Pouls hebdomadaire du marché - Semaine se terminant le 31 juillet 2020

Développements du marché

Actions

Les marchés ont poursuivi leur ascension, aidés par les entreprises de technologie qui ont enregistré un solide bénéfice. La progression du nombre de cas de COVID-19 aux États-Unis a semblé ralentir la semaine dernière, et la Federal Reserve (Fed) a continué de promouvoir sa politique conciliante. Malgré des surprises positives, le président de la Fed, Jerome Powell, continue de rappeler l’incertitude et la longue reprise avec de nouvelles difficultés à venir. Il n’y a pas eu de solution au prochain plan de relance, qui met fin aux prestations de chômage supplémentaires. Le S&P 500 et le S&P/TSX ont gagné respectivement 1,73 % et 1,08 %.

Revenu fixe

Les rendements obligataires ont connu une baisse après les commentaires conciliants de la Fed, sans indice d’une intention de hausser les taux. Le rendement sur 10 ans de l’obligation du Trésor américain a reculé de 6 points de base, terminant la semaine à 0,53 %. Le rendement sur 10 ans de l’obligation du gouvernement du Canada a chuté de 3 points de base, clôturant la semaine à 0,47 %.

Marchandises

La demande d’actifs refuges se poursuit, et le prix de l’or a connu une hausse de 3,88 % tandis que le dollar américain fléchit et que les taux réels se retrouvent plus loin en territoire négatif. Le cours du pétrole a reculé de 2,08 % après des signes inquiétants de reprise aux États-Unis. Le cuivre a quant à lui reculé de 0,78 %.


Performance (rendement des cours)

Performance (rendement des cours)

En date du 31 juillet 2020


Développements macroéconomiques

Canada – le PIB commence à se rétablir en mai

Le PIB réel a augmenté de 4,5 % en mai, après de fortes baisses de 7,5 % et de 11,7 % en mars et en avril. Les secteurs de la production et des services ont connu une hausse de 8,0 % et de 3,4 % respectivement. La production a augmenté dans 17 des 20 secteurs. Les principaux contributeurs sont la construction, en hausse de 17,6 %, le commerce de détail, en hausse de 16,6 %, et le secteur manufacturier, en hausse de 7,4 %. Malgré ces gains, l’activité économique reste inférieure de 15 % aux niveaux d’avant la pandémie. En outre, Statistique Canada a fourni des données préliminaires pour juin indiquant une autre augmentation de 5 % pour le mois.

États-Unis – La Fed réaffirme sa position conciliante; le PIB chute au T2; les revenus dégringolent, mais les dépenses augmentent; la confiance des consommateurs diminue; les commandes de biens durables augmentent; les demandes hebdomadaires d’allocations chômage augmentent

La politique monétaire n’a pas été modifiée à la réunion de la Fed, mais la banque centrale a étendu ses facilités de prêt pour stabiliser les marchés et le flux de crédit de septembre à décembre. Son président, Jerome Powell, a de nouveau affirmé que la Fed « ne songe même pas à songer à augmenter les taux », prévoyant une relance prolongée. Bien que les données économiques aient surpris récemment, les perspectives demeurent très incertaines. Par conséquent, l’accent reste donc mis sur l’atténuation de la baisse et le maintien du soutien continu pour surmonter les énormes difficultés causées par le virus.

Le PIB a connu une chute majeure au deuxième trimestre, soit de de 32,9 %, le pire résultat jamais enregistré. Les dépenses personnelles de consommation et les investissements ont chuté de 34,6 % et de 49 % respectivement, alors que les dépenses gouvernementales ont augmenté de 2,7 %. Les exportations nettes ont également constitué une maigre contribution, car les importations ont davantage diminué que les exportations.

En juin, le revenu personnel a chuté de 1,1 %, ce qui traduit la diminution de l’aide gouvernementale, mais la rémunération a augmenté à la faveur du retour au travail, offrant ainsi une compensation partielle. Les dépenses personnelles ont augmenté de 5,6 % en juin, après l’augmentation de 8,5 % en mai. Les dépenses reprennent rapidement consécutivement à la réouverture de l’économie, et l’on observe quelques-unes des plus importantes augmentations dans les catégories des vêtements et des chaussures, des soins de santé, des services alimentaires et de l’hébergement.

L’indice de confiance des consommateurs du Conference Board a chuté à 92,6 en juillet, contre 98,3 en juin. L’indice de la situation actuelle est passé de 86,7 à 94,2. Cependant, l’indice des attentes est toutefois passé de 106,1 à 91,5. On a noté des déclins importants au Michigan, en Floride, au Texas et en Californie, probablement liés à la résurgence de la COVID-19. Dans l’ensemble, il y a eu moins d’optimisme à l’égard des perspectives économiques et du marché du travail.

Les nouvelles commandes de produits durables ont augmenté de 7,3 % en juin, après l’augmentation de 15,1 % en mai. Les résultats constamment solides du secteur du transport en sont la principale source. Si l’on exclut le transport, les commandes ont augmenté de 3,3 %. L’un des facteurs du recul, ce sont les nouvelles commandes de biens d’équipement, en baisse de 16,4 %, probablement en raison de la diminution des profits des entreprises et, par suite, des dépenses en capital.

Le nombre de demandes initiales d’allocations chômage a été de 1,43 million, une légère augmentation par rapport aux 1,42 million demandes de la semaine dernière. Il s’agit d’une deuxième semaine de hausse des demandes combinée à une hausse des demandes continues, ce qui préoccupe les marchés. La récente augmentation de cas de coronavirus est sans aucun doute en cause, puisque certains États stoppent la réouverture et d’autres font même marche arrière.

International – les indices PMI en Chine se maintiennent; l’enquête IFO en Allemagne témoigne d’une croissance; le PIB de l’Allemagne recule; le taux de chômage en Eurozone grimpe;

L’indice PMI composé officiel de la Chine s’est maintenu : il a été de 54,1 tandis qu’il était de 54,2 en juin. L’indice PMI manufacturier est passé de 50,9 à 51,1, tandis que l’indice PMI non manufacturier est passé de 54,2 à 54,4. Les conditions de la demande continuent de s’améliorer, mais, d’après les données des commandes d’exportation, la demande extérieure demeure en repli. Le redémarrage de l’activité économique mondiale à venir devrait aider à hausser la demande. Les indicateurs de travail traînent également, témoignant toujours d’une contraction et de suppression d’emplois. L’indice PMI dépend de la taille de l’entreprise : pour les petites entreprises, il a chuté, alors que pour les moyennes et les grandes entreprises, il indique une solide reprise. Le soutien des activités de construction qu’offre le gouvernement est un facteur de l’indice non manufacturier.

L’indice allemand du climat des affaires, IFO, est en hausse pour un troisième mois consécutif, passant de 86,2 en juin à 90,5 en juillet. C’est l’indice des attentes qui a connu la hausse la plus marquée, passant de 91,4 à 97,0. L’indice de l’évaluation de la situation actuelle a aussi augmenté, passant de 81,3 à 84,5. La conjoncture dans le secteur manufacturier s’est considérablement améliorée et les entreprises devraient connaître une croissance au cours des prochains mois. L’utilisation de la capacité a augmenté, passant de 70,4 % à 74,9 %, mais reste loin de la moyenne de 83,5 %. Les conditions dans le secteur des services sont maintenant en territoire positif, et les attentes sont revues à la hausse.

Le PIB de l’Allemagne a chuté de 10,1 % au deuxième trimestre de 2020. Cette baisse record est attribuable à de fortes diminutions des importations et des exportations, de la consommation des ménages et de la formation de capital. Les dépenses gouvernementales ont constitué une compensation partielle pendant la crise.

Le taux de chômage dans la zone euro est passé de 7,7 % en juin à 7,8 % en mai, ce qui représente une augmentation de 203 000 chômeurs.


Aperçu de l’avenir

Canada – L’indice PMI manufacturier (4 août); enquête sur la main-d’œuvre et le commerce des marchandises (5 août)

Les marchés canadiens sont fermés le lundi 3 août, jour de congé officiel.

L’indice PMI manufacturier sera la première donnée publiée pour le Canada. Il devrait continuer de grimper à mesure que la réouverture se poursuit. L’enquête sur la main-d’œuvre suivra. Les marchés s’attendent à un gain net de 390 000 emplois, ce qui ferait diminuer le taux de chômage à 11,2 %. Enfin, on s’attend à ce que le déficit sur marchandises se soit rétréci en juin. Le prix des marchandises, une des principales exportations, a augmenté et devrait largement compenser le rebond des importations, qui devrait accompagner le retour de la demande.

États-Unis – Commandes manufacturières (4 août); nombre de demandes hebdomadaire (6 août); emplois non agricoles (7 août)

Les commandes manufacturières devraient augmenter de 5,0 % en juin, à la faveur du retour de la demande de véhicules. Les commandes de biens d’équipement seront essentielles pour voir où les commandes de biens durables de la semaine dernière ont connu un affaiblissement.

La semaine prochaine, l’accent sera mis sur les chiffres de l’emploi. Les demandes initiales et les demandes continues étaient en hausse la semaine dernière, ce qui est probablement lié à la hausse du nombre de cas de COVID-19. Les marchés espèrent voir une stabilisation à la fois des demandes initiales et des demandes continues la semaine prochaine. Les chiffres des emplois non agricoles, également publiés, renseigneront sur la relance jusqu’à maintenant. Les marchés s’attendent à une hausse de 1,52 million des emplois non agricoles, laquelle ferait diminuer le taux de chômage à 10,5 %.

International – Exportations de la Corée du Sud (1er août); l’indice PMI Caixin de la Chine (3 août); réunion de la Banque d’Angleterre (6 août); production industrielle allemande (7 août)

Nous nous attendons à voir freiner la baisse des exportations de la Corée du Sud, qui font office de baromètre des exportations mondiales. Il y a un signe précoce de contraction de la demande chinoise, mais la demande mondiale, elle, indique une relance graduelle. L’indice PMI Caixine devrait également indiquer le rétablissement de la demande extérieure et témoigner d’une solide demande intérieure.

La Banque d’Angleterre est sur le point de se réunir. Aucun changement de politique n’est prévu, mais les investisseurs s’intéresseront à tout changement dans les prévisions, susceptibles d’être revues à la baisse compte tenu de l’absence d’un rebond en forme de V ainsi que d’orientations concernant les taux. Nous avons vu le PIB de l’Allemagne reculer de 10,1 % au deuxième trimestre, mais les investisseurs pensent que ce déclin a été renversé. La production industrielle devrait augmenter de 8,1 % en juin après le gain de 7,8 % en mai, ce qui confirmerait cette impression.

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