Pouls hebdomadaire du marché - Semaine se terminant le 9 juillet 2021

Développements du marché

Actions :

Les marchés d’actions ont progressé, rebondissant après un mouvement de ventes massives durant la semaine. Les actions ont été volatiles, car l’impasse de l’OPEP+ a provoqué de l’incertitude quant à la production de pétrole, parallèlement à une répression chinoise contre la société de covoiturage Didi en raison de la sécurité des données, à peine quelques jours après l’introduction en bourse américaine de la société. Les acteurs du marché ont craint que cela n’entraîne une contagion dans d’autres secteurs. Pendant ce temps, les procès-verbaux de la Réserve fédérale américaine ont montré une hésitation à retirer le soutien monétaire en raison du ralentissement économique et de l’incertitude.

Revenu fixe :

Les rendements ont diminué, car les procès-verbaux de la Réserve fédérale ont montré que la Banque centrale n’avait pas encore atteint son objectif de « progrès supplémentaires considérables » et que la Réserve fédérale attend de nouvelles données avant de prendre toute décision de réduction. Le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans a chuté de six points de base pour s’établir à 1,36 % et celui des obligations du gouvernement du Canada à 10 ans a baissé de cinq points de base pour s’établir à 1,33 %.

Marchandises :

Les prix du pétrole se sont modérés après six augmentations hebdomadaires consécutives, car la coalition de l’OPEP+ reste dans une impasse, incapable de parvenir à une entente sur l’approvisionnement. Les prix du cuivre ont augmenté à mesure que les stocks chinois ont chuté, même si les autorités se sont engagées à libérer des réserves.

Performance (rendement des cours)

Performance (rendement des cours)

Au 9 juillet 2021

Développements macroéconomiques

Canada – L’enquête sur les perspectives des entreprises de la Banque du Canada améliore la confiance et l’emploi augmente

L’enquête sur les perspectives des entreprises de la Banque du Canada a révélé une augmentation de la confiance, les entreprises ayant signalé une hausse généralisée de la demande. Parmi ces entreprises, celles qui offrent des services à forte proximité physique continuent de faire face à des défis, mais elles ont de plus en plus confiance en une reprise, tandis que celles qui ont mené la reprise s’attendent à ce que la croissance se poursuive à un rythme plus lent. Les entreprises ont signalé des contraintes de capacité, invoquant de modestes pénuries de main-d’œuvre et soulignant l’existence de goulots d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement. Les plans de dépenses d’investissement demeurent généralisés et les intentions d’emploi ont atteint des sommets record, car les entreprises anticipent une amélioration de l’économie. Les entreprises ont signalé des pressions sur les coûts liées à l’augmentation des salaires, des prix des matières premières et des frais d’expédition. La plupart des entreprises s’attendent toutefois à augmenter les prix de vente à un rythme similaire à celui de l’environnement prépandémie, ce qui indique que ces pressions sur les coûts sont considérées comme temporaires. La majorité des répondants s’attendent à ce que l’inflation demeure entre 1 % et 3 %, tandis qu’un tiers s’attend à ce que les prix augmentent de plus de 3 %.

On a enregistré une hausse d’environ 231 000 emplois en juin, les restrictions ayant été assouplies dans plusieurs régions, ce qui a principalement inversé la perte de 275 000 emplois au cours des deux mois précédents. Cette augmentation est entièrement due aux emplois à temps partiel, qui ont augmenté de 264 000, tandis que les emplois à temps plein ont diminué de 33 000. Dans les secteurs de la production de services, les emplois ont augmenté de 279 000, sous l’impulsion du commerce de détail, de l’hébergement et de la restauration. Pendant ce temps, les secteurs de la production de biens ont perdu 48 000 emplois, cela étant attribuable à la construction dans le domaine de la fabrication. Le taux de chômage a baissé de 0,4 % pour s’établir à 7,8 %.

États-Unis – Les procès-verbaux du FOMC indiquent que l’objectif de « progrès supplémentaires considérables » n’a pas encore été atteint; enquête sur les offres d’emploi et la rotation du personnel (7 juillet)

Selon les procès-verbaux du FOMC (Federal Open Market Committee), on considère généralement que l’objectif de « progrès supplémentaires considérables » n’a pas encore été atteint, même si les participants s’attendent à ce que les progrès continuent. Certains participants ont toutefois mentionné que les conditions pour commencer la réduction des achats d’actifs devraient être remplies plus tôt que prévu. Cependant, le ralentissement économique et l’incertitude amèneraient la Réserve fédérale à attendre de nouvelles données avant de tirer des conclusions. Globalement, le FOMC a déclaré que les perspectives économiques avaient continué de s’améliorer et que les effets les plus négatifs de la pandémie sur l’économie s’étaient probablement déjà produits.

Les offres d’emploi aux États-Unis n’ont pas changé et demeurent à un sommet historique de 9,2 millions en mai, selon l’enquête sur les offres d’emploi et la rotation du personnel (JOLTS) du Bureau américain des statistiques sur le travail. À titre de référence, le nombre des offres d’emploi en mai 2019 s’élevait à 7,3 millions. Ce chiffre illustre bien les difficultés d’embauche signalées par les employeurs.

International – Nouveau cadre de ciblage de l’inflation de la BCE; les indices allemands sont à la baisse; le PIB du Royaume-Uni augmente; l’inflation en Chine se modère

La Banque centrale européenne a dévoilé les résultats de son analyse stratégique. La Banque centrale modifie son objectif consistant à maintenir l’inflation « proche de, mais inférieure à 2 % », pour adopter un objectif d’inflation symétrique de 2 % à moyen terme. Le nouvel objectif offre plus de flexibilité et permettrait aux écarts à court terme de dépasser temporairement la cible de 2 %. Sous un autre aspect de son analyse, la BCE annonce également un plan visant à inclure des considérations relatives aux changements climatiques dans son cadre de politique monétaire.

Selon la Banque centrale, les changements climatiques et la transition vers une économie plus durable affectent les perspectives de stabilité des prix par leur impact sur les indicateurs macroéconomiques tels que l’inflation, la production, l’emploi, les taux d’intérêt, l’investissement, la productivité, la stabilité financière et la transmission de la politique monétaire.

Dans ses procès-verbaux, la Banque centrale semble considérer les perspectives comme trop incertaines et fragiles pour commencer à réduire le soutien aux achats d’actifs. Les décideurs politiques continuent de regarder au-delà de la hausse de l’inflation, qui a été jugée temporaire, pour se concentrer sur les pressions inflationnistes sous-jacentes modérées. La BCE a noté que, bien que les perspectives économiques se soient éclaircies et que les risques se soient atténués, le choc négatif de la pandémie sur la trajectoire prévue de l’inflation ne s’est pas encore complètement inversé. La Banque centrale craint également que la hausse des taux du marché puisse, par conséquent, freiner la reprise et la dynamique de l’inflation.

On observe une baisse de l’indice allemand ZEW mesurant la confiance à l’égard de l’économie, qui est passé de 79,8 en juin à 63,3 en juillet. Par contre, l’évaluation ZEW quant à la situation actuelle a augmenté de -9,1 à 21,9. Les attentes ont chuté pendant que l’économie continue de se normaliser. Malgré ce déclin, la mesure reste très élevée, reflétant des attentes économiques positives pour les six mois à venir.

La production industrielle de l’Allemagne a diminué de 0,3 % en mai, après avoir connu aussi une baisse de 0,3 % en avril. Le consensus sur le marché prévoyait une augmentation de 0,7 %. La production dans les secteurs de la fabrication et des mines a chuté de 0,5 %, sous l’effet d’une baisse de 3,4 % des biens d’équipement. La production d’énergie a également baissé de 2,1 %, tandis que la construction a progressé de 1,3 %.

Le PIB du Royaume-Uni a augmenté de 0,8 % en mai. Le secteur des services a progressé de 0,9 %, porté par une hausse de 37,1 % des services d’hébergement et de restauration. Pendant ce temps, la fabrication a progressé de 0,8 %, portée par les secteurs de l’électricité et des mines. Dans son ensemble, le PIB reste de 3,1 % inférieur aux niveaux prépandémiques de février 2020.

Le taux d’inflation en Chine, mesuré par son indice des prix à la consommation, a chuté à 1,1 % d’une année sur l’autre en juin, alors qu’il était de 1,3 % en mai. Les prix ont chuté de 0,4 % au cours du mois. Les prix des denrées alimentaires continuent d’être le principal frein à l’inflation, en baisse de 1,7 % d’une année sur l’autre.

Pendant ce temps, les prix des produits non alimentaires ont augmenté de 1,7 % d’une année sur l’autre, fortement soutenus par les prix de l’énergie, qui ont augmenté de 23,6 %.

Aperçu de l’avenir

Canada – Ventes du secteur de la fabrication et réunion de la Banque du Canada (14 juillet)

Les marchés s’attendent à une augmentation de 0,8 % des ventes dans le secteur de la fabrication en mai, après une baisse de 2,1 % en avril.

La semaine prochaine au Canada, les yeux seront tournés vers la Banque du Canada. Certains s’attendent à ce que la Banque du Canada réduise encore ses achats d’actifs de un à deux milliards de dollars de plus par semaine, pendant que les perspectives continuent de s’améliorer. Cependant, il sera tout aussi important de surveiller les nouvelles prévisions dans l’édition de juillet du Rapport sur la politique monétaire, dans laquelle des révisions à la hausse sont probables. Les prévisions concernant l’inflation, la croissance et l’emploi auront des conséquences de la plus haute importance sur le processus de normalisation de la politique monétaire.

États-Unis – IPC (13 juillet); livre beige de la Réserve fédérale (14 juillet); enquêtes sur la fabrication des réserves fédérales de l’Empire State et de Philadelphie, production industrielle (15 juillet); ventes au détail (16 juillet)

En juin, la valeur de l’IPC pourrait encore être dominée par les catégories en réouverture. Le consensus sur le marché prévoit une hausse de 0,5 %, ce qui devrait faire chuter la valeur d’une année sur l’autre à 4,9 % en raison d’effets de base négatifs.

Le livre beige de la Réserve fédérale devrait annoncer une amélioration de l’activité économique. La demande devrait rester forte, tandis que les pressions sur les prix et les plans d’embauche seront étroitement surveillés. Nous obtiendrons également la version de juillet des enquêtes sur la fabrication des réserves fédérales de Philadelphie et de l’Empire State.

La production industrielle devrait encore augmenter de 0,6 % en juin, après une solide progression de 0,8 % en mai. Il existe encore des risques de baisse des cours liés à la production de véhicules en raison de pénuries de semi-conducteurs, ainsi que d’autres pénuries d’approvisionnement.

Enfin, le chiffre des ventes au détail pour juin sera disponible, avec une baisse prévue de 0,5 %. La baisse des dépenses de relance se prolongera, mais la hausse des revenus salariaux assurera une certaine compensation. Par ailleurs, au fur et à mesure que les réouvertures continuent, les dépenses pourraient se déplacer des biens aux services, un fait que les données ne montrent pas.

International – Exportations de la Chine (13 juillet); PIB, ventes au détail et production industrielle de la Chine (15 juillet); Banque du Japon (16 juillet)

Les analystes du marché mondial se concentreront sur certaines publications de données en provenance d’Asie. Les exportations chinoises devraient avoir ralenti en juin, avec une hausse de 21,0 % d’une année sur l’autre, par comparaison à 27,9 % en mai.

La Chine publiera également ses données sur le PIB, qui devrait atteindre 8,0 % d’une année sur l’autre. Cependant, si l’on examine les distorsions dues aux effets de base, les chiffres d’un trimestre sur l’autre pourraient atteindre 1,0 %. Les données sur les ventes au détail et la production industrielle seront également publiées, ce qui permettra de mieux ventiler les moteurs de croissance.

La Banque du Japon devrait maintenir sa politique stable pendant que le gouvernement annonce d’autres états d’urgence. Les marchés se concentreront plutôt sur les prévisions mises à jour de la Banque centrale, ainsi que sur les détails initiaux de son initiative axée sur les changements climatiques.

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