Pouls hebdomadaire du marché Semaine se terminant le 5 novembre 2021

Actions

Les actions ont inscrit des gains généralisés, à l’exception de la Chine, où les préoccupations à l’égard de la situation macroéconomique et de la dette ont persisté. Les actions américaines ont progressé après que la Réserve fédérale américaine a annoncé une réduction des achats d’obligations, compte tenu de la vigueur de l’économie, et a réitéré qu’elle ne se précipiterait pas pour relever les taux d’intérêt. Vendredi, les marchés ont reçu un coup de pouce, lorsque Pfizer a fait état d’essais réussis relativement à sa pilule antivirale pour le traitement de la COVID-19. La publication de solides données sur l’emploi aux États-Unis pour le mois d’octobre a renforcé d’autant plus la confiance.

Revenu fixe

Les marchés obligataires ont été stimulés par les réunions de la Réserve fédérale américaine et de la Banque d’Angleterre. La Banque d’Angleterre a surpris les marchés en laissant inchangés les taux d’intérêt du Royaume-Uni. Cette décision a été une surprise compte tenu de la récente flambée des prix à la consommation issue des coûts élevés de l’énergie et des pénuries de main-d’œuvre. Aux États-Unis, la courbe des taux s’est aplatie et le taux de référence à 10 ans a touché un creux de six semaines.

Marchandises

Les prix du pétrole ont atteint un creux de près de quatre semaines au cours de la semaine, en raison de l’accumulation plus importante que prévu des stocks de pétrole brut aux États-Unis. Les prix de l’or ont augmenté en raison de la hausse des pressions inflationnistes et parce que les grandes banques centrales ont laissé entrevoir, au terme de leurs réunions, qu’elles feraient preuve d’une plus grande patience dans la lutte contre l’inflation et le relèvement des taux d’intérêt. 

Performance (rendement des cours)

En date du 5 novembre 2021

Événements macroéconomiques

Canada – Indice PMI manufacturier (1er novembre); enquête sur la main-d’œuvre (5 novembre)

L’indice PMI Markit du secteur manufacturier du Canada a grimpé, passant de 57,0 en septembre à 57,7 en octobre. Les données sur la production, les nouvelles commandes et l’emploi ont progressé. Par ailleurs, les pressions exercées sur la chaîne d’approvisionnement ont continué de s’intensifier. La forte demande et les inquiétudes relatives aux chocs persistants de l’offre ont incité les sociétés à accroître leurs stocks pré-production. Les coûts ont augmenté en raison des pénuries de matériaux et des coûts élevés du transport et de l’énergie, tandis que les prix de vente ont atteint leur deuxième plus haut niveau historique.

L’économie a créé 31 200 emplois en octobre, une donnée inférieure à la prévision de 41 600. Toutefois, les données sur l’emploi ont laissé entrevoir une économie sous-jacente qui continue de bien se redresser dans la foulée de la pandémie. La création d’emplois poursuit sa normalisation vers les niveaux d’avant la pandémie, lorsque l’économie créait en moyenne 23 000 emplois par mois (durant les deux années précédant la pandémie). Le Canada a récupéré la totalité des emplois perdus durant la pandémie. Toutefois, les données à cet égard demeurent sous la ligne de tendance de la croissance de l’emploi des 18 derniers mois par rapport au niveau d’avant la pandémie, ce qui donne à penser que même si de grands pas ont été faits dans la bonne direction, il reste encore du chemin à faire. En octobre, le nombre d’embauches dans le secteur du commerce de détail a été important, avec un gain net de 72 000 emplois. Ailleurs, les industries productrices de biens ont perdu 6 200 emplois, tandis qu’une baisse mensuelle a également été enregistrée pour l’administration publique après l’embauche temporaire de personnel électoral en septembre. Le taux de chômage a reculé de 20 points de base pour s’établir à 6,7 %.

États-Unis – Réunion de la Réserve fédérale américaine (3 novembre); emplois non agricoles (5 novembre)

La Réserve fédérale américaine a annoncé le début de la réduction de ses mesures de relance, compte tenu des progrès continus substantiels réalisés par l’économie vers l’atteinte des objectifs du comité depuis décembre dernier. Le rythme mensuel des achats ralentira de 15 milliards de dollars américains (10 milliards de dollars en obligations du Trésor et 5 milliards de dollars en titres adossés à des créances hypothécaires) à compter de ce mois-ci, et de 15 milliards de dollars américains supplémentaires en décembre, par rapport au rythme actuel de 120 milliards de dollars américains. Des réductions semblables du rythme des achats devraient être décrétées en 2022 de sorte que la fin des achats devrait survenir d’ici la fin de juin, mais la Réserve fédérale américaine demeurera à l’affût des changements de conjoncture économique et s’ajustera au besoin. Lors de la conférence de presse, le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a déclaré que la banque centrale ferait preuve de patience à l’égard du relèvement des taux d’intérêt et a réitéré que l’inflation élevée attribuable aux déséquilibres de l’offre et de la demande se résorberait d’elle-même. M. Powell a également souligné que la Réserve fédérale américaine ne constatait pas encore de pressions persistantes du côté de la croissance des salaires. Cependant, il a reconnu que la situation du plein emploi pourrait être différente par rapport aux conditions d’avant la pandémie et que le taux de participation de la main-d’œuvre pourrait demeurer anémique.

Le nombre d’emplois non agricoles a augmenté de 531 000 en octobre, dépassant les prévisions de 450 000, ce qui représente un gain généralisé. La création d’emplois a été principalement attribuable au secteur des loisirs et de l’hébergement, qui a créé 164 000 emplois. Les services professionnels, le transport et l’entreposage ont également enregistré des gains importants. Le nombre d’emplois dans les usines a bondi de 60 000, la plus forte hausse depuis juin 2020, en grande partie grâce à l’embauche accrue du côté des constructeurs automobiles. Cette situation, combinée à l’augmentation des embauches dans le secteur du transport, pourrait contribuer à réduire les goulots d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement au cours des prochains mois.

International – indice PMI de la Chine (2 novembre); Banque d’Angleterre (4 novembre); production industrielle en Allemagne (5 novembre)

L’indice PMI général composé calculé par Caixin pour la Chine est resté relativement stable, à 51,5 en octobre, comparativement à 51,4 en septembre. L’indice PMI manufacturier est passé de 50,0 à 50,6, et l’indice PMI du secteur des services est passé de 53,4 à 53,8. Les fabricants ont fait état d’une amélioration de la demande au cours du mois, mais les pénuries d’électricité et la hausse des coûts ont pesé sur la production. Les retards dans la chaîne d’approvisionnement se sont aggravés, dans un contexte d’augmentation des délais de réapprovisionnement et de signalements de pénuries de matériaux et de baisses de l’approvisionnement en électricité. Par conséquent, les coûts ont augmenté. Le secteur des services s’en est mieux tiré et a maintenu sa cadence de croissance en octobre. Les conditions se sont améliorées en raison de l’expansion de la demande nouvelle et du retour des commandes au carnet des exportations.

Les exportations sud-coréennes ont augmenté de 24,0 % sur 12 mois en octobre, après avoir progressé de 16,7 % en septembre. La hausse des prix des marchandises a soutenu les exportations de produits pétroliers et pétrochimiques. Les exportations de semi-conducteurs ont continué d’augmenter fortement, et des contractions ont été signalées dans le secteur automobile en raison des perturbations persistantes au sein de la chaîne d’approvisionnement dans ce secteur d’activité.

La Banque d’Angleterre a voté à 7 contre 2 en faveur du maintien du taux directeur à 0,1 %, au grand étonnement des marchés, car un certain nombre de membres du comité avaient récemment exprimé un désir plus grand de resserrer la politique monétaire compte tenu des attentes d’inflation croissantes. La banque centrale s’est plutôt dite préoccupée par le ralentissement de la croissance et a estimé qu’elle devra relever les taux au cours des prochains mois uniquement si les projections se matérialisent. L’incertitude à court terme à l’égard du marché de l’emploi a également été citée comme une raison de privilégier une approche plus prudente. La Banque d’Angleterre a revu à la baisse ses prévisions du PIB pour l’année, les faisant passer de 8,5 % à 6,7 %, et l’inflation mesurée selon l’indice des prix à la consommation est passée de 4,0 % à 4,3 %. Les achats d’actifs sont également demeurés inchangés, 6 membres contre 3 ayant voté en ce sens.

La production industrielle en Allemagne s’est repliée de 1,1 % en septembre, après avoir chuté de 4,0 % en août. Les prévisions consensuelles annonçaient une légère expansion. L’incidence prolongée des contraintes d’approvisionnement et des pénuries de semi-conducteurs a contribué à la contraction. La production dans des domaines comme le génie mécanique, l’équipement électrique et de traitement des données, et les produits métalliques a reculé. En revanche, les fabricants de voitures et de pièces automobiles en Allemagne constatent une certaine amélioration, après les fortes baisses de production des mois précédents. 

Aperçu de l’avenir

Canada

La semaine s’annonce tranquille pour le Canada sur le plan macroéconomique, car aucune publication de données économiques d’importance n’est prévue.

États-Unis – IPP (9 novembre); sondage de la NFIB sur l’optimisme des petites entreprises (9 novembre); IPC (10 novembre)

L’indice des prix à la production pour octobre devrait avoir augmenté de 0,6 % sur un mois et de 8,6 % sur un an. La publication des résultats d’octobre devrait faire la lumière sur les pressions qu’exercent les coûts des intrants sur les fabricants. Les contraintes d’offre liées à la pandémie et la forte demande des consommateurs et d’autres entreprises ont entraîné une hausse des coûts de production au cours des derniers mois. Le sondage de la NFIB sur l’optimisme des petites entreprises dressera le portrait de leur situation. Au cours des derniers mois, les propriétaires de petites entreprises ont été confrontés à des difficultés liées aux pénuries de travailleurs et d’approvisionnement, et à des perturbations sur le plan logistique. Une part record de propriétaires de petites entreprises, par rapport aux tendances historiques, a dû augmenter la rémunération en octobre et un nombre croissant d’entre eux comptent pourvoir des postes vacants au cours des prochains mois. Malgré tout, la croissance des salaires demeure bien ancrée par rapport aux moyennes historiques. Il sera également utile d’évaluer dans quelle mesure la récente réduction des cas de COVID-19 a stimulé l’optimisme des petites entreprises.

Selon les estimations, l’IPC pour octobre aurait augmenté de 0,5 % sur un mois et de 5,8 % sur un an. L’opinion bien établie est que la hausse des coûts d’expédition, les perturbations de production et le resserrement du marché de l’emploi exercent des pressions à la hausse sur les prix à la consommation. Toutefois, ces facteurs devraient être temporaires et s’atténuer au fil du temps. Il faudra plus particulièrement surveiller les pressions inflationnistes, à savoir si elles s’intensifient, ce qui remettrait en question le point de vue établi. 

International – IPC et IPP de la Chine (9 novembre); enquête ZEW en Allemagne (9 novembre); PIB du Royaume-Uni pour le T3 (11 novembre)

Les marchés s’attendent à une hausse généralisée des mesures de l’inflation en Chine; l’IPC devrait avoir augmenté de 0,6 % sur un mois et de 1,4 % sur un an, tandis que l’IPP devrait avoir augmenté de 12,5 % sur un an. La hausse des coûts de la main-d’œuvre et des matières premières constitue une tendance récente persistante. Toutefois, la forte demande a permis aux entreprises de répercuter une partie de cette hausse des coûts sur les consommateurs.

L’enquête ZEW en Allemagne sera la première grande enquête européenne à être publiée en novembre. Elle dévoilera la confiance des analystes à l’égard des économies de l’Allemagne et de la zone euro. Les attentes relatives à l’enquête ZEW ont reculé pendant cinq mois consécutifs. Les perturbations du côté de l’offre et le ralentissement de l’économie chinoise semblent freiner les fabricants. La publication des données sur le PIB du Royaume-Uni pour le troisième trimestre de 2021 donnera un aperçu de l’efficacité des réouvertures jusqu’ici et des effets persistants de la COVID-19 sur la reprise du pays. On s’attend à une croissance séquentielle de 1,5 %, comparativement à 5,5 % au deuxième trimestre. Le rythme de croissance du PIB a été freiné par les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et la situation devrait demeurer ainsi à court terme. La Banque d’Angleterre a déclaré qu’elle s’attend à ce que l’économie du Royaume-Uni renoue avec son niveau d’avant la pandémie d’ici le premier trimestre de 2022, après avoir prédit une reprise avant la fin de 2021.

 

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