Pouls hebdomadaire du marché - Semaine se terminant le 10 juillet 2020

Développements du marché

Actions

Les marchés ont progressé, même si le nombre de cas de coronavirus a continué d’augmenter. Les tensions sino-américaines ont également augmenté lorsque l’application chinoise populaire TikTok a fait l’objet d’un examen minutieux et que le président américain Trump a fait remarquer qu’un accord commercial de « phase deux » était improbable. Cette semaine, le nombre d’emplois plus élevé que prévu au Canada et aux États-Unis a contribué aux gains du marché, même si la hausse de nouveaux cas pourrait retarder la reprise. L’indice S&P 500 a gagné 1,76 %, et l’indice composé S&P/TSX a augmenté de 0,75 %.

Revenu fixe

Les rendements des obligations ont légèrement reculé. Le gouvernement canadien a dévoilé un déficit prévu de 343 G$ la semaine dernière, qui devrait être financé par des obligations à 10 et 30 ans. Le rendement sur 10 ans de l’obligation du Trésor américain a reculé de 3 points de base, terminant la semaine à 0,64 %. Le rendement sur 10 ans de l’obligation du gouvernement du Canada a chuté de 1 point de base, terminant la semaine à 0,55 %.

Marchandises

Les prix du cuivre ont continué de grimper, enregistrant une hausse de 6,07 % en raison des inquiétudes concernant l’offre, alors que la demande mondiale a commencé à se redresser. Les prix de l’or ont augmenté de 1,28 % alors que les prix du pétrole sont restés stables. L’OPEP publiera son rapport sur le marché du pétrole cette semaine.


Performance (rendement des cours)

Performance (rendement des cours)

En date du 10 juillet 2020


Développements macroéconomiques

Canada – chute de la confiance dans l’Enquête sur les perspectives des entreprises; poursuite du rebond de l’emploi; hausse des mises en chantier

L’indicateur de l’Enquête sur les perspectives des entreprises de la Banque du Canada est passé de -0,51 au T1 à -7 au T2. La confiance des entreprises a considérablement diminué en raison de la pandémie et de la chute des prix du pétrole, et près de la moitié de l’ensemble des entreprises a signalé une baisse des ventes au cours des 12 derniers mois. L’incertitude reste élevée tandis que la pandémie se poursuit et que la faiblesse de la demande intérieure et extérieure persiste. Les prévisions de croissance des ventes se sont assouplies, et les intentions d’investissement ont chuté à un niveau presque record. Les entreprises qui ont l’intention d’augmenter leurs investissements disent souvent vouloir améliorer leur stratégie de numérisation ou leur productivité. Les intentions d’embauche sont positives, car la majorité des entreprises qui ont procédé à des mises à pied entendent rouvrir certains des postes concernés. Malgré cela, de nombreuses entreprises n’envisagent pas d’augmenter leurs effectifs. Les pressions sur la capacité sont faibles, car la demande n’a pas encore repris, mais de nombreuses entreprises prévoient de pouvoir reprendre une production normale dans le mois suivant la levée des restrictions. Les entreprises s’attendent à pouvoir facilement pourvoir des postes vu l’élargissement du bassin de main-d’œuvre disponible, tandis que certaines entreprises ont noté que la Prestation canadienne d’urgence a rendu difficile la rétention des employés actuels ou l’embauche de nouveaux employés.

Les prévisions en matière d’inflation ont diminué de façon significative, car les entreprises ont l’intention de maintenir une croissance des prix modérée pour demeurer concurrentielles. Les entreprises ont signalé un resserrement généralisé des conditions de crédit dans la plupart des secteurs et des régions, reflétant la hausse des coûts d’emprunt ou une moindre réceptivité des marchés aux nouvelles émissions d’obligations ou d’actions. Les mesures de relance, y compris les programmes gouvernementaux et les mécanismes de la Banque du Canada, ont contribué à assouplir les conditions financières et à améliorer l’accès au crédit.

L’Enquête sur la population active a indiqué que l’emploi continue de rebondir rapidement, l’emploi net ayant augmenté de 953 000 en juin grâce à la réouverture des entreprises. La période de référence s’étend du 14 au 20 juin, les restrictions en matière de santé publique s’étant alors assouplies dans la majeure partie du pays, tandis que des restrictions sévères restaient en vigueur dans certaines parties de l’Ontario, notamment à Toronto. Néanmoins, l’emploi a augmenté dans toutes les provinces, avec une augmentation de 488 000 des emplois à temps plein et de 465 000 des emplois à temps partiel. En conséquence, le taux de chômage est tomé à 12,3 % en juin, contre 13,7 % en mai. Les 5,5 millions de travailleurs touchés par l’arrêt de l’activité économique lié à la COVID-19 sont passés à 3,1 millions, soit une diminution de 43 % depuis avril. Les travailleurs qui ont travaillé la moitié de leurs heures habituelles pour des raisons susceptibles d’être liées au virus ont chuté de 823 000 en juin, mais ce nombre reste supérieur de 1,4 million aux niveaux d’avant la COVID-19. 2,5 millions de Canadiens sont toujours au chômage, contre 1,1 million en février avant l’épidémie et 844 000 d’entre eux, soit 34 % des chômeurs, ont été mis à pied temporairement et s’attendent à retourner à leur emploi précédent.

Les mises en chantier d’habitations ont atteint 212 000 en juin, comparativement à 196 000 en mai. Cette hausse reflète l’augmentation des mises en chantier en Ontario, qui sont passées de 55 600 en mai à 76 300 en juin.

États-Unis – 1,3 M de demandes initiales d’allocations chômage

Les demandes initiales d’allocations chômage pour la semaine se terminant le 4 juillet s’établissaient à 1,31 million, soit un recul de 99 000 par rapport à la semaine précédente. Ce chiffre est légèrement supérieur au consensus du marché de 1,38 million, confirmant la tendance à la baisse même s’il demeure élevé. Les demandes continues pour la semaine se terminant le 27 juin ont chuté à 18,1 millions, contre 19,3 millions la semaine précédente.

International – Rebond des ventes au détail dans la zone euro; hausse plus faible que prévu des commandes manufacturières et de la production industrielle en Allemagne; crédit en Chine, le reflet d’une politique de soutien

Les ventes au détail dans la zone euro ont rebondi de 17,8 % en mai, après deux mois consécutifs de baisses à deux chiffres, ce qui montre un retour rapide et solide des dépenses de consommation, les inquiétudes concernant le virus s’étant atténuées. Les ventes de carburant automobile et d’autres produits non alimentaires ont bondi de 38,4 % et 34,5 %, respectivement. Les ventes au détail sont toujours en baisse de 12,5 % par rapport à février.

En Allemagne, les commandes manufacturières se sont redressées de 10,4 % en mai, après une baisse de 26,2 % en avril. Le consensus du marché prévoyait un rebond de 15,4 %. Les commandes ont été fortes dans la zone euro, augmentant de 20,9 %, tandis que les commandes des autres pays n’ont augmenté que d’un maigre 2,0 %, ce qui pourrait refléter le retard de la reprise dans les pays qui ne maîtrisent pas le coronavirus. Les nouvelles commandes dans l’industrie automobile sont également en hausse, mais elles restent inférieures de 47 % à celles de février.

La production industrielle allemande a augmenté de 7,8 % en mai, après une baisse de 17,5 % en avril. Cette hausse est due à une augmentation de 10,3 % de la fabrication, elle-même attribuable à une augmentation de 27,6 % des biens d’équipement. La production dans les secteurs de l’énergie et de la construction a augmenté respectivement de 1,7 % et de 0,5 %.

Le financement global chinois a augmenté de 3,43 trillions de yuans en juin, comparativement à 3,2 trillions de yuans en mai, ce qui reflète une politique de soutien à la reprise. Les nouveaux prêts consentis par les institutions financières ont augmenté de 1,8 trillion de yuans et cette politique devrait continuer d’être favorable puisque la Chine a promis une croissance du crédit cette année, qui devrait atteindre au moins 30 trillions de yuans en 2020. Le financement global total a atteint 20 trillions de yuans en juin.


Aperçu de l’avenir

Canada – réunion de la Banque du Canada (15 juillet); ventes manufacturières (15 juillet)

Une semaine de faibles données pour le Canada cette semaine. La Banque du Canada est sur le point de se réunir. Aucun changement de taux n’est prévu, mais les marchés seront à l’affût des indications prospectives de la banque centrale, car l’Enquête sur les perspectives des entreprises fait état d’une faible confiance de la part des entreprises et le déficit public devrait atteindre 343 milliards de dollars, car elle estime que les programmes en réponse au coronavirus ont entraîné

236 milliards de dollars de nouvelles dépenses à ce jour. Le gouvernement a déclaré qu’il intensifierait l’émission d’obligations à 10 ans et à 30 ans pour financer le déficit.

Les ventes manufacturières en mai devraient augmenter de 9 %, ce qui reflète le début de la reprise, après les baisses de 9,8 % et 28,5 % en mars et avril.

États-Unis – énoncé budgétaire (13 juillet); IPC de juin (14 juillet); production industrielle, indice Empire State du secteur manufacturier et livre beige de la Réserve fédérale (15 juillet); ventes au détail, demandes d’allocations chômage (16 juillet)

La semaine commence avec le solde budgétaire, dont le déficit est estimé à 863 milliards de dollars américains, car les recettes restent faibles en raison de la faiblesse de la demande et du report de l’impôt, alors que les allocations chômage et autres mesures de relance sont versées.

Mardi, nous aurons l’IPC de mai. Son évolution devrait être modeste, le consensus du marché étant de seulement 0,5 %. Néanmoins, l’amélioration de la demande et la hausse des prix de l’énergie pourraient le faire revenir en territoire positif pour la première fois après trois mois d’inflation négative.

La production industrielle de juin devrait également augmenter avec la reprise de l’activité économique et l’indice Empire State du secteur manufacturier sera un autre point de données pour saisir le sentiment et les intentions des entreprises alors que l’économie continue de rouvrir. La Réserve fédérale américaine publiera également son livre beige, qui donnera son point de vue actualisé sur la conjoncture économique. Il est peu probable que ces données modifient leur position de soutien, mais elles peuvent fournir davantage de renseignements sur la voie de la reprise, surtout en ce qui concerne l’emploi qui, selon les prévisions de la Fed, pourrait mettre des années à revenir aux niveaux précédents.

Les ventes au détail de juin devraient à nouveau augmenter après un fort rebond en mai. Enfin, les marchés suivront une nouvelle fois l’évolution du nombre d’emplois étant donné le nombre élevé de cas récents de coronavirus.

International – PIB du Royaume-Uni, indice ZEW en Allemagne, et rapport de l’OPEP sur le marché du pétrole (14 juillet); réunion de la BCE (16 juillet)

La publication du PIB du Royaume-Uni pour le mois de mai donnera un premier aperçu de la reprise, les marchés s’attendant à une augmentation de 5,3 %. La confiance s’est largement redressée en Allemagne, comme le montre l’indice ZEW, et on s’attende à ce qu’elle demeure solide à mesure que la reprise économique se poursuit.

L’OPEP publiera son rapport sur le marché du pétrole avec des prévisions de demande actualisées qui pourraient avoir une incidence sur la réduction de la production actuelle. Enfin, les marchés seront à l’affût de tout changement dans l’achat d’actifs lors de la prochaine réunion de la BCE.

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