Pouls hebdomadaire du marché - Semaine se terminant le 26 juin 2020

Développements du marché

Actions

Les actions ont terminé la semaine en baisse alors que les hausses quotidiennes records de cas de COVID-19 aux États-Unis se poursuivaient, le Texas, la Floride et l’Arizona étant le trio de tête. San Francisco retarde la prochaine étape de sa réouverture, car le nombre de cas repart à la hausse en Californie. L’inquiétude grandissante au sujet d’une deuxième vague l’emporte sur les signes montrant que l’économie américaine a commencé à se stabiliser, se préparant à la reprise. L’indice S&P 500 a perdu 2,86 %. L’indice composé S&P/TSX a baissé de 1,84 %.

Revenu fixe

Les rendements ont chuté à cause de la résurgence des cas. Le rendement sur 10 ans de l’obligation du Trésor américain a reculé de 5 points de base, terminant la semaine à 0,64 %. Le rendement sur 10 ans de l’obligation du gouvernement du Canada a chuté de 3 points de base, clôturant la semaine à 0,51 %.

Marchandises

Les cours du pétrole ont chuté de 4,00 %, tandis que ceux de l’or ont progressé de 1,57 %. Le cours du cuivre a augmenté de 1,59 % en raison des perturbations de l’approvisionnement en Amérique latine.


Performance (rendement des cours)

Performance (rendement des cours)

En date du 26 juin 2020


Développements macroéconomiques

Canada – La Banque du Canada prévoit une « reprise longue et en dents de scie »

Tiff Macklem a donné son premier discours à titre de gouverneur de la Banque du Canada, affirmant que « la reprise sera vraisemblablement longue et en dents de scie. Nous connaîtrons peut-être aussi des revers ». Des mesures de relance monétaires considérables sont en place, et la Banque centrale continue à soutenir la reprise. La Banque du Canada a baissé le taux directeur à sa valeur plancher et continue les achats massifs d’actifs. M. Macklem a ajouté qu’« il faudra beaucoup de temps avant de commencer à discuter de la suppression des mesures de relance », étant donné les dommages que subit l’économie. Le Rapport sur la politique monétaire de la Banque du Canada de juillet contiendra des renseignements et les prévisions concernant l’inflation.

États-Unis – L’indice PMI Markit révèle une faible demande, mais un optimisme affiché; reprise des commandes de biens durables; le revenu personnel chute et les dépenses reprennent; 1,5 million de demandes de chômage hebdomadaires

L’indice composé PMI Flash d’IHS Markit des États-Unis a grimpé de 37,0 en mai à 46,8 en juin. Les secteurs des services et de la fabrication ont enregistré des améliorations, tandis que la réouverture des États a permis de compenser la faible demande. L’indice reste toutefois sous la barre des 50, traduisant une contraction, bien qu’à un rythme plus lent, ce qui peut être un signe précoce de stabilisation. L’indice de l’activité des entreprises de services est passé de 37,5 en mai à 46,7 en juin, et l’indice PMI manufacturier a plafonné à 49,6 en juin, contre 39,8 auparavant. Les nouvelles affaires ont enregistré une légère baisse. De nombreuses entreprises ont constaté une reprise de la demande, alors que d’autres ont déclaré que les renouvellements et les demandes de nouvelles affaires étaient historiquement bas. L’enquête a révélé de nouvelles réductions de personnel, car la demande manque toujours d’entrain et l’accumulation des commandes diminue. L’optimisme est revenu alors que les attentes d’augmentation de l’activité ont été renouvelées à la suite de la réouverture des États et de rapports sur l’intérêt des clients.

Les commandes de biens durables ont progressé de 15,8 % depuis avril. La hausse était principalement attribuée à l’équipement de transport, dont les commandes ont grimpé de 80,7 %, après une baisse de 43,2 % puis de 48,6 % en mars et en avril. À l’exclusion des transports, les commandes ont enregistré une hausse de 4,0 %. Le résultat est prometteur, mais les commandes de biens durables sont inférieures de près de 18 % à leur niveau de mai 2019.

Le revenu personnel a chuté de 4,2 % en mai. La baisse suit le bond de 10,8 % du revenu personnel en avril, principalement en raison des versements des mesures de relance. Les versements d’aides ont été maintenus en mai, mais à un niveau inférieur, tandis que les prestations de chômage ont brusquement augmenté, compensant partiellement la baisse. Les dépenses personnelles de consommation ont rebondi de 8,2 % en mai, après des baisses brutales de 6,6 % et de 12,6 % en mars et en avril. Les articles récréatifs, les véhicules, les soins de santé et la restauration étaient les principaux postes de dépense. Les dépenses de consommation ont probablement augmenté en même temps que la réouverture des entreprises et que les Américains dépensaient leurs chèques d’aide, mais elles restent inférieures aux niveaux antérieurs à la COVID-19.

Les demandes d’allocations chômage hebdomadaires n’ont toujours pas affiché d’amélioration cette semaine, s’établissant à 1,5 million pour la semaine se terminant le 20 juin, ce qui signifie une baisse de seulement 60 000 demandes par rapport à la semaine précédente. Les marchés prévoyaient 1,3 million de demandes en raison de la réouverture des États, et ce résultat renforce l’idée d’une reprise longue et inégale. Les demandes continues ont connu une amélioration sur le marché du travail, chutant à 19,5 millions de demandes pour la semaine se terminant le 13 juin, par rapport à 20,5 millions la semaine précédente.

International – L’indice PMI Markit de la zone euro se stabilise; l’indice allemand IFO grimpe en raison des attentes; évaluation des achats d’actifs dans le procès-verbal de la BCE

L’indice composé PMI Flash d’IHS Markit pour la zone euro a grimpé de 31,9 en mai à 47,5 en juin. L’indice PMI de l’activité des services est passé de

30,5 en mai à 47,3 en juin, et l’indice PMI manufacturier a bondi de 35,6 en mai à 48,2. La production a diminué à un rythme réduit dans le secteur manufacturier et celui des services, et le manque de nouvelles affaires a entraîné une baisse du carnet de commandes. L’assouplissement des mesures de distanciation sociale et des restrictions liées au confinement a permis aux entreprises de rouvrir, mais nombre d’entre elles continuent d’afficher une faible demande, alors que les entreprises et les consommateurs restent prudents concernant les dépenses. Les suppressions d’emploi se poursuivent en raison des inquiétudes liées à l’absence de demande, mais le sentiment des entreprises a progressé, l’optimisme l’emportant sur le pessimisme pour la première fois depuis la flambée épidémique.

Le sentiment des entreprises allemandes continue à regagner du terrain et provoque la plus forte hausse de l’indice du climat des affaires IFO, qui a progressé à 86,2 en juin, contre 79,7 en mai. Le gain est attribuable à l’indice des attentes qui a monté en flèche à 91,4 en juin, alors qu’il était à 80,5 en mai. L’optimisme a progressé dans tous les secteurs, alors que le « commerce allemand voit la lumière au bout du tunnel », mais l’indice de la situation actuelle des affaires enregistrait une faible augmentation, passant de 78,9 en mai à 81,3 en juin.

Le procès-verbal de la Banque centrale européenne (BCE) montre que la perspective de croissance tend à la baisse, ce qui pourrait encore plus peser sur les prévisions en matière d’inflation, laquelle est déjà faible. Même avant le début de la pandémie, la BCE avait de la difficulté à atteindre son objectif d’inflation, et la baisse de la demande causée par le virus exerce une pression supplémentaire à la baisse, ce qui constitue un risque de désinflation ou peut-être de déflation. Des achats d’actifs supplémentaires ont alors été mis en œuvre pour stimuler davantage l’économie. Le procès-verbal évoque également les avantages et les coûts liés aux achats d’actifs, concluant que le positif l’emporte sur le négatif. De manière générale, les achats « ont apporté une contribution positive considérable à la croissance économique et à l’inflation dans la zone euro », ce qui a entraîné d’autres effets macroéconomiques importants comme la hausse des salaires, l’emploi augmentant le revenu disponible et la consommation. Le procès-verbal montre que comme les autres banques centrales importantes, la BCE continuera à soutenir la zone euro à « bâtir une reprise durable et prospère ».


Aperçu de l’avenir

Canada – PIB d’avril (30 juin); commerce international et indice PMI manufacturier Markit de mai (2 juillet)

Mercredi, nous prendrons connaissance du PIB canadien d’un autre mois pendant le confinement dû à la COVID-19. Le consensus du marché est que le PIB d’avril devrait chuter de 16,9 % sur douze mois, après une baisse de 5,8 % en mars. Jeudi, nous prendrons connaissance d’un point de données plus récent. En mai, le commerce international devrait rebondir et passer de -3,25 milliards de dollars en avril à -2,8 milliards de dollars en mai. Enfin, l’indice PMI manufacturier Markit de juin sera publié jeudi et devrait améliorer son score de 40,6 en mai, alors que les

États-Unis ont vu leur indice PMI manufacturier bondir de 10,2 points la semaine dernière. Les marchés canadiens sont fermés le mercredi 1er juillet en raison de la fête du Canada.

États-Unis – Indice manufacturier ISM et procès-verbal du FOMC (1er juillet) et emplois non agricoles (2 juillet)

L’indice manufacturier ISM de juin donnera des renseignements supplémentaires sur la conjoncture économique, alors que tous s’attendent à une hausse de l’indice à 49,1 contre 43,1 en mai, semblable à celle de l’indice manufacturier Markit la semaine dernière. L’enquête devrait refléter les effets du redémarrage de la production, des améliorations des commandes et du ralentissement des suppressions d’emploi. La Réserve fédérale américaine publiera également mercredi le procès-verbal de la réunion du FOMC des 9 et 10 juin. La Fed n’a pas surpris lors de sa réunion, mais les investisseurs seront intéressés de savoir si les participants intègrent une autre vague d’infections et de nouveaux confinements dans leurs prévisions. Enfin, les emplois non agricoles devraient augmenter jeudi de 3,0 millions.

Les marchés américains sont fermés le vendredi 3 juillet en raison du Jour de l’Indépendance.

International – Inflation de la zone euro et enquête Tankan japonaise (30 juin); référendum russe (1er juillet); indice PMI chinois (2 juillet)

L’inflation de la zone euro en juin est annoncée mardi, les marchés s’attendant à une hausse de 0,2 % sur douze mois. Les fluctuations des cours ont été en grande partie influencées par la restauration et l’énergie les derniers mois, qui devraient ralentir en juin. La Banque du Japon publie son enquête Tankan qui doit révéler que la COVID-19 a eu un impact important sur le sentiment des entreprises et les exportations.

Les Russes votent à l’occasion d’un référendum d’une semaine sur des révisions de la Constitution qui permettraient au président Poutine de rester au pouvoir jusqu’en 2036. Enfin, la Chine publie ses évaluations des indices PMI officiels et privés de juin. L’indice manufacturier pourrait être stimulé par la demande extérieure alors que les pays occidentaux assouplissent le confinement et que les industries de services domestiques souffrent des nouvelles flambées de COVID-19.

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