Pouls hebdomadaire du marché - Semaine se terminant le 24 avril 2020

Développements du marché

Actions

Les marchés ont amorcé la semaine ébranlés par la volatilité des cours du pétrole. Les données économiques demeurent faibles et les perspectives incertaines en raison du coronavirus ne laissent entrevoir aucune progression claire vers une reprise économique. Les marchés ont regagné du terrain plus tard dans la semaine alors que
les États-Unis adoptaient un autre plan d’aide d’une valeur de 484 milliards de dollars américains pour soutenir les petites entreprises et pour financer les hôpitaux et les tests de dépistage du virus. L’indice S&P 500 a reculé de 1,32 % et l’indice composé S&P/TSX a affiché une maigre hausse de 0,42 %.

Revenu fixe

Le rendement des obligations a continué de chuter alors que les données économiques continuent de brosser un tableau sombre caractérisé par des risques persistants de baisse des cours. Le rendement sur 10 ans de l’obligation du Trésor américain a reculé de 4 points de base, terminant la semaine à 0,60 %. Le rendement sur 10 ans de l’obligation du gouvernement du Canada a chuté de 7 points de base, terminant la semaine à 0,58 %.

Marchandises

Le cours du pétrole a fait les manchettes cette semaine puisque les contrats à terme qui arrivaient à échéance en mai se négociaient à prix négatif pour la toute première fois. Les cours ont rapidement regagné du terrain et terminé la semaine en baisse de 5,97 %. Les cours de l’or ont grimpé de 2,78 % parallèlement à une baisse des rendements obligataires et à la stagnation des cours du cuivre.


Performance (rendement des cours)

Performance - Price return

En date du 24 avril 2020


Développements macroéconomiques

Canada – Les ventes au détail augmentent en février; l’IPC baisse face aux prix de l’énergie

Les ventes au détail ont augmenté de 0,3 % en février, avant la mise en œuvre à grande échelle des mesures de distanciation sociale. Les ventes robustes réalisées par les concessionnaires d’automobiles et les magasins de marchandises diverses ont été partiellement contrebalancées par une baisse des ventes dans les magasins de vêtements, d’aliments et de boissons. L’on s’attend à ce que de nombreux détaillants subissent ultérieurement les contrecoups de la pandémie de COVID-19.

En mars, l’IPC a reculé de 0,6 %, pour une augmentation de 0,9 % en glissement annuel. La croissance des prix à la consommation a été modeste dans presque tous les secteurs en raison du ralentissement causé par la COVID-19, tandis que les prix des transports et de l’essence chutaient. L’IPC de mars, excluant l’énergie, a crû de 0,1 %. Pendant le mois, les prix de l’essence ont diminué de 17,8 %, parallèlement à la chute des cours du brut.

États-Unis – Programme d’aide de 484 milliards de dollars américains; les activités commerciales continuent de se contracter; hausse de 4,4 millions des nouvelles demandes d’allocations chômage; recul des ventes de biens durables

Le président Trump a ratifié un autre programme d’aide en réponse au coronavirus d’une valeur de 484 milliards de dollars américains. Ces mesures budgétaires provisoires font suite au programme d’aide de 2 billions de dollars américains adopté il y a quelques semaines à peine, le volet d’aide aux petites entreprises étant déjà épuisé et plusieurs autres entreprises attendant toujours une bouée de sauvetage. Le plus récent plan d’aide en cas de pandémie comprend une enveloppe de 320 milliards de dollars américains pour la préservation des salaires afin d’aider les petites entreprises à continuer de payer leurs employés, ainsi qu’un financement additionnel pour les hôpitaux et les tests de dépistage du virus. M. Trump a déclaré que l’aide fournie par l’État et par les gouvernements locaux ferait partie du prochain plan.

L’estimation de l’indice composite PMI d’IHS Markit pour les États-Unis a connu une nouvelle baisse passant à 27,4, contre 40,9 en mars. Les sociétés sondées ont signalé une baisse sans précédent de l’activité commerciale en avril parmi les producteurs de biens et les fournisseurs de services. L’indice de l’activité commerciale pour le secteur des services a également atteint un creux de 27,0, comparativement à 39,8, tandis que le PMI manufacturier résistait un peu mieux et passait de 48,5 à 26,9. La production a baissé face à l’effondrement de la demande. Les fermetures temporaires d’entreprises, les restrictions relatives aux voyages et les mesures de santé publique ont également affecté les commandes. Selon le rapport, les entreprises ont continué de réduire leurs effectifs au début du deuxième trimestre à un rythme de loin supérieur à ce qui a été constaté depuis le début de l’enquête. Les perspectives se sont également assombries, les entreprises se disant inquiètes de l’incertitude liée au confinement et aux mesures de distanciation sociale, bien que certains répondants aient déclaré espérer une reprise au troisième trimestre.

La semaine dernière, les nouvelles demandes d’allocations chômage ont augmenté de 4,43 millions pour la semaine se terminant le 18 avril, soit moins que l’augmentation de 5,25 millions constatée la semaine précédente. Le nombre total de nouvelles demandes de chômage pour les cinq dernières semaines s’établit maintenant à 26,4 millions. Bien que le nombre d’inscriptions hebdomadaire au chômage continuent de diminuer, il demeure extrêmement élevé par rapport aux normes historiques et concorde avec un taux de chômage estimé à au moins 15 % en avril.

Les commandes de biens durables ont chuté de 14,4 % en mars, principalement en raison de la baisse des commandes d’avions civils. En excluant le secteur des transports, les commandes de biens durables ont affiché une performance meilleure que prévu, reculant de 0,2 % seulement. Les dépenses en immobilisations devraient demeurer faibles à court terme compte tenu des perspectives économiques encore sombres et de la chute importante des bénéfices des sociétés.

International – Amélioration de l’indice ZEW en Allemagne; baisses records des indices PMI au Japon;commerce affaibli en Corée du Sud

Les attentes exprimées par l’enquête ZEW en Allemagne ont affiché un solide rebond, avec un indicateur de 28,2 en avril, contre -49,5 en mars. Le sentiment du marché à l’égard du développement économique de la zone euro s’est considérablement amélioré, et les investisseurs se sont dits convaincus que l’économie allemande renouerait avec la croissance dès le troisième trimestre. Entre-temps, le volet « situation actuelle » a reculé de 48 points pour s’établir à - 91,5, ce qui démontre la gravité du ralentissement.

L’indice PMI d’avril de Jibun Bank révèle la faiblesse accrue de l’industrie manufacturière et du secteur des services au Japon. L’indicateur pour le secteur manufacturier a fléchi pour se chiffrer à 43,7, le résultat le plus bas depuis avril 2009, tandis que l’indicateur pour le secteur des services chutait à 22,8, le plus bas résultat depuis le début de la série. Des indicateurs supérieurs à 50 correspondent à une expansion et ceux inférieurs à 50 indiquent une contraction.

Les 20 premiers jours d’avril ont été ponctués d’une baisse de 26,9 %, en glissement annuel, des exportations sud- coréennes et d’une chute de 18,6 % des importations. Les importations de pétrole ont diminué de 50,1 % en glissement annuel, révélant l’extrême faiblesse des activités commerciales mondiales.


Aperçu de l’avenir

Les gouvernements resteront axés sur les batailles physiques et économiques contre la COVID-19. Les nouvelles et les événements seront très variables et changeront fréquemment. Nous devons nous attendre à la possibilité d’annonces surprises de la part des banques centrales ou des gouvernements.

Canada – PIB mensuel de février (30 avril); indice PMI manufacturier d’avril (1er mai)

Le PIB mensuel du Canada de février devrait augmenter de 2,2 % en glissement annuel. Ce chiffre est caduc, car la flambée de COVID-19 a essentiellement freiné l’activité économique à l’échelle mondiale. Compte tenu de la prévision immédiate d’une chute approximative de 9 % du PIB en mars par Statistique Canada, le résultat de février aura une incidence négligeable. Dans l’avenir, le PMI manufacturier Markit d’avril indiquera l’état de la demande dans le secteur manufacturier canadien.

États-Unis – Confiance des consommateurs en avril (28 avril); PIB du premier trimestre et décision de la Réserve fédérale américaine (29 avril); nouvelles demandes de chômage (30 avril); indice manufacturier ISM d’avril (1er mai)

L’indice de confiance des consommateurs publié mardi nous donnera un aperçu des sentiments qui animent les ménages et les consommateurs pendant le confinement. Mercredi, nous connaîtrons le PIB des États-Unis au premier trimestre, lequel devrait diminuer pour la première fois en six ans. Le consensus Bloomberg s’attend à une baisse annualisée de 4,0 % du PIB au premier trimestre en glissement trimestriel. La fin du premier trimestre a été principalement affectée par les fermetures d’entreprises en mars. Par conséquent, la majeure partie des difficultés économiques devraient se manifester au deuxième trimestre. La Réserve fédérale américaine annonce son taux directeur mercredi et son président Jerome Powell tient ensuite un point de presse.

Comme nous l’avons expliqué dans nos analyses hebdomadaires antérieures, les nouvelles demandes d’allocations chômage de jeudi seront étroitement surveillées, car elles constituent l’indicateur le plus élevé et la mesure la plus précise de l’augmentation des pertes d’emplois aux États-Unis. Les nouvelles demandes devraient être surveillées tous les jeudis pendant cette crise.

Enfin, l’indice manufacturier ISM d’avril donne un aperçu de la demande future, dont l’indicateur devrait s’établir à environ 36,1. (Un indice ISM inférieur à 50 signifie que le secteur manufacturier se contracte.)

International – Banque du Japon (27 avril); PMI de la Chine (29 avril); PIB de la zone euro au premier trimestre et BCE (30 avril)

La Banque du Japon annonce son taux directeur lundi et l’on s’attend à ce qu’elle accroisse son soutien aux entreprises afin d’empêcher les faillites et de nouvelles hausses du chômage. En raison du virus, la banque centrale devrait abaisser ses projections pour le PIB et l’inflation. En Chine, les indices PMI de l’industrie manufacturière et du secteur des services devraient poursuivre leur remontée après les fermetures d’entreprises de février et de mars.

La Banque centrale européenne annonce ses taux jeudi et, prévoyant une contraction beaucoup plus sévère que lors de sa dernière réunion, elle continuera vraisemblablement de bonifier ses mesures de soutien à l’économie. Bloomberg Economics prévoit que la taille du programme de rachat d’urgence face à la pandémie augmentera de 250 milliards d’euros. Bien que les mesures de confinement en raison de la COVID-19 aient été limitées jusqu’aux deux dernières semaines de mars, la croissance du PIB de la zone euro au premier trimestre a quand même été gravement affectée. Les experts du consensus prévoient que le PIB du premier trimestre de la zone euro baissera de 3,3 % en glissement annuel, et s’attendent à une contraction encore plus prononcée au deuxième trimestre.

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