Pouls hebdomadaire du marché - Semaine se terminant le 17 juin 2022

Évolution des marchés

Actions
Les marchés américains ont reculé pour une troisième semaine d’affilée. L’indice S&P 500 a enregistré sa plus forte baisse hebdomadaire depuis le déclin provoqué par la pandémie en mars 2020. Les craintes des investisseurs ont été exacerbées par les mesures énergiques des banques centrales pour contrer l’inflation et par la possibilité que ces mesures poussent les économies en récession. Le marché chinois est resté relativement positif, même si le reconfinement de certaines zones de la ville de Shanghai cause des inquiétudes. 

Titres à revenue fixe
Les taux obligataires ont augmenté après que la Réserve fédérale américaine a décrété sa plus forte hausse de taux depuis 1994. Les investisseurs en obligations demeurent préoccupés par l’ampleur et la persistance de l’inflation. Les écarts de taux des obligations à rendement élevé se sont creusés au cours de la semaine, alors que l’effet des taux plus élevés sur le risque de crédit des sociétés s’est accentué.   

Marchandises
Les marchés ont fait un plongeon inattendu cette semaine en raison des préoccupations suscitées par une éventuelle récession à court terme, qui pourrait peser sur la demande. Le prix du pétrole est à un creux de trois semaines et celui du cuivre a chuté pour une deuxième semaine de suite. Le prix de l’or a reculé parallèlement à la hausse des taux.

Performance (rendement des cours)

Au 17 juin 2022

Événements macroéconomiques

Canada – hausse des ventes du secteur manufacturier; augmentation des mises en chantier; contraction des ventes de gros

Statistique Canada a publié les données sur les ventes du secteur manufacturier pour le mois d’avril. La croissance mensuelle des ventes a été conforme aux prévisions consensuelles de 1,7 %. Il s’agit de la septième augmentation consécutive des ventes du secteur manufacturier. Les ventes de produits combustibles à base de carbone (3,7 %) et de matériel de transport (6,4 %) ont mené la charge. De plus, les stocks (2,3 %) et les commandes non exécutées (2,9 %) ont continué d’augmenter en avril.

La SCHL a publié ses données sur les mises en chantier en mai. Le taux annuel désaisonnalisé des mises en chantier est passé de 267 000 le mois précédent à 287 000, soit une hausse de 8,0 %. Les estimations des économistes étaient plutôt de 255 000. Les mises en chantier dépassent ainsi les attentes pour un deuxième mois de suite. Dans les zones urbaines, elles ont progressé de 8 % pour atteindre 264 000 unités, ce qui s’explique par le plus grand nombre de mises en chantier d’immeubles multirésidentiels.

Les données sur les ventes de gros publiées par Statistique Canada pour le mois d’avril ont été inférieures aux attentes. Ces résultats s’expliquent principalement par la baisse des ventes de véhicules automobiles (-1,5 %), de fournitures agricoles (-13,6 %) et de bois d’œuvre (-3,8 %). Il convient de noter que même si les ventes de véhicules automobiles ont diminué en Amérique du Nord, cette baisse est davantage attribuable aux problèmes qui grèvent la chaîne d’approvisionnement en Asie qu’à un effritement de la demande mondiale. Les ventes de produits du tabac (-17,3 %) et de cannabis (-8,4 %) ont aussi été décevantes, mais n’ont pas eu autant d’incidence étant donné la place limitée que ces secteurs occupent à l’intérieur du panier. Fait intéressant, les ventes de matériel de divertissement au foyer ont augmenté de 7,1 %.

États-Unis – hausse de l’IPP; contraction des ventes au détail; baisse de l’indice manufacturier Empire State; hausse des taux de 75 pb par la Fed; baisse des mises en chantier

Le département américain du Travail a publié les données de l’indice des prix à la production pour le mois de mai. La demande finale a augmenté de 0,8 % sur le mois, ce qui est conforme aux attentes. Cette hausse est attribuable à la demande de biens énergétiques, qui a crû de 5,0 % par rapport au mois précédent. L’IPP de base (excluant les aliments et l’énergie) a progressé de 0,5 % sur le mois, ce qui est légèrement inférieur aux prévisions. Les données sur 12 mois de l’IPP ont déçu les attentes. La demande finale s’est accrue de 10,8 % et l’IPP de base a augmenté de 8,3 % en rythme annuel. 

Le Census Bureau a publié les données sur les ventes au détail en mai. Les ventes ont été inférieures aux attentes et se sont contractées de 0,3 %. La diminution des ventes d’automobiles (-3,5 %) est à l’origine de cette contraction. La croissance des ventes d’aliments et de boissons (1,2 %) a toutefois compensé. Il convient également de noter que le secteur de la restauration a réussi à enchaîner un quatrième mois d’expansion consécutif; la croissance, qui a atteint 0,7 %, commence toutefois à plafonner.

La Réserve fédérale de New York publiera les résultats de l’enquête Empire State sur le secteur manufacturier pour le mois de juin. L’indice, qui mesure les conditions générales d’activité des entreprises, est passé de -11,6 à -1,2. Les indices des prix payés et des prix obtenus ont été robustes, s’établissant respectivement à 78,6 et 43,6. L’indice des prix payés s’est raffermi par rapport à mai, où il s’établissait à 73,7. À l’inverse, l’indice des prix obtenus a baissé par rapport au résultat de 45,6 enregistré le mois précédent. Cela donne à penser que même si les paiements obtenus par les fabricants pour leurs biens continuent d’augmenter, les coûts des intrants sont aussi plus élevés et augmentent plus rapidement que les revenus. De plus, les délais de livraison ont continué de s’allonger par rapport à 2021.

Le 15 juin, la Fed a annoncé une hausse des taux de 75 pb, soit une fourchette cible comprise entre 1,50 % et 1,75 %. Il s’agit de la plus importante hausse de taux depuis 1994. Invoquant le conflit entre l’Ukraine et la Russie et les perturbations de l’offre en Chine qui contribuent aux pressions inflationnistes, le Federal Open Market Committee a maintenu la ligne dure. Le comité a déclaré qu’il était fermement résolu à ramener l’inflation à sa cible de 2 %. À l’origine, les économistes anticipaient une hausse de 50 pb, mais ils se sont peu à peu ralliés autour d’une hausse de 75 pb après la publication récente de l’indice des prix à la consommation et de l’IPP. Les prévisions économiques ont été révisées à la baisse. Le PIB réel devrait augmenter de 1,7 % à la fin de 2022 et en 2023, alors qu’on tablait auparavant sur des progressions de 2,8 % et 2,2 % respectivement. Le taux de chômage devrait atteindre 4,1 % d’ici la fin de 2024. La prévision d’inflation pour la fin de 2022 est passée de 4,3 % à 5,2 %. Enfin, le taux des fonds fédéraux devrait s’établir à 3,4 % à la fin de 2022, et les prévisions à long terme ont aussi été révisées à la hausse, à 2,5 %.

Le Census Bureau publiera également les chiffres des mises en chantier. En mai, les mises en chantier ont chuté de pas moins de 14,4 %, passant de 1,81 million à 1,54 million. Ce chiffre est nettement inférieur aux prévisions consensuelles de 1,69 million et il s’agit également du résultat le plus faible en 12 mois. Même si les carnets de commandes des entreprises de construction sont encore bien remplis, les demandes pour la construction de nouvelles unités ont diminué en raison de la hausse des taux.

Perspectives

Canada – ventes au détail (21 juin); IPC (22 juin)

Statistique Canada publiera les données sur les ventes au détail pour le mois d’avril. En mars, les ventes au détail ont fait du surplace. Toutefois, cette situation est largement attribuable à l’influence négative des ventes d’automobiles, ce qui explique pourquoi les ventes au détail de base ont légèrement augmenté de 1,5 %. Les économistes s’attendent à ce que les ventes au détail progressent de 0,8 % en avril.

L’IPC sera dévoilé le lendemain. Malgré l’attitude intransigeante de la Banque du Canada, les chiffres d’inflation ont augmenté en avril, ce qui a poussé la BdC à s’engager à relever les taux de 50 pb. Lors de la dernière réunion sur les taux d’intérêt, elle a laissé entendre qu’elle était disposée à prendre des mesures musclées pour atteindre ses cibles d’inflation. Les négociateurs surveilleront de près la publication de l’IPC pour essayer de déterminer si la BdC serait prête à aller encore plus loin en commandant une hausse de 75 pb. À l’heure actuelle, la majorité des analystes tablent sur un taux d’inflation de 7,3 % sur 12 mois en mai.

États-Unis – indice PMI (23 juin)

S&P Global publiera l’indice provisoire des directeurs d’achats IHS Markit des États-Unis pour le mois de juin. La hausse de l’inflation et des taux d’intérêt devrait peser sur l’indice. En mai, après de solides données préliminaires, les indices PMI avaient reculé pour les mêmes raisons, ce qui avait incité les acheteurs à reporter leurs achats à plus tard. Les économistes s’attendent à une baisse de l’indice PMI du secteur manufacturier à 56,3 et à une hausse de l’indice PMI du secteur des services à 53,5.

International – IPC du Royaume-Uni (22 juin); indice PMI du Japon (22 juin); indice PMI de la zone euro (23 juin); indice PMI de l’Allemagne (23 juin); IPC du Japon (23 juin); indice IFO de l’Allemagne (24 juin)

L’Office for National Statistics publiera les données sur l’inflation au Royaume-Uni au mois d’avril. En mars, le Royaume-Uni affichait un taux d’inflation élevé de 9,0 % sur 12 mois, qui devrait augmenter à 9,2 % selon les économistes.

S&P Global publiera l’indice provisoire des directeurs d’achats Jibun Bank du Japon pour le mois de juin. L’indice provisoire PMI IHS Markit de la zone euro et de l’Allemagne paraîtra le lendemain. L’indice européen devrait être en légère baisse par rapport au résultat de mai.

Le bureau japonais des statistiques publiera le chiffre de l’IPC pour le mois de mai. On s’attend à ce que l’inflation reste stable, à 2,5 % sur 12 mois. Au cours des trois derniers mois, les données sur l’inflation au Japon ont été conformes aux prévisions consensuelles. En avril, les principales sources d’inflation ont été les aliments et les services publics, une tendance qui a commencé vers la fin de 2021.

L’institut allemand IFO publiera son enquête sur le climat des affaires pour le mois de mai. Le sondage d’avril avait surpassé les prévisions avec un résultat de 93,0, la production industrielle allemande ayant été soutenue par la demande refoulée. Les attentes pourraient toutefois diminuer en raison de la baisse des nouvelles commandes et de la hausse des coûts attribuable à l’inflation, et les économistes prévoient un recul de l’indice du climat des affaires à 92,0.

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