L’IPC de la Chine ralentit; la production industrielle augmente dans la zone euro; les exportations chinoises sont supérieures aux prévisions

En décembre, l’IPC de la Chine a augmenté de 1,5 % sur 12 mois, ce qui est inférieur aux prévisions consensuelles de 1,7 % et à l’augmentation de 2,3 % enregistrée en novembre. Les prix des aliments ont reculé de 1,2 % en décembre, le prix du porc ayant chuté de 37 % et la hausse des prix des légumes ayant fortement ralenti. Les prix des produits non alimentaires ont diminué en raison du ralentissement important de la hausse des prix du carburant. La demande pour les services a été réduite en raison des pressions soutenues découlant de la flambée de cas de COVID-19 dans différentes régions du pays. La demande et les prix des principales composantes des services, comme l’habitation, le transport et les loisirs, ont diminué depuis novembre.

La production industrielle de la zone euro a augmenté en novembre de 2,3 % par rapport au mois précédent, dépassant les prévisions d’une hausse de 0,3 % et d’un rebond par rapport à la baisse de 1,3 % enregistrée en octobre. La production dans les segments suivants a augmenté : les produits intermédiaires (0,9 %), l’énergie (1,2 %), les biens d’équipement (1,5 %) et les biens de consommation non durables (3,2 %). La production de biens de consommation durables a toutefois reculé de 0,2 %. 

Les exportations chinoises ont augmenté de 20,9 % sur 12 mois, dépassant les prévisions consensuelles d’une hausse de 20,0 %, mais demeurant en dessous de la hausse de 22,0 % enregistrée en novembre. Les exportations de biens liés à la production sont demeurées solides, les livraisons d’acier et d’aluminium ayant augmenté de 85 % et de 67 %, respectivement. Les exportations de biens de consommation, comme les jouets (23,6 %), les vêtements (14,5 %) et les chaussures (29,3 %), ont également affiché une forte croissance. Un facteur clé à surveiller dans la croissance des exportations sera l’état de la demande extérieure face à la hausse des cas de COVID-19 à l’échelle mondiale, et dans un contexte de faible demande intérieure pour cette même raison. 

Aperçu de l’avenir

Canada – Ventes du secteur manufacturier (17 janvier); IPC (19 janvier); ventes au détail (21 janvier)

Selon les prévisions consensuelles, les ventes du secteur manufacturier en novembre devraient augmenter de 3,0 % par rapport au mois précédent. Cette hausse serait en grande partie attribuable à l’augmentation des ventes dans les principaux secteurs des métaux, du matériel de transport et des produits pétroliers et du charbon. Cette mesure a progressé de 4,3 % en octobre.

En novembre, l’IPC devrait reculer de 0,1 % par rapport au mois précédent. Les données sur 12 mois s’établiraient à 4,8 %. L’incidence des enjeux persistants liés à la chaîne d’approvisionnement sera à surveiller. Au cours du mois précédent, les prix des huit principales composantes ont augmenté, les plus fortes pressions provenant des prix de l’essence. L’incidence des prix de l’essence devrait s’être atténuée en décembre. Parmi les autres secteurs clés qui ont fait grimper l’IPC au cours des derniers mois et qui sont à surveiller, mentionnons l’entretien ménager, les meubles et les aliments (en particulier les prix de la viande).

Enfin, les ventes au détail devraient avoir augmenté de 1,2 % en novembre, selon les estimations préliminaires de Statistique Canada.

États-Unis – Indice Empire State du secteur manufacturier (18 janvier)

L’enquête de Empire State sur le secteur manufacturier sera la première publication sur l’activité manufacturière en janvier. Comme d’habitude, la chaîne d’approvisionnement et les indicateurs de prix seront surveillés de près.

International – PIB, ventes au détail et production industrielle de la Chine au quatrième trimestre (17 janvier); commandes de machinerie japonaise (17 janvier); réunion de la Banque du Japon (18 janvier); enquête ZEW en Allemagne (18 janvier); IPC du Royaume-Uni (19 janvier)

Le PIB de la Chine devrait reculer, à 3,3 %, sur 12 mois pour le quatrième trimestre de 2021, contre 4,9 % au troisième trimestre de 2021. Cette mesure du quatrième trimestre de 2021 représenterait la plus lente croissance depuis le deuxième trimestre de 2020, lorsque la COVID-19 a pour la première fois eu une incidence sur l’économie.

En décembre, les ventes au détail de la Chine devraient augmenter de 3,8 % sur 12 mois et la production industrielle devrait augmenter de 3,7 % sur 12 mois. Les observateurs du marché surveilleront ces deux mesures à la lumière d’une augmentation des cas de COVID-19 et de la mise en place de plusieurs mesures de confinement, alors que la Chine applique une politique « tolérance zéro » à l’égard de la maladie.

Les données sur les commandes de machinerie japonaise pour novembre seront publiées; une hausse de 1,2 % par rapport au mois précédent est prévue, ainsi qu’une hausse de 6,6 % sur 12 mois.

Aucun changement n’est prévu quant à la réunion de la Banque du Japon, qui portera sur l’établissement de son taux directeur.

L’enquête ZEW en Allemagne, qui prend en compte les opinions des professionnels, est un indicateur important de la confiance des investisseurs et des attentes économiques. L’enquête prévoit une amélioration, passant de 29,9 en décembre à 32,0 en janvier.

En décembre, l’IPC du Royaume-Uni devrait augmenter de 0,3 % par rapport au mois précédent et de 5,2 % sur 12 mois. L’augmentation annuelle est relativement stable par rapport aux données de novembre. La hausse des prix des aliments devrait être compensée par la baisse des prix des vêtements et des services récréatifs, par rapport à l’année précédente. 

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