Pouls hebdomadaire du marché - Semaine se terminant le 18 juin 2021

Développements du marché

Actions :

Les marchés se sont repliés, après que des signaux de la Réserve fédérale américaine d’un positionnement politique moins expansionniste ont pris les marchés par surprise. Le Résumé des projections économiques de la Fed a fait état d’attentes de croissance et d’inflation révisées à la hausse pour l’année. Cependant, les marchés se sont particulièrement concentrés sur le « graphique par points », qui indiquait une prévision de deux  augmentations de taux du taux des fonds fédéraux en 2023. Cette prévision, fondée sur des estimations médianes, constitue un changement par rapport aux attentes d’augmentation nulle précédentes.

Revenu fixe :

Le rendement des obligations du Trésor à 10 ans est demeuré relativement inchangé, même si la Fed a changé sa position pour favoriser une politique moins expansionniste. Les rendements à court et à moyen terme ont nettement progressé, après que les attentes de hausse des taux ont été avancées. Le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans a baissé d’un point de base pour s’établir à 1,44 %. Le rendement des obligations du  gouvernement du Canada à 10 ans est demeuré inchangé, terminant la semaine à 1,37 %.

Marchandises :

La reprise du pétrole s’est poursuivie, la demande augmentant et les stocks américains subissant un autre retrait important. Le cuivre et l’or ont chuté en réponse à une Fed moins expansionniste et d’un dollar plus fort. Le cuivre fait également face à des défis supplémentaires, alors que la Chine cherche à freiner la hausse des prix et qu’elle a annoncé qu’elle libérerait des réserves de métaux de l’État pour aider à atténuer la demande.

Performance (rendement des cours)

Performance (rendement des cours)

Au 18 juin 2021

Développements macroéconomiques

Canada – Augmentation de l’IPC; déclin des ventes manufacturières

Au chapitre de l’inflation, l’indice des prix à la consommation du Canada a augmenté de 0,5 % en mai, après avoir augmenté de 0,5 % en avril. Les prix de l’essence ont favorisé cette augmentation, enregistrant une hausse de 3,2 % pour le sixième mois consécutif. Les prix des biens ont augmenté de 0,9 %, tandis que ceux des services n’ont progressé que de 0,2 %. En glissement annuel, les prix ont augmenté de 3,6 %.

Les ventes manufacturières ont chuté de 2,1 % en avril, après avoir enregistré une croissance de 4,0 % en mars. Les ventes de matériel de transport ont chuté de 23,6 %, en raison de la pénurie de puces de semi-conducteurs pour les véhicules motorisés, et les ventes de produits issus du pétrole et du charbon ont diminué de 7,1 %. À l’inverse, les ventes de machines ont augmenté de 14,6 % et le secteur des produits du bois a progressé de 6,5 %.

États-Unis – La Réserve fédérale change de ton; les ventes au détail chutent; la production industrielle s’intensifie; l’indice Empire State du secteur manufacturier et l’indice de la FED de Philadelphie continuent de grimper

La Fed a surpris les marchés en changeant de ton, adoptant une orientation moins expansionniste, attribuable à la forte reprise de l’économie. Le Résumé des projections économiques de la banque centrale a fait état d’attentes du PIB révisées à la hausse pour 2021, passant de 6,5 % à 7,0 %. De plus, les attentes en matière d’inflation pour les dépenses personnelles de consommation (DPC) ont bondi de 2,4 % à 3,4 %. Les risques liés à l’inflation des DPC sont maintenant perçus comme étant à la hausse, alors qu’ils étaient largement équilibrés en mars. Le graphique par points des taux des fonds fédéraux reflète également les attentes de hausse des taux d’intérêt plus tôt que prévu. La projection médiane pour 2022 ne prévoit toujours aucune hausse, bien que le nombre de membres du Federal Market Open Committee des États-Unis qui s’attendent à une hausse en 2022 soit passé de quatre à sept, tandis que l’estimation médiane prévoit maintenant deux hausses en 2023, comparativement à aucune il y a seulement trois mois. Dans son discours, le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a de nouveau réitéré que la récente poussée d’inflation devrait être transitoire. Bien que l’inflation puisse se révéler plus élevée et plus persistante, le point de vue de la Fed reste le même : l’augmentation immédiate de la demande est attribuable à la réouverture de l’économie, et les goulots d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement devraient s’atténuer. De plus, la reprise est encore incomplète, l’emploi étant inférieur aux niveaux antérieurs à la pandémie. En ce qui concerne la réduction des mesures d’assouplissement quantitatif, M. Powell a déclaré que la Fed avait entamé cette conversation, soulignant qu’un préavis important serait donné et que toute décision de réduction serait fondée sur l’évaluation par la Fed de l’évolution économique par rapport à ses objectifs.

Les ventes au détail ont reculé de 1,3 % en mai, faisant suite à une hausse de 0,9 % en avril. La demande de biens a chuté, les ventes de matériaux de construction et de matériel de jardinage reculant de 5,9 %, celles de véhicules motorisés de 3,7 % et celles de produits électroniques de 3,4 %. Les ventes des services de restauration et des débits de boissons ont augmenté de 1,8 % et celles des stations-service de 0,7 %, ce qui représente une certaine compensation.

La production industrielle a progressé de 0,8 % en mai, après une hausse de 0,1 % en avril. La production manufacturière a enregistré une augmentation de 0,9 %, celle des mines de 1,2 % et celle des services publics de 0,2 %. La production totale demeure inférieure de 1,4 % aux niveaux antérieurs à la pandémie en février 2020.

L’utilisation de la capacité a crû de 0,6 % pour s’établir à 75,2 %. L’indice Empire State du secteur manufacturier relatif aux conditions générales d’activité a chuté, passant de 24,3 en mai à 17,4 en juin. L’activité continue de croître, mais à un rythme plus lent. Les nouvelles commandes, les expéditions, les commandes non exécutées et les niveaux d’emploi ont augmenté. Les délais de livraison ont continué de s’allonger à un rythme record et les stocks ont baissé. Les pressions sur les prix se sont maintenues, les prix des intrants et des ventes ayant grimpé en flèche.

L’indice de la FED de Philadelphie concernant l’activité actuelle manufacturière est tombé à 30,7 en juin, comparativement à 31,5 en mai. L’activité s’est intensifiée alors que les nouvelles commandes et les envois sont demeurés élevés. L’emploi a donc augmenté, et l’enquête continue de faire état d’augmentations généralisées des prix. L’optimisme s’est accru, atteignant son plus haut niveau depuis près de 30 ans, 75 % des entreprises s’attendant à une augmentation de leur activité, contre seulement 6 % s’attendant à un recul.

International – Politique de la Banque du Japon inchangée; baisse de l’IPC au Japon; hausse des ventes au détail et de la production industrielle de la Chine

La Banque du Japon a laissé les taux inchangés et a maintenu la cible de rendement à 10 ans à 0 %, affirmant également qu’elle n’hésiterait pas à en faire plus si nécessaire. Toutefois, la banque centrale a prolongé de six mois son programme de prêts dans le cadre de la lutte contre la COVID-19. Le programme doit maintenant expirer en mars 2022, car le coronavirus présente toujours des risques considérables pour l’économie. La Banque du Japon a dévoilé une nouvelle initiative axée sur le changement climatique, visant à fournir des fonds pour des prêts bancaires offerts à des activités de lutte contre le changement climatique. Le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a déclaré :

« Les problèmes liés aux changements climatiques pourraient avoir des effets extrêmement importants sur l’activité économique. » Cette mesure fait suite à l’établissement par le gouvernement d’objectifs d’émissions nettes nulles d’ici 2050. D’autres détails seront communiqués lors de la prochaine réunion de la banque centrale.

En mai, l’IPC du Japon a reculé de 0,1 % en glissement annuel, faisant suite à une baisse de 0,4 % en avril. Ces chutes sont attribuables à la baisse de 0,9 % des prix des denrées alimentaires et de 1,5 % de ceux des transports et des communications. L’IPC de base, à l’exclusion de l’alimentation et de l’énergie, a reculé de 0,3 %.

En mai, les ventes au détail de la Chine ont augmenté de 12,4 % en glissement annuel. Les ventes de services de restauration et de traiteur ont augmenté de 26,6 % en glissement annuel, tandis que les ventes de biens ont augmenté de 10,9 %.

En mai, la production industrielle de la Chine a augmenté de 8,8 % en glissement annuel. La production manufacturière a augmenté de 9,0 % en glissement annuel. Les produits métalliques ont augmenté de 19,2 % et les machines ont augmenté de 18,7 %. L’industrie automobile a ralenti pour atteindre une croissance de 0,5 % en glissement annuel, comparativement à 7,7 % en avril.

Aperçu de l’avenir

Canada – Ventes au détail d’avril (23 juin); Baromètre des affaires de la FCEI (24 juin)

La dernière estimation préliminaire des ventes au détail de Statistique Canada pour le mois d’avril faisait état d’ une baisse de 5,1 %. Les dépenses générales ont probablement été touchées par les mesures de confinement. Une estimation préliminaire pour le mois de mai sera également fournie, et il est peu probable qu’il y ait beaucoup de changement, alors que les mesures de confinement sont restées en place au cours du mois.

Le Baromètre des affaires de la FCEI sera publié en juin. Le moral des petites entreprises devrait s’améliorer après l’assouplissement des mesures au cours de l’été.

États-Unis – Indice PMI Markit (23 juin); biens durables (24 juin); revenus et dépenses personnels, indice de confiance des consommateurs selon l’Université du Michigan (25 juin)

La version de juin de l’indice PMI Markit devrait faire en sorte que l’activité reste solide. Les chiffres concernant les services devraient être les principaux bénéficiaires de la reprise alors que l’économie s’accélère en été.

Un gain solide de 3,0 % constitue le consensus pour les commandes de biens durables au mois de mai. La plupart des catégories ont enregistré des gains importants cette année, mais le secteur du transport a accusé du retard, après que le secteur a fait face à une pénurie de semi-conducteurs.

Les données portant sur le revenu personnel et les dépenses pour mai devraient montrer l’effet d’une diminution des chèques de relance. Le revenu personnel devrait donc avoir chuté de 2,7 %, bien qu’une augmentation des salaires et traitements devrait apporter en partie une compensation. En revanche, les dépenses pourraient continuer d’augmenter, les services devant bénéficier d’une hausse grâce à la réouverture.

Enfin, nous avons une mise à jour du moral des consommateurs pour le mois de juin. Les attentes des consommateurs quant à l’inflation ont bondi et seront intéressantes.

International – Indice PMI Markit du Japon (22 juin); indice PMI Markit de la zone euro (23 juin); indicateur IFO pour l’Allemagne, Banque d’Angleterre (24 juin)

À l’échelle internationale, les analystes attendent des enquêtes qui leur permettront de faire le point sur la situation des économies à l’étranger. Le Japon accuse un retard par rapport à la reprise générale attribuable à une résurgence des cas de COVID-19 et à la lenteur du déploiement du vaccin. Il est peu probable que des changements importants à cette situation surviennent, alors que l’état d’urgence demeure, mais les entreprises pourraient faire preuve d’un optimisme accru, tandis que le Japon est sur le point de commencer à lever les restrictions.

Parallèlement, l’économie de la zone euro devrait se redresser, le nombre de cas de coronavirus diminuant et les mesures de confinement s’assouplissant. L’Allemagne et la France, les deux plus grandes économies de la région, ont toutes deux assoupli leurs mesures, ce qui devrait doper les résultats. Cependant, ce sont d’autres pays du bloc qui ont affiché les plus fortes améliorations le mois dernier, et cet élan pourrait se poursuivre.

La Banque d’Angleterre maintiendra probablement sa politique lors de sa prochaine réunion, même si les données s’améliorent. La réunion pourrait donner des indications sur la façon dont la banque centrale prévoit réduire son programme d’achat d’actifs.

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