Pouls hebdomadaire du marché Semaine se terminant le 3 décembre 2021

Évolution des marchés

Actions

Les actions ont reculé au cours de la semaine en raison des préoccupations grandissantes relatives au variant Omicron, maintenant détecté dans de nombreux pays. Les marchés se préparent également à l’accélération de la réduction des mesures monétaires et au relèvement des taux, qui devrait avoir lieu plus tôt que prévu l’an prochain. Dans son témoignage, le président de la Réserve fédérale américaine (la Fed), Jerome Powell, a déclaré que l’inflation découle généralement de la COVID-19, mais qu’elle s’est étendue davantage en raison des déséquilibres entre l’offre et la demande. Le mot « transitoire », souvent utilisé dans les déclarations de la Fed, a été évoqué, et M. Powell a déclaré qu’il était peut-être temps de cesser d’utiliser ce mot et qu’il était approprié d’envisager de mettre fin à la réduction des mesures monétaires quelques mois plus tôt. Les données contrastées sur l’emploi aux États-Unis qui ont été publiées vendredi ont également contribué à l’incertitude.

Titres à revenu fixe

Les taux obligataires ont reculé au cours de la semaine en raison des inquiétudes suscitées par le variant Omicron. De nombreux membres du comité de politique monétaire de la Fed, dont le président Powell, ont indiqué qu’ils seraient ouverts à une réduction plus rapide des mesures monétaires. La Banque du Canada se réunit dans la semaine du 6 décembre et pourrait adopter un ton plus dur à l’égard de l’inflation, compte tenu de la vigueur de l’emploi.

Marchandises

Les prix du pétrole ont fléchi, car les négociateurs ont pris la mesure de l’incidence du variant Omicron sur la demande et du resserrement de la politique monétaire. 

Performance (rendement des cours)

En date du 3 décembre 2021

Événements macroéconomiques

Canada : forte hausse de l’emploi au Canada; croissance du PIB dans le secteur des services; robustes indicateurs d’expansion de l’indice PMI manufacturier

Au Canada, 154 000 emplois ont été créés en novembre, après une hausse de 31 200 emplois en octobre. Les solides résultats ont été nettement supérieurs aux prévisions consensuelles de 37 500. Le nombre d’emplois dans le secteur des services a augmenté de 127 200, en hausse généralisée. Par ailleurs, le nombre d’emplois dans les secteurs de production de biens a augmenté de 26 400, en particulier dans le secteur manufacturier. Dans l’ensemble, le taux de chômage a reculé de 0,7 % pour s’établir à 6,0 %, et il se situe maintenant seulement 0,3 % au-dessus des niveaux précédant la COVID-19 en février 2020.

Le PIB canadien a progressé de 0,1 % en septembre. Les secteurs de production de services ont connu une expansion généralisée (+0,4 %), tandis que la production de biens a reculé de 0,6 % en raison des perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Le recul de la production est attribuable à une baisse de 9,1 % dans le secteur de la fabrication de matériel de transport, la production ayant été réduite en raison de la pénurie de semi-conducteurs. Dans l’ensemble, le PIB a progressé de 5,4 % en rythme annualisé au troisième trimestre, et Statistique Canada estime que le PIB a augmenté de 0,8 % en octobre, en raison du rebond du secteur manufacturier.

L’indice PMI Markit du secteur manufacturier du Canada a chuté, passant de 57,7 en octobre à 57,2 en novembre. Le secteur manufacturier a connu un autre mois de forte progression, la production et les nouvelles commandes continuant d’augmenter à un rythme soutenu. Cette forte demande a entraîné une hausse rapide des arriérés de travail et les entreprises ont cherché à accroître leurs stocks préproduction. Parallèlement, les fabricants ont montré des signes d’incapacité à répondre à la demande, principalement à cause des perturbations de la chaîne d’approvisionnement et des longs délais de réapprovisionnement de la part des fournisseurs, dus aux retards de transport, aux importantes pénuries et aux restrictions relatives au virus. L’inflation des coûts des intrants a augmenté en raison des coûts élevés des matériaux, mais les entreprises ont signalé qu’elles avaient la capacité de transférer ces coûts plus élevés grâce à la forte demande.

États-Unis : données contrastées sur l’emploi; hausse généralisée des prix notée par la Réserve fédérale américaine; baisse de la confiance des consommateurs

Les données sur l’emploi ont été contrastées cette semaine, donnant des résultats contradictoires. Le nombre d’emplois non agricoles a augmenté de 210 000 en novembre, bien en deçà des prévisions consensuelles de 550 000. La croissance de l’emploi a été principalement attribuable aux secteurs des services, notamment les services professionnels et aux entreprises (+90 000), le transport et l’entreposage (+50 000) et les loisirs et l’hébergement (+23 000). En revanche, le taux de chômage a chuté de 0,4 % pour s’établir à 4,2 %. Le taux de chômage est fondé sur une enquête auprès des ménages, qui a révélé que 1,1 million d’emplois ont été créés grâce à un taux de participation plus élevé.

Le Livre beige de la Réserve fédérale américaine a fait état d’une croissance modeste à modérée au cours des derniers mois, en raison de la forte demande freinée par les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et les pénuries de main-d’œuvre. L’emploi a fortement progressé, mais de nombreuses entreprises ont fait état de difficultés persistantes en matière d’embauche et de rétention du personnel, et bon nombre d’entre elles ont dû limiter leurs heures d’exploitation en raison d’un manque de main-d’œuvre. Les responsabilités en matière de garde d’enfants, les départs à la retraite et les préoccupations à l’égard de la COVID-19 ont été largement cités comme des facteurs qui ont limité l’offre de main-d’œuvre, et l’on craignait que dans certains districts de la Fed, l’obligation de vaccination fédérale n’aggrave davantage les problèmes de dotation. Par ailleurs, les prix ont grimpé à un rythme soutenu, et de manière généralisée, en raison de la forte demande de matériaux, des défis logistiques et du resserrement du marché de l’emploi. La Fed a fait remarquer que l’offre de certains intrants était plus importante, ce qui a entraîné une diminution des pressions sur les prix.

L’indice de confiance des consommateurs du Conference Board est passé de 113,8 en octobre à 109,5 en novembre. Les consommateurs considéraient que les perspectives d’emploi et de revenu étaient pires, et les craintes à l’égard de la hausse des prix et du variant Delta se sont intensifiées.

International : baisse de l’indice PMI de la Chine; hausse de l’IPC dans la zone euro; hausse des exportations sud-coréennes

L’indice PMI général composé calculé par Caixin pour la Chine est passé de 51,5 en octobre à 51,2 en novembre. L’indice PMI du secteur des services est passé de 53,8 à 52,1 et l’indice PMI manufacturier, de 50,6 à 49,9. La production du secteur manufacturier a augmenté, bien que légèrement, pour la première fois depuis juillet. Toutefois, les conditions de la demande se sont assouplies, car les nouvelles commandes ont légèrement fléchi, les entreprises invoquant les conditions de pandémie, les prix élevés de la production et les problèmes d’expédition. Parallèlement, les pressions inflationnistes se sont atténuées, certaines entreprises ayant indiqué une baisse des prix de leurs intrants. Le secteur des services a connu une légère expansion, les nouvelles commandes et les exportations ayant légèrement augmenté en raison de l’assouplissement des mesures visant à freiner la propagation du coronavirus. Les entreprises ont continué d’accroître leurs capacités et leur personnel. Les prix des services ont continué de grimper en flèche.

L’indice des prix à la consommation de la zone euro a progressé de 0,5 % en novembre, selon les estimations préliminaires, en raison d’une hausse de 2,9 % des prix de l’énergie. En dehors de l’énergie, les prix des aliments et des biens ont augmenté, tandis que l’offre de services a diminué. Les données sur 12 mois ont bondi, passant de 4,1 % en octobre à 4,9 %.

Les exportations sud-coréennes ont augmenté de 32,1 % sur 12 mois en novembre, grâce surtout aux semi-conducteurs et aux produits pétroliers, qui ont progressé de 40,1 % et de 125,5 %, respectivement. Les exportations de navires, qui sont très sensibles à la volatilité, ont également bondi de 237,6 %.

Aperçu de l’avenir

Canada : Banque du Canada (8 décembre); utilisation des capacités (10 décembre)

La Banque du Canada pourrait durcir le ton lors de sa réunion de cette semaine. L’inflation grimpe rapidement et les données sur l’emploi de novembre, en forte hausse, ont surpris. Bien entendu, la Banque du Canada pourrait faire preuve d’une plus grande prudence, en raison du variant Omicron, mais les données solides l’emporteront probablement sur les risques aux yeux de la banque, ce qui lui donnera la confiance nécessaire pour aller de l’avant avec une possible première hausse de taux dans la première moitié de 2022.

Les données sur l’utilisation des capacités au troisième trimestre seront également publiées.

États-Unis : IPC et indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan (10 décembre)

Les marchés appréhendent fortement les données de l’IPC pour le mois de novembre, la prévision consensuelle étant de 0,7 % pour le mois. L’alimentation et l’énergie devraient dicter les résultats. Les coûts de l’habitation sont en hausse, et l’augmentation du nombre de maisons d’hébergement pourrait aussi faire grimper les chiffres, mais cela reste à voir, car les coûts de l’habitation peuvent prendre un certain temps à se concrétiser. La publication de l’IPC aura lieu une semaine avant la réunion de décembre de la Fed, et cette hausse pourrait cristalliser les attentes du marché envers une réduction plus rapide des mesures monétaires.

Une mise à jour sur la confiance des consommateurs sera également publiée le même jour. Peu de changements sont attendus pour cette mesure, car la hausse des coûts et les préoccupations relatives au variant Omicron devraient freiner tout rebond.

International : production industrielle allemande, enquête ZEW et exportations chinoises (7 décembre); IPC chinois (8 décembre)

La production industrielle allemande a été sévèrement freinée par les pénuries d’approvisionnement, en raison surtout de sa dépendance économique au secteur automobile. La production industrielle devrait rebondir quelque peu pour octobre, mais demeure inférieure de près de 10 % aux niveaux d’avant la pandémie.

L’enquête allemande ZEW pourrait faire état d’une nouvelle baisse, en raison du retour des restrictions dues à la quatrième vague de pandémie.

Les exportations chinoises devraient atteindre un sommet record en novembre, progressant de 18,0 % sur 12 mois.

L’IPC chinois devrait grimper à 2,5 % sur 12 mois en novembre, contre 1,5 % en octobre. La majeure partie de l’augmentation sera attribuable à l’effet de base. Les prix des aliments, qui ont reculé toute l’année, donnent également des signes de hausse, en raison du ralentissement de la baisse du prix du porc et de la hausse des prix des légumes.

 

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