Pouls hebdomadaire du marché Semaine se terminant le 26 novembre 2021

Évolution des marchés

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Les marchés boursiers ont chuté vendredi alors qu’on apprenait l’apparition d’un nouveau variant du coronavirus nommé Omicron. L’Organisation mondiale de la santé a qualifié ce variant de « préoccupant » à la lumière de données indiquant une forte augmentation des cas en Afrique du Sud. Partout dans le monde, les gouvernements ont vite mis en place de nouvelles restrictions de voyage. Le Canada, les États-Unis, plusieurs pays membres de l’Union européenne et le Royaume-Uni comptent parmi ceux qui ont imposé des restrictions visant plusieurs pays d’Afrique australe.

Titres à revenu fixe

Les taux obligataires ont monté tout au long de la semaine, avant de plonger vendredi pour clore en baisse sous l’effet des nouvelles entourant le variant Omicron. Le compte rendu du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (la Fed) montre que certains de ses membres étaient en faveur d’une réduction plus rapide que prévu des achats d’actifs, étant donné les craintes que suscite l’inflation.

Marchandises

Les prix des marchandises ont chuté. Le pétrole a d’abord progressé après la publication de réserves américaines inférieures aux attentes, pour ensuite dégringoler à cause des craintes pour la croissance que fait naître le nouveau variant du coronavirus. Le cuivre était aussi attendu à la hausse dans un contexte d’offre tendue, mais est plutôt tombé en territoire négatif vendredi.

Performance (rendement des cours)

En date du 26 novembre 2021

Événements macroéconomiques

Canada : la confiance des chefs de PME est assez stable

La confiance des chefs de PME s’est légèrement améliorée, l’indice Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante ayant monté de 60,5 en octobre à 62,2 en novembre. L’optimisme a progressé au Québec et en Ontario, tandis que la confiance a baissé en Alberta et à Terre-Neuve-et-Labrador. Le sondage révèle que les hausses de prix projetées pour l’année à venir atteignent des sommets, s’établissant à 4,3 % et les augmentations salariales à 3,1 %.

États-Unis : le compte rendu du comité de politique monétaire indique la possibilité d’une réduction plus rapide que prévu des achats d’actifs; l’indice des directeurs d’achats Markit laisse entrevoir la poursuite de l’expansion; les commandes de biens durables ont diminué en raison de la baisse des commandes d’aéronefs; hausse du revenu et des dépenses personnels.

Le compte rendu du comité de politique monétaire donne à penser que la Fed pourrait bientôt durcir sa position. Il révèle que la décision de commencer à réduire les achats d’actifs a été prise à l’unanimité à la dernière réunion et précise que le rythme des achats pourrait être ajusté en fonction des conditions économiques. Il semble toutefois y avoir eu divergences d’opinions sur l’orientation de l’économie, plus précisément sur l’inflation, l’emploi et le moment opportun pour amorcer la normalisation des taux. Les avis semblent en effet très partagés au sein du comité, dont certains membres préconisent une accélération de la cadence et un premier relèvement de taux plus précoce que prévu jusqu’ici. La Fed craint de plus en plus que l’inflation reste élevée plus longtemps que prévu et entrevoit des taux de participation de la main-d’œuvre désormais plus faibles que par le passé, vu le nombre de départs à la retraite enregistré depuis le début de la pandémie.

L’indice composé provisoire des directeurs d’achats d’IHS Markit a baissé, passant de 57,6 en octobre à 56,5 en novembre. L’indice PMI manufacturier a monté, passant de 58,4 à 59,1, tandis que l’indice PMI du secteur des services a reculé, passant de 58,7 à 57,0. Tant les fabricants que les fournisseurs de services continuent de signaler un fort taux d’expansion, soutenu par l’assouplissement poursuivi des restrictions liées à la COVID-19, et la production a continué d’augmenter à un rythme constant. De nombreux producteurs de biens déplorent des pénuries chroniques de composantes critiques et notent que leurs stocks de produits finis chutent au rythme le plus rapide enregistré depuis mai 2020. Malgré les efforts des entreprises pour augmenter leurs effectifs, les pressions sur les capacités perdurent aussi, en raison des difficultés de trouver des travailleurs qualifiés et des forts taux de roulement du personnel. Les tensions inflationnistes persistent en conséquence. Les coûts ont continué d’augmenter et les entreprises ont transmis les augmentations aux clients via des hausses des prix.

Les commandes de biens durables ont diminué de 0,5 % en octobre, après avoir baissé de 0,4 % en septembre. Le recul est entièrement dû à la composante du matériel de transport, qui a cédé 2,6 % en raison de la baisse des commandes d’aéronefs. Abstraction faite du transport, les commandes ont augmenté de 0,5 %.

Le revenu personnel a augmenté de 0,5 % en octobre, où la hausse des salaires l’a emporté sur la baisse des prestations sociales attribuable à la diminution des demandes d’assurance-chômage et des programmes connexes liés à la pandémie. Les dépenses ont quant à elles augmenté de 1,3 %, dans la catégorie des véhicules motorisés, du côté des biens, et dans celle des voyages internationaux, du côté des services.

Ailleurs dans le monde : progression des indices PMI de la zone euro et du Japon; baisse de l’indice IFO de l’Allemagne attribuable aux craintes entourant la COVID-19; la BCE signale des risques associés à une inflation à la hausse

L’indice composé provisoire des directeurs d’achats d’IHS Markit de la zone euro a monté, passant de 54,2 en octobre à 55,8 en novembre. L’indice PMI du secteur manufacturier a progressé, passant de 58,3 à 58,6, tout comme l’indice PMI du secteur des services, qui est passé de 54,6 à 56,6. L’activité s’est accélérée dans la zone euro après trois mois de baisse. L’activité manufacturière a été freinée par la faiblesse du secteur automobile. Le taux de création d’emplois a atteint un sommet qui ne s’était pas vu depuis 21 ans, stimulé par la robustesse de la demande, mais les arriérés de travail ont augmenté, ce qui laisse entrevoir des pressions sur les capacités. Les délais de livraison ont continué de s’allonger alors que persistaient les pénuries et les problèmes de transport. Les prix des intrants ont augmenté à des rythmes inédits dans le secteur manufacturier comme dans celui des services, et les entreprises ont transféré les hausses dans les prix de vente. L’optimisme est toutefois tombé à son niveau le plus bas des dix derniers mois, sous l’effet des craintes entourant une nouvelle vague de cas de COVID-19 et de la persistance des contraintes liées à l’offre. Sur le plan géographique, c’est en Allemagne et en France que les conditions se sont le plus améliorées.

L’indice composé provisoire des directeurs d’achats Jibun Bank du Japon a monté, passant de 50,7 en octobre à 52,5 en novembre. L’indice PMI du secteur manufacturier a progressé, passant de 53,2 à 54,2, tout comme l’indice PMI du secteur des services, qui est passé de 50,7 à 52,1. L’activité manufacturière a accéléré pour atteindre sa cadence la plus élevée depuis janvier 2018, grâce à l’augmentation de la production et des nouvelles commandes. Les fournisseurs de services ont également fait état d’un contexte plus favorable, le volume des nouvelles affaires étant repassé en territoire expansionniste avec l’assouplissement des restrictions. Les entreprises japonaises ont toutefois constaté une intensification des pressions sur les prix; les indicateurs des prix des intrants ont monté au rythme le plus rapide observé depuis plus de 13 ans, en raison de la hausse des coûts des matériaux, du transport et de la main-d’œuvre.  Les sociétés avaient bon espoir de voir la levée des restrictions dans le monde stimuler davantage l’activité.

L’indice IFO du climat des affaires en Allemagne a glissé, passant de 97,7 en octobre à 96,5 en novembre. Les entreprises considéraient que leur situation s’était détériorée et étaient plus pessimistes que le mois précédent quant aux goulets d’étranglement de l’offre et à une nouvelle vague de coronavirus. Les conditions ont empiré dans les quatre secteurs principaux : la fabrication, les services, le commerce et la construction. Les entreprises continuent de signaler des problèmes d’approvisionnement, ce qui risque d’entraîner des hausses des prix.

Le compte rendu de la plus récente réunion de la Banque centrale européenne montre que celle-ci continue de considérer l’inflation comme transitoire et qu’elle s’attend à la voir s’atténuer en 2022. Les membres du comité de politique monétaire reconnaissent néanmoins que des risques sont associés à une inflation élevée, les principaux étant selon eux les goulets d’étranglement de l’offre et la montée des prix de l’énergie. Ils soulignent aussi qu’une inflation persistante pourrait exercer des pressions à la hausse sur les salaires. 

Aperçu de l’avenir

Canada : PIB (30 novembre); indice PMI du secteur manufacturier (1er décembre); Enquête sur la population active (3 décembre)

On connaîtra le 30 novembre les données sur le PIB du Canada pour le mois de septembre et le troisième trimestre. On s’attend à ce que le PIB ait fait du surplace d’un mois à l’autre en septembre, en raison de la faiblesse de la fabrication et du commerce de détail, ce qui supposerait une croissance annualisée de 3,0 % pour le troisième trimestre.

Le lendemain seront publiées les plus récentes données de l’indice PMI Markit du secteur manufacturier du Canada. Les conditions devraient rester bonnes, quoique la confiance mesurée ne reflétera pas les derniers événements à avoir ponctué la crise sanitaire.

Enfin, l’Enquête sur la population active devrait montrer que l’embauche se poursuit à un rythme soutenu. Le consensus des analystes s’établit autour d’une augmentation de 37 500 postes en octobre.

États-Unis : indice de confiance des consommateurs du Conference Board (30 novembre); Livre beige de la Fed (1er décembre); emplois non agricoles (3 décembre)

La confiance des consommateurs pourrait avoir chuté en octobre, vu l’augmentation des cas de COVID-19 enregistrée dans diverses régions des États-Unis et les craintes que suscite l’inflation à court terme. Les marchés surveilleront la publication de cet indice, car la mesure du Conference Board a divergé dernièrement de celle de l’Université du Michigan.

La Réserve fédérale américaine publiera une nouvelle version de son Livre beige, qui devrait une fois de plus faire état d’une croissance modérée dans un contexte de perturbations de l’offre et de pénuries de travailleurs, ce qui pourrait entraîner une hausse de l’inflation.

La croissance de l’emploi devrait avoir accéléré en novembre, où s’est poursuivie la réouverture de l’économie. Cette mesure sera très surveillée par les investisseurs, car une accélération pourrait renforcer la conviction de la Fed qu’elle doit réduire ses achats d’actifs plus rapidement que prévu et devancer son premier relèvement de taux. Les analystes s’attendent dans l’ensemble à un gain de 650 000 emplois.

Ailleurs dans le monde : indice de la production industrielle du Japon (29 novembre); IPC de la zone euro et exportations de la Corée du Sud (30 novembre); indice PMI de la Chine (2 décembre)

Après trois mois de baisse, la production industrielle japonaise a probablement augmenté en octobre, avec l’assouplissement des restrictions sanitaires. Le consensus des analystes s’établit autour d’une progression de 2,0 %, étant donné que les projections des entreprises en septembre pointaient également vers des hausses de la production.

On connaîtra cette semaine les données préliminaires concernant l’inflation dans la zone euro pour novembre. La montée des prix de l’énergie devrait jouer un rôle important dans les résultats. On s’attend à ce que l’inflation sur 12 mois ait accéléré pour atteindre 4,5 % en novembre, comparativement à 4,1 % en octobre.

Les exportations de la Corée du Sud devraient avoir connu un excellent mois une fois de plus en novembre; les estimations consensuelles prévoient une croissance de 29,1 % sur 12 mois. La demande de semiconducteurs reste forte et la situation des entreprises à l’étranger montre des signes d’amélioration.

Enfin, les indices PMI de la Chine seront publiés. Ils pourraient avoir progressé puisque les grands partenaires commerciaux du pays ont constaté une accélération de l’activité.

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