Pouls hebdomadaire du marché - Semaine se terminant 28 janvier 2022

Évolution des marchés

Actions

Les actions ont connu une grande volatilité intrajournalière cette semaine. Les marchés ont d’abord reculé, en prévision des mesures prises par la Réserve fédérale américaine. Le président de la Fed, Jerome Powell, a confirmé que le programme d’achat d’actifs de la banque centrale prendra fin, préparant le terrain pour des hausses à venir, car « le marché américain de l’emploi est conforme au plein emploi ». Néanmoins, l’indice S&P 500 s’est fortement redressé vendredi et a été en mesure de recouvrer ses pertes de la semaine.

Titres à revenu fixe

Les taux ont légèrement augmenté au cours de la semaine, car des hausses de taux d’intérêt se profilent à l’horizon. La Banque d’Angleterre et la Banque centrale européenne devraient se réunir cette semaine.

Marchandises

Les prix du pétrole ont encore une fois grimpé, même après une publication de la Fed, car la faiblesse des stocks et le resserrement de l’offre continuent de soutenir le marché. Le prix du cuivre a chuté en raison du ton ferme de la Fed, tandis que le prix de l’or a chuté en raison de la hausse du dollar. 

Performance (rendement des cours)

En date du 28 janvier 2022

Événements macroéconomiques

Canada – « Position ferme » de la Banque du Canada; baisse de confiance des petites entreprises

La Banque du Canada a maintenu ses taux lors de sa réunion de cette semaine. La BdC a plutôt opté pour une position ferme, déclarant que la capacité excédentaire était essentiellement utilisée et qu’elle avait « pris la décision de mettre fin à son engagement extraordinaire de maintenir son taux directeur à la limite inférieure », tout en maintenant les taux inchangés. Les taux d’intérêt devraient augmenter pour que la Banque du Canada atteigne sa cible d’inflation de 2 %, car l’inflation devrait demeurer près de 5 % lors du premier semestre de l’année.

La confiance des petites entreprises a chuté en janvier, le Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante passant de 62,6 à 54,3. La confiance à court terme a baissé dans toutes les provinces, le secteur du commerce de détail ayant été le plus faible.

États-Unis – La Réserve fédérale américaine annonce la fin de son programme d’achat d’actifs; augmentation du PIB réel en raison des stocks; recul de l’indice des directeurs d’achats de Markit; baisse de la confiance des consommateurs; augmentation du revenu personnel et diminution des dépenses

La Réserve fédérale américaine (la Fed) a indiqué qu’elle continuerait de réduire le rythme mensuel de ses achats d’actifs et qu’elle y mettrait fin au début de mars. La conclusion de ce programme d’assouplissement quantitatif permettrait à la Fed de relever ses taux dès sa réunion de mars. Son président, Jerome Powell, a déclaré que la plupart des participants s’entendent pour dire que les États-Unis ont atteint le plein emploi et qu’il y a beaucoup de marge de manœuvre pour relever les taux d’intérêt sans nuire au marché de l’emploi, mais a souligné que la Fed continuerait d’être souple, ses changements de politique étant dictés par les données. Aucune annonce importante n’a été faite au sujet de la réduction du bilan, et rien n’indique que la Fed a l’intention de réduire son bilan après la première hausse. La Fed continuera de discuter de cette question lors de ses prochaines rencontres.

Le PIB réel a progressé de 6,9 % en rythme annualisé au quatrième trimestre, selon l’estimation anticipée. La consommation a progressé de 3,3 %, en raison du secteur des services. Les placements ont bondi, en raison d’une forte augmentation des stocks. Si l’on exclut les stocks, l’investissement privé n’a progressé que de 1,3 %. Les dépenses publiques ont nui au rendement, reculant de 2,9 % au cours du trimestre. Si l’estimation anticipée s’avère exacte, le PIB réel aura augmenté de 5,7 % pour l’année.

En janvier, l’indice composé provisoire des directeurs d’achats IHS Markit des États-Unis est tombé à son plus bas niveau en 18 mois, soit 50,8, comparativement à 57,0 en décembre. L’indice PMI du secteur manufacturier est passé de 57,7 à 55,0 et l’indice PMI du secteur des services, de 57,6 à 50,9. La croissance de la production a considérablement ralenti en raison de la combinaison d’une hausse des cas de COVID-19 et des pénuries persistantes de main-d’œuvre et d’offre. En revanche, la demande est demeurée résiliente, car la quantité de nouvelles commandes est demeurée solide et les entreprises ont légèrement augmenté leurs effectifs. L’inflation des prix des intrants a continué de reculer, mais les prix de la production ont continué d’augmenter, en raison des pressions à la hausse sur les salaires.

L’indice de confiance des consommateurs du Conference Board a légèrement baissé pour passer de 115,2 en décembre à 113,8 en janvier. Les préoccupations à l’égard de l’inflation demeurent élevées et les craintes à l’égard de la pandémie ont augmenté.

Les nouvelles commandes de biens durables ont reculé de 0,9 % en décembre, selon les estimations préliminaires. Cette baisse est attribuable à la forte diminution des commandes dans les secteurs volatils des avions.

Le revenu personnel a augmenté de 0,3 % en décembre, en raison d’une augmentation des montants offerts pour compenser la réduction des prestations sociales. En revanche, les dépenses de consommation ont reculé de 0,6 %. La baisse des dépenses en biens a été présente dans la plupart des composantes. Les dépenses dans les services ont augmenté, en grande partie en raison d’une hausse dans le secteur de la santé.

International – Baisse de l’indice PMI de la zone euro et du Japon; amélioration de l’indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne

L’indice composé provisoire des directeurs d’achats d’IHS Markit de la zone euro a baissé, passant de 53,3 en décembre à 52,4 en janvier. L’indice PMI manufacturier a monté, passant de 58,0 à 59,0, tandis que l’indice PMI du secteur des services a reculé, passant de 53,1 à 51,2. La propagation du variant Omicron a fait en sorte que de nombreux pays ont de nouveau imposé des restrictions, ce qui a nui aux secteurs des services. En revanche, la croissance du secteur manufacturier s’est accélérée malgré les contraintes de capacité liées au manque de personnel. Néanmoins, le secteur manufacturier et le secteur des services ont tous deux fait état d’une forte demande soutenue, alors que les arriérés de travail ont continué d’augmenter. Les prix de vente moyens ont toutefois continué de progresser à un rythme record, en raison des salaires et des coûts de l’énergie. Les sociétés ont fait état d’une baisse de l’inflation des prix des intrants, liée à l’amélioration des perturbations de l’offre.

L’indice composé provisoire des directeurs d’achats Jibun Bank du Japon a reculé, passant de 52,5 en décembre à 48,8 en janvier. L’indice PMI du secteur manufacturier s’est établi à 54,6, contre 54,3, tandis que l’indice PMI du secteur des services est passé de 52,1 à 46,6. Le variant Omicron a eu une incidence importante sur le secteur des services, les restrictions ayant refait surface dans diverses régions du pays. Le secteur manufacturier a continué d’afficher une solide croissance de la production et de nouvelles commandes, et les embauches ont augmenté dans un contexte de solides perspectives.

L’indice IFO du climat des affaires a grimpé, passant de 94,8 en décembre à 95,7 en janvier. Les entreprises de fabrication et de construction ont été plus optimistes, car les goulots d’étranglement de l’offre se sont quelque peu atténués et l’utilisation des capacités a augmenté. Les secteurs des services et du commerce étaient d’avis que leur situation s’était détériorée, mais ils s’attendent à ce qu’elle s’améliore au cours des prochains mois.

Aperçu de l’avenir

Canada – PIB (2 février); enquête sur la main-d’œuvre (4 février)

Les données sur le PIB pour novembre seront disponibles. Statistique Canada avait précédemment estimé que le PIB réel avait augmenté de 0,3 % en novembre. L’estimation préliminaire pour décembre pourrait montrer une contraction, car le nombre de cas de COVID-19 a augmenté en raison du variant Omicron.

Le sujet de prédilection de la semaine sera l’enquête sur la main-d’œuvre. L’emploi devrait avoir souffert en janvier, car les provinces ont réintroduit des mesures de distanciation sociale. Le consensus des analystes s’établit autour d’une diminution de 90 000 emplois.

États-Unis – Emplois non agricoles (4 février)

Aux États-Unis, le nombre d’emplois devrait augmenter de 150 000 en janvier, même si le nombre de cas de COVID-19 atteignait à ce moment de nouveaux sommets. Toutefois, le nombre de demandes de prestations d’assurance chômage est demeuré relativement bas, ce qui pourrait limiter les pertes attribuables à la COVID-19.

International – indice PMI de la Chine (29 janvier); PIB de la zone euro (31 janvier); IPC de la zone euro (2 février); réunions de la Banque d’Angleterre et de la BCE (3 février)

Les données sur l’indice PMI de la Chine pourraient afficher une certaine faiblesse, en raison des éclosions de COVID-19 et des mesures de confinement. L’activité tend également à ralentir au cours des mois précédant la semaine du Nouvel An lunaire.

En Europe, les pays publieront leurs données sur le PIB et l’IPC au quatrième trimestre. La reprise en Europe a probablement été freinée par la propagation de la COVID-19 et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement. En revanche, l’inflation restera élevée en raison des prix élevés de l’énergie.

De plus, les banques centrales d’Europe ont adopté d’importantes mesures au cours de la semaine du 31 janvier. La Banque d’Angleterre devrait relever les taux pour une deuxième fois, les augmentant de 25 points de base pour atteindre 0,5 %. Si les taux augmentent, la banque amorcera également l’allègement de son bilan selon ses prévisions antérieures.

En revanche, la Banque centrale européenne devrait rester stable. La conférence de presse devrait être intéressante, car la présidente, Christine Lagarde, avait déjà indiqué que la BCE ne relèverait pas les taux avant que l’inflation à moyen terme n’atteigne la cible d’inflation de 2 %. Les marchés ont toutefois commencé à anticiper des hausses cette année.

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