Pouls hebdomadaire du marché - Semaine se terminant le 17 juillet 2020

Développements du marché

Actions

Les marchés ont légèrement progressé, les investisseurs continuant à voir des signes encourageants de reprise économique. Les ventes au détail de juin sont plus élevées par rapport à l’année dernière, et les enquêtes continuent d’indiquer une amélioration du contexte commercial. Le nombre de cas de COVID-19 aux États-Unis continue d’augmenter. Donald Trump a ordonné de mettre fin au statut économique spécial de Hong Kong auprès des États-Unis, ce qui sanctionnerait également les représentants chinois. L’indice S&P 500 a gagné 1,25 %, tandis que l’indice composé S&P/TSX a progressé de 2,61 %.

Revenu fixe

Les rendements des obligations ont légèrement baissé. La Banque du Canada a déclaré qu’elle n’augmenterait pas les taux jusqu’en 2023, compte tenu des prévisions actuelles. La Banque centrale européenne a laissé les taux et les achats inchangés. Le rendement sur 10 ans de l’obligation du Trésor américain a reculé de 2 points de base, terminant la semaine à 0,63 %. Le rendement sur 10 ans de l’obligation du gouvernement du Canada a chuté de 2 points de base, terminant la semaine à 0,53 %.

Marchandises

Le cours de l’or a légèrement progressé de 0,65 %, alors que les investisseurs cherchaient à se prémunir contre l’incertitude. L’OPEP a publié une version modifiée de son rapport mensuel sur le marché pétrolier, qui prévoit un important redressement de la demande de pétrole l’année prochaine. Les cours du pétrole et du cuivre sont restés inchangés la semaine dernière.


Performance (rendement des cours)

Performance (rendement des cours)

En date du 17 juillet 2020


Développements macroéconomiques

Canada – Longue reprise anticipée par la Banque du Canada; début de reprise du secteur manufacturier

La Banque du Canada a maintenu ses taux à 0,25 % et « maintiendra le taux directeur à sa valeur plancher jusqu’à ce que les capacités excédentaires dans l’économie se résorbent, de sorte que la cible d’inflation de 2 % soit atteinte de manière durable ». Elle poursuit ses achats d’actifs à grande échelle et déclare que « pour soutenir la reprise et atteindre l’objectif d’inflation, [elle] est prête à accentuer la détente monétaire si cela s’avère nécessaire ».

La Banque du Canada a également publié une version modifiée de son Rapport sur la politique monétaire. La pandémie de la COVID-19 se divise en trois phases : le confinement, la réouverture et la récupération. Le confinement est terminé, mais a entraîné une chute abrupte de l’activité économique. L’économie est actuellement dans la phase de réouverture alors que la réouverture d’entreprises et la demande refoulée entraîneront un rebond initial de l’emploi et de la production. La phase de récupération suivra, mais il faut s’attendre à ce que la production économique canadienne mette également du temps à revenir aux niveaux observés avant la pandémie. Dans le scénario intermédiaire, qui s’appuie sur l’hypothèse qu’il n’y aura pas de deuxième vague à grande échelle, on s’attend à ce que le PIB diminue de 7,8 % en 2020, puis renoue avec la croissance, qui atteindra 5,1 % en 2021. L’inflation ne devrait être que de 0,6 % en 2020 avant d’augmenter seulement de 1,2 % en 2021 et de 1,7 %, en 2022. Comme la banque centrale a déclaré qu’elle n’avait pas l’intention d’augmenter les taux jusqu’à ce que l’inflation ait atteint 2 %, elle semble vouloir maintenir le taux actuel de 0,25 % jusqu’en 2023 au moins, pour le moment. Essentiellement, la banque centrale se fonde sur une récupération longue, en postulant que « la pandémie aura pris fin ou presque d’ici le milieu de 2022, lorsqu’un vaccin ou un traitement efficace sera offert à la population générale ».

Les ventes dans le secteur manufacturier ont grimpé de 10,7 % en mai, alors que les fabricants ont repris les activités qu’ils avaient partiellement ou complètement arrêtées pendant le confinement, ce qui représente une augmentation des ventes dans 18 des 21 secteurs. Cette augmentation est principalement attribuable aux ventes du secteur de l’équipement de transport, qui ont grimpé de 81,7 %, et du secteur des produits du pétrole et du charbon, qui a vu ses ventes bondir de 18,6 %, résultat de la réouverture de l’économie. Les ventes dans le secteur manufacturier accusent toujours un retard de 28,4 % en raison d’importantes baisses à deux chiffres, soit de 10,3 % et de 27,9 % en mars et en avril.

États-Unis – Déficit budgétaire record; augmentation de l’IPC en juin; augmentation de la production industrielle; livre beige de la Réserve fédérale américaine indiquant une augmentation de la demande, mais une incertitude sur le marché de l’emploi; augmentation des ventes au détail; augmentation des demandes d’allocations chômage

Les États-Unis ont enregistré un déficit budgétaire record de 864,1 milliards de dollars en juin. Le report de la date limite de production des déclarations de revenus a entraîné une baisse de revenu de 27,9 %, pour s’établir à 240,8 milliards de dollars, alors que les dépenses du gouvernement fédéral ont bondi à 1 100 milliards de dollars. La plupart des dépenses étaient liées au programme de protection des salaires et aux prestations d’assurance-chômage.

L’IPC a augmenté de 0,3 % en juin, après avoir connu une chute de 0,1 % en mai. Ce gain est attribuable à l’augmentation de 12,3 % des prix de l’essence et de l’augmentation de 0,6 % des prix des aliments. L’IPC de base, qui exclut l’alimentation et l’énergie, révèle que les prix ont augmenté de 0,2 % pour la première fois depuis février. Les prix des services de transport et des vêtements ont respectivement augmenté de 2,1 % et de 1,7 %.

La production industrielle a connu une progression de 5,4 % en juin, après une augmentation de 1,4 % en mai, mais les niveaux de production demeurent inférieurs de 10,9 % à ceux de février. La production manufacturière a cru de 7,2 % tandis que le secteur des véhicules à moteur et des pièces a encaissé le gain le plus important en bondissant de 105,0 %. L’utilisation des capacités est passée de 65,1 % en mai à 68,6 % en juin, mais demeure inférieure de 11,2 % à la moyenne à long terme de 1972 à 2019.

Le livre beige de la Réserve fédérale rapporte que l’activité économique dans les 12 districts a augmenté, mais demeure en deçà des niveaux observés avant la COVID-19. La réouverture autorisée des entreprises non essentielles a relancé les dépenses de consommation et fait rebondir les ventes au détail. La demande de prêts a été inexistante, à l’exception d’une certaine activité au titre du programme Paycheck Protection Program (PPP) et dans le secteur du crédit hypothécaire. On observe une reprise de l’emploi, mais par rapport à des niveaux bas et son niveau reste bien inférieur à ceux observés avant la COVID-19. Les taux de rotation de la main-d’œuvre demeurent élevés et presque tous les districts ont indiqué qu’il était difficile de ramener les employés au travail en raison des inquiétudes liées à la santé et à la sécurité, et à la garde des enfants, et des prestations d’assurance-chômage généreuses. Les entreprises qui ont retenu leur effectif grâce à l’aide du PPP ont déclaré que c’est la vigueur de la demande qui déterminera s’ils peuvent éviter des mises à pied.

En juin, les ventes au détail ont poursuivi leur solide remontée, affichant un gain 7,5 %, après un gain de 18,2 % en mai. La croissance était attribuable au secteur des vêtements, qui a augmenté de 105,1 %, au secteur des aliments et des boissons, qui a connu une augmentation de 20,0 %, et au secteur des véhicules et pièces, qui a connu une hausse de 8,2 %. Étonnamment, les ventes de détail sont actuellement supérieures de 5,0 % par rapport à celles de juin de l’an dernier. Depuis juin 2019, les ventes des détaillants hors magasin ont augmenté de 23,5 % tandis que les fournisseurs de matériaux de construction et de fournitures de jardinage ont encaissé un gain de 17,3 %.

Le nombre de demandes initiales d’allocations chômage pour la semaine se terminant le 11 juillet a été de 1,3 million, une légère baisse de 10 000 demandes par rapport à la semaine précédente, alors qu’on en prévoyait 1,25 million. Le nombre de chômeurs déjà inscrits a reculé de 17,8 à 17,3 millions pour la semaine se terminant le 4 juillet, ce qui se traduit par un ratio de prestations d’assurance-emploi de 11,9 %.

International – Au Royaume-Uni, la croissance du PIB reprend, mais elle est décevante; en Allemagne, l’indice ZEW est positif; raffermissement de la demande selon le rapport de l’OPEP sur le marché du pétrole; BCE porte à 1 350 milliards d’euros son engagement dans le programme d’achats

Le PIB du Royaume-Uni a avancé de 1,8 % en mai, après un recul de 20,3 % en avril, alors que le consensus était de 5,5 %. La croissance décevante montre que malgré l’accroissement des activités, la reprise complète demeure un défi. La production a augmenté de 6,0 % au cours du mois, tandis que les services ont été à la traîne, ne progressant en effet que de 0,9 %.

L’indice ZEW (sentiment de confiance à l’égard de l’économie) a légèrement décliné à 59,3 en juillet alors qu’il était de 63,4 en juin. Les perspectives en Allemagne restent largement inchangées. On s’attend à une nouvelle croissance au deuxième semestre de l’année et en 2021. La confiance à l’égard du développement économique de la zone euro a continué à croître pour le quatrième mois consécutif.

L’OPEP a publié son rapport sur le marché du pétrole, qui prévoit que la demande pétrolière, accusant toujours un retard par rapport aux niveaux observés avant la COVID-19, rebondira en 2021. On a estimé que la demande pétrolière serait de 99,7 millions de barils par jour en 2019, qu’elle diminuerait à 90,7 millions de barils par jour en 2020, puis qu’elle remonterait à 97,7 millions de barils par jour en 2021. La demande pétrolière a déjà entamé sa remontée et compte tenu des prévisions, l’alliance OPEP+ maintiendra l’accord sur une baisse de la production de 9,7 millions de barils par jour à 7,7 millions de barils par jour en août.

La Banque centrale européenne a laissé les taux d’intérêt et les achats d’actifs inchangés. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a annoncé que son institution portait à 1 350 milliards d’euros le montant du Programme d’achats d’urgence pandémique (PEPP), à moins de grandes surprises inattendues.


Aperçu de l’avenir

Canada – Indice du prix des maisons Teranet-Banque Nationale (20 juillet); ventes au détail (21 juillet); IPC (22 juillet)

Lundi, nous recevons l’indice Teranet-Banque Nationale du prix des maisons, qui a progressé de 1,1 % en mai, suivi des données sur les ventes de détail le mardi. Les marchés s’attendent à ce que les ventes au détail hors automobiles augmentent de 11,8 % par rapport au mois précédent, rebondissant après un recul de 22,0 % en avril. Enfin, selon les données de l’inflation de juin, publiées le mercredi, on prévoit une augmentation de 0,2 % par rapport à l’année précédente, après une baisse de 0,4 % en mai.

États-Unis – Vote au Conseil des gouverneurs de la Fed (21 juillet); ventes d’habitations existantes (22 juillet); indices PMI de Markit (24 juillet)

Mardi, le Comité sénatorial des banques devrait voter au Conseil des gouverneurs sur les candidatures de Judy Shelton et de Christopher Waller. En juin, on prévoit un accroissement des ventes de maisons existantes de 22,8 % par rapport au mois précédent, en contrepoids à la baisse de 9,7 % en mai. Vendredi, Markit publie les PMI des services et de la fabrication pour juillet. Ces indices montrent comment chaque secteur gère la réouverture de certains États et les reculs d’autres. Les résultats des deux enquêtes sectorielles devraient dépasser le niveau de 50, ce qui indique une expansion économique.

International – PIB de la Corée du Sud au T2 (23 juillet); indices PMI Markit pour la zone euro (24 juillet)

La Corée du Sud est un baromètre du commerce mondial et publiera jeudi son PIB du deuxième trimestre. Les marchés s’attendent à une baisse de 2,0 % du PIB par rapport à l’année précédente, soit une baisse importante par rapport à une hausse de 1,4 % au premier trimestre.

Les indices PMI Markit de juillet seront publiés dans l’ensemble de la zone euro et devraient continuer à rebondir par rapport au creux record atteint en avril. Les indices de nombreux pays devraient passer au-dessus du niveau 50, ce qui indique des conditions expansionnistes.

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