Pouls hebdomadaire du marché - Semaine se terminant le 3 juillet 2020

Développements du marché

Actions

La semaine était relativement calme en raison de la fête du Canada et du Jour de l’Indépendance aux États-Unis. Les marchés nord-américains et européens ont fini la semaine en hausse, tandis que le Japon a terminé sur une baisse. Les nouveaux cas de coronavirus ont continué à augmenter dans certains États des États-Unis, mais les marchés ont réagi positivement à l’embellie des indices PMI et des emplois. En Chine, les indices PMI manufacturiers et des services dépassent maintenant largement la barre des 50, ce qui traduit une reprise solide et alimente l’optimisme lié aux efforts de reprise dans le reste du monde. L’indice S&P 500 a gagné 4,02 %, et l’indice composé S&P/TSX a augmenté de 2,68 %.

Revenu fixe

Le rendement des obligations est en légère hausse, profitant de l’amélioration de l’activité des entreprises. Le rendement sur 10 ans de l’obligation du Trésor américain a progressé de 3 points de base pour clôturer la semaine à 0,67 %. Le rendement sur 10 ans de l’obligation du gouvernement du Canada a grimpé de 5 points de base, terminant la semaine à 0,56 %.

Marchandises

Les cours du pétrole ont gagné 4,75 %, tandis que ceux du cuivre ont augmenté de 1,49 %. L’or a terminé la semaine légèrement plus haut, mais il faut noter qu’au début de la semaine, les contrats à terme sur l’or ont brièvement dépassé le sommet intrajournalier de 1 800 $ l’once.


Performance (rendement des cours)

Performance (rendement des cours)

En date du 3 juillet 2020


Développements macroéconomiques

Canada – Chute du PIB en avril; le commerce international diminue en mai; l’indice PMI manufacturier enregistre une faible demande

Le PIB a perdu 11,6 % en avril, après une chute de 7,5 % en mars. Avril était le premier mois complet où les mesures pour ralentir la COVID-19 ont été mises en place, et l’activité s’est effondrée dans les 20 industries, enregistrant la baisse mensuelle la plus importante depuis le début de la compilation des données en 1961. Le principal contributeur était le secteur manufacturier, qui a dégringolé de 22,5 %, plus de quatre entreprises sur cinq affirmant avoir été touchées par la pandémie. Les autres secteurs affectés sont la construction, qui chute de 22,9 %, le commerce de détail, perdant 22,9 %, le commerce de gros, en baisse de 17,9 %, et les services d’hébergement et de restauration, qui plongent de 42,4 %. Étant donné les circonstances, Statistique Canada a fait une première estimation de 3,0 % pour le PIB de mai, car l’activité commerciale reprend progressivement, et la production augmente, bien que l’activité en avril ait été 18,2 % en dessous des niveaux de février, avant que le coronavirus ne frappe.

Le déficit sur marchandises international s’est réduit à 677 millions de dollars en mai, contre 4,3 milliards de dollars en avril. Les exportations ont augmenté de 6,7 % après une baisse de 29,1 % en avril, en grande partie en raison des activités de reprise du travail de l’industrie automobile et de la hausse des cours du pétrole. Pendant ce temps, les importations ont perdu 3,9 % après une chute de 25,2 % en avril. La baisse est due à la diminution des importations de lubrifiants et des divers produits issus des raffineries de pétrole ainsi que des véhicules motorisés et des pièces détachées.

L’indice PMI manufacturier canadien d’IHS Markit a grimpé de 40,6 en mai à 47,8 en juin. Les volumes de production ont diminué, et les données montrent que les suppressions d’emplois se poursuivent, bien que ce soit à un rythme plus lent. Les fabricants continuent à faire état d’une faible demande, ce qui entraîne des dépenses prudentes des clients. Les répondants ont également fait remarquer que les chaînes d’approvisionnement restent sous pression, 35 % d’entre eux ayant constaté une baisse du rendement des fournisseurs, en particulier pour les articles expédiés à partir des États-Unis. Certaines entreprises ont commencé à enregistrer de nouveau une croissance grâce au redémarrage progressif des activités d’affacturage. De manière générale, les perspectives commerciales sont positives, car les fabricants s’attendent à un rétablissement de la demande alors que les mesures liées à la COVID-19 sont progressivement assouplies.

États-Unis – Le procès-verbal du FOMC aborde les futures orientations; rétablissement des emplois non agricoles avec l’activité économique; les nouvelles demandes d’allocations chômage demeurent élevées à 1,4 million

Le procès-verbal de la réunion du Federal Open Market Committee montre que la Fed cherche des moyens de renforcer ses futures orientations sur les taux d’intérêt et les achats d’actifs, étant donné que le taux des fonds fédéraux est à sa limite inférieure effective. Les participants ont constaté que l’économie aura probablement besoin du soutien d’une politique monétaire très souple pendant un moment. La possibilité de relier les orientations futures à des résultats macroéconomiques précis comme l’inflation ou le taux de chômage a été évoquée. L’autre possibilité est une orientation axée sur le calendrier, en précisant la date à laquelle les mesures d’assouplissement pourront commencer à être réduites. Le ciblage de la courbe des taux a également fait l’objet de discussions. La Fed a conclu qu’il ne serait peut-être pas nécessaire que les banques centrales procèdent à des rachats importants de la dette publique pour atteindre les objectifs souhaités. Les faibles niveaux des taux longs agiront toutefois comme une contrainte sur l’efficacité des achats d’actifs, mais des achats d’actifs à grande échelle peuvent quand même réduire la pression grandissante sur les taux. La Fed pense également que la politique budgétaire constitue un risque et que d’autres mesures peuvent être nécessaires. La direction que prendra la Fed sera probablement dictée par l’examen du cadre stratégique qui sera conduit plus tard dans l’année.

Les emplois non agricoles ont augmenté de 4,8 millions en juin, faisant passer le taux de chômage de 13,3 % en mai à 11,1 % alors que l’activité économique reprend. Les marchés s’attendaient à un gain de 3,2 millions d’emplois et à un taux de chômage de 12,5 %. Les plus fortes hausses ont été enregistrées dans les loisirs et l’hébergement, le commerce de détail, les services d’éducation et de santé et la fabrication. Le nombre d’employés à temps plein et celui d’employés à temps partiel ont chacun bondi de 2,4 millions. En comparaison, le nombre de personnes travaillant à temps partiel pour des raisons économiques a chuté de 1,6 million, mais reste tout de même à 9,1 millions, ce qui est le double du chiffre de février. Parmi les autres chiffres publiés, citons les gains horaires moyens qui ont perdu 1,2 %, reflétant des gains plus importants pour les postes à bas salaire, et la semaine de travail moyenne, qui est tombée à 34,5 heures en juin contre 34,7 heures en mai. Les chiffres sont encourageants, mais le nombre de chômeurs augmente encore de 12 millions, et le taux de chômage est 7,6 % plus haut qu’en février.

Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage pour la semaine se terminant le 27 juin s’élevaient à 1,43 million, soit une amélioration de 55 000 par rapport à la semaine précédente. Une fois de plus, les données ne correspondent pas aux attentes, car les marchés s’attendaient à un chiffre légèrement plus élevé (de 1,35 million) à la réouverture des États, ce qui nourrit les inquiétudes de la Fed quant à une reprise longue et inégale. Les demandes continues contribuent à brosser un tableau très sombre de la situation, car leur nombre pour la semaine prenant fin le 20 juin a bondi à 19,3 millions, contre 19,2 millions la semaine précédente.

International – Hausse de l’inflation dans la zone euro; l’enquête japonaise Tankan révèle la mauvaise conjoncture économique; l’indice PMI chinois reflète la hausse de la demande intérieure

L’inflation de la zone euro a augmenté de 0,3 % en juin, par rapport à -0,1 % en mai. La hausse est attribuable aux fortes augmentations de la demande de services et d’énergie. L’inflation de base, qui exclut l’énergie et l’alimentation, est tombée à 0,8 % en juin, contre 0,9 % en mai.

La confiance des entreprises au Japon continue à se détériorer, alors que l’indice Tankan pour toutes les industries est passé de -4 au premier trimestre à -31 au deuxième trimestre 2020. La baisse a été constatée dans les secteurs manufacturier et non manufacturier, les petites entreprises étant plus touchées. L’enquête montre que la demande intérieure et la demande extérieure demeurent médiocres, tandis que les stocks s’accumulent. Les conditions d’emploi devraient également se dégrader. Les grandes entreprises estiment que l’inflation s’établira à -0,5 % l’année prochaine et continuent à réviser à la baisse leurs estimations des bénéfices futurs. La seule lueur d’espoir de l’enquête concerne les dépenses en immobilisations, qui devraient augmenter de 3,2 % en 2020.

L’indice PMI composé calculé par Caixin en Chine est passé de 54,5 en mai à 55,7 en juin, les hausses étant constatées dans le secteur manufacturier et celui des services. L’indice PMI manufacturier a progressé pour s’établir à 51,2 en juin, contre 50,7, tandis que l’indice PMI des services généraux a enregistré la plus forte hausse d’activité en plus de 10 ans, bondissant de 55,0 à 58,4 en juin. La conjoncture générale continue à s’améliorer alors que les entreprises reprennent des activités commerciales plus normales. La production continue à s’accroître, et les nouvelles affaires ont repris.

Toutefois, l’emploi enregistre toujours des baisses modestes, et les exportations restent à la traîne alors que d’autres pays sont toujours confrontés au coronavirus. Cependant, la confiance des entreprises a augmenté en raison des perspectives d’amélioration de la demande des clients, et les fabricants continuent à développer leur activité d’achat.


Aperçu de l’avenir

Canada – Enquête sur les perspectives des entreprises de la Banque du Canada (6 juillet); mises en chantier (9 juillet); chiffres de l’emploi de juin (10 juillet)

Lundi, la Banque du Canada a publié sa dernière Enquête sur les perspectives des entreprises trimestrielle pour le deuxième trimestre. Étant donné les récentes améliorations des données économiques, cette enquête donne des renseignements importants sur les perspectives de vente et le sentiment des entreprises quant à la voie de notre reprise économique. Il faudra particulièrement surveiller les intentions d’investissement et d’embauche, car les entreprises sont confrontées aux conséquences du virus. Les mises en chantier de juin seront publiées jeudi. On s’attend à une hausse de 185 000, soit une baisse légère par rapport aux 193 500 mises en chantier du mois dernier. Enfin, nous aurons les chiffres de l’emploi au Canada. Les marchés s’attendent à une hausse nette de 550 000 emplois et à un taux de chômage de 12,5 % à la suite des fortes améliorations enregistrées aux États-Unis la semaine dernière.

États-Unis – Indice PMI Markit (6 juillet); demandes de chômage nouvelles et continues (9 juillet)

Cette semaine, les données sont maigres aux États-Unis. Nous obtiendrons le dernier taux des PMI de Markit, mais l’attention se portera une nouvelle fois sur les chiffres hebdomadaires de l’emploi.

International – Ventes au détail de la zone euro et commandes manufacturières allemandes (6 juillet); production industrielle allemande (7 juillet); crédit en Chine (du 9 au 15 juillet)

Cette semaine, nous obtiendrons les premiers chiffres des données économiques concrètes de l’Europe, qui devraient indiquer une reprise. Les ventes au détail de la zone euro devraient enregistrer en mai leur premier résultat positif depuis février, après avoir été maltraitées par la pandémie. Les commandes manufacturières et la production industrielle allemandes de mai donneront également une indication sur la vitesse de la reprise, alors que les mesures sont assouplies.

La Chine publiera la semaine prochaine les données sur les nouveaux prêts et le financement social en juin, qui doivent refléter le degré de soutien politique continu du gouvernement.

Patrimoine Aviso Inc. (« Patrimoine Aviso ») est la société mère de Valeurs mobilières Credential Qtrade Inc. Patrimoine Aviso est une filiale en propriété exclusive de Commandité Patrimoine Aviso S.E.C., qui est elle-même détenue à 50 % par Desjardins Holding financier Inc. et à 50 % par une société en commandite appartenant aux cinq caisses provinciales Credit Union (les « Caisses ») ainsi qu'au groupe CUMIS.

Les services de courtage en ligne sont offerts par l’intermédiaire d’Investisseur Qtrade, une division de Valeurs mobilières Credential Qtrade Inc., une filiale en propriété exclusive de Patrimoine Aviso Inc. et membre du Fonds canadien de protection des épargnants. Ce document existe à des fins de renseignements seulement. Ce document a été préparé à l’aide de sources jugées fiables, mais Investisseur Qtrade ne garantit pas l’exactitude, l’exhaustivité, le caractère opportun et la fiabilité des informations. Les renseignements, schémas et graphiques sont présentés à titre d’illustrations seulement; ils sont modifiables sans préavis. Tous les placements sont assujettis à des risques, y compris la perte éventuelle de capital.