Pouls hebdomadaire du marché - Semaine se terminant le 31 juillet 2021

Développements du marché

Actions :

Les actions ont reculé au cours de la semaine face à l’instauration, par la Chine, de règlements très larges dans le domaine de l’éducation. Les organismes de réglementation chinois ont interdit aux entreprises qui offrent des programmes de tutorat de réaliser des bénéfices, de lever des capitaux et de faire un appel public à l’épargne. La peur s’est répandue dans le secteur des technologies, car les marchés craignent qu’il s’agisse de la prochaine industrie visée par une réglementation plus serrée. Les indices ont généralement chuté, les grandes entreprises technologiques s’attendant à un ralentissement et Amazon affichant des revenus inférieurs aux attentes. L’indice S&P 500 a reculé de 0,37 % tandis que l’indice composé S&P/TSX progressait de 0,49 %.

Revenu fixe :

Aux États-Unis, les rendements ont baissé de nouveau pour une cinquième semaine consécutive. La Réserve fédérale américaine a laissé entendre qu’un resserrement était possible puisque l’économie semble en voie d’atteindre les objectifs de la banque centrale. Le rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans a chuté de cinq points de base pour s’établir à 1,22 % et celui des obligations du gouvernement du Canada à 10 ans est demeuré stable à 1,20 %.

Marchandises :

Les prix du pétrole ont fait un bond énorme de 2,61 %, à la suite de l’annonce d'importantes réductions des stocks des États-Unis. Les prix du cuivre et de l’or ont augmenté, profitant de la faiblesse du dollar américain. En ce qui concerne le cuivre, des déséquilibres demeurent entre l’offre et la demande et l’on craint d’éventuelles grèves ouvrières au Chili.

Performance (rendement des cours)

Performance (rendement des cours)

Au 30 juillet 2021

Développements macroéconomiques

Canada – Augmentation de l’IPC; régression du PIB

L’indice des prix à la consommation du pays a augmenté de 0,3 % en juin, après une hausse de 0,5 % en mai. Cette progression découle de l’augmentation des prix de l’essence de 1,6 % et d’une hausse de 0,7 % des coûts du logement. En juin, les prix des services ont crû de 0,4 % en juin et ceux des biens de 0,2 %. En glissement annuel, et ce, malgré de robustes gains, l’IPC a fléchi avec un taux d’inflation de 3,1 % en juin, comparativement à 3,6 %, en raison d’effets de base négatifs.

Le PIB réel a baissé de 0,3 % en mai, après un recul de 0,5 % en avril. Le maintien des mesures de confinement a entraîné une diminution de la production de services de 0,2 % et une baisse de la production de biens de 0,4 %. Dans le secteur des biens, la construction chuté de 2,3 % et la fabrication de 0,8 %. Du côté des services, on observe des baisses notables de 2,7 % dans le secteur du commerce de détail et de 2,4 % dans celui de l’hospitalité et de la restauration. L’activité économique totale est en baisse de 1,5 % par rapport aux niveaux prépandémiques de février 2020, mais les estimations préliminaires de juin de Statistique Canada laissent indiquer que le PIB a progressé de 0,7 %.

États-Unis – Progrès économiques constatés par la Fed; PIB stimulé par la consommation; augmentation du revenu personnel et des dépenses; hausse des commandes de biens durables

Selon l’énoncé de politique monétaire de la Fed, un resserrement pourrait se profiler à l’horizon. Des déclarations antérieures indiquaient que la Fed poursuivrait ses achats d’actifs jusqu’à ce que de nouveaux progrès substantiels aient été accomplis dans la réalisation des objectifs maximaux d’emploi et de stabilité des prix du comité (Federal Open Market). Cette position a maintenant été modifiée, la réserve déclarant à présent que l’économie s’est rapprochée de ces objectifs grâce à la vaccination et à un soutien solide de l’État. Malgré le fait que les marchés s’attendaient à ce changement de ton et qu’il n’ait eu aucune incidence sur les rendements, cette évolution a conforté le marché dans ses prévisions selon lesquelles la Fed pourrait présenter un plan plus concret lors de sa réunion de septembre. Lors d’une conférence de presse, le président de la Fed, Jerome Powell, a réitéré que les hausses de l’inflation devraient être passagères. En ce qui concerne la propagation du variant Delta, Powell a remarqué que bien qu’il existe des risques, ils devraient être limités, car l’impact économique semblait s’amenuiser au fil des vagues successives de COVID-19.

Le PIB réel des États-Unis a augmenté à un taux annualisé de 6,5 % au deuxième trimestre, soit environ 1,6 % d’un trimestre à l’autre. L’activité économique s’est étendue à un rythme plus lent que prévu de 8,4 % en taux annualisé. L’augmentation a été stimulée par une hausse annualisée de 11,8 % de la consommation. Les investissements ont diminué de 3,5 % en taux annualisé, les stocks faisant baisser d’environ 1,1 % le chiffre annoncé. Les dépenses gouvernementales ont également diminué de 1,5 %.

Le revenu personnel a crû de 0,1 % en juin. Les avantages sociaux gouvernementaux ont continué de reculer, mais le revenu a quand même augmenté en raison des augmentations de salaire. Pendant ce temps, les dépenses des consommateurs ont augmenté de 1,0 %. En ce qui concerne les biens, les dépenses en produits pharmaceutiques et en essence ont augmenté, tandis que les sommes consacrées aux véhicules diminuaient. Les services, en revanche, ont affiché des hausses généralisée des dépenses, principalement dans le domaine de l’hospitalité et de la restauration.

Les nouvelles commandes de biens durables ont progressé de 0,8 % en juin, selon des données désaisonnalisées, après une hausse de 3,2 % en mai. Cette amélioration a été stimulée par un gain de 2,1 % dans le matériel de transport attribuable aux avions. Si l’on exclut le transport, les commandes ont augmenté d’à peine 0,3 %.

International – PIB de la zone euro, hausse de l’IPC; climat des affaires un peu moins optimisme selon l’IFO de l’Allemagne; baisse de l’indice PMI du Japon

Au deuxième trimestre, le PIB de la zone euro a crû de 2,0 % en glissement trimestriel, dépassant le chiffre de 1,5 % prévu par le marché. La croissance a été stimulée par les pays périphériques, dont le Portugal, où la croissance  été de 4,9 %, l’Espagne, avec 2,8 % et l’Italie, avec 2,7 %. Pendant ce temps, l’Allemagne et la France traînaient de la patte avec des croissances de 1,5 % et de 0,9 %, respectivement

En glissement annuel, l’IPC de la zone euro est passé de 1,9 % en juin à 2,2 % en juillet. Par pays, des augmentations notables ont été relevées en Allemagne, avec un bond de 3,1 % et en Espagne, avec 2,9 %. L’IPC de la France a traîné le pas avec à peine 1,6 % Les prix pour le mois ont effectivement chuté de 0,1 %, mais les effets de base ont stimulé le résultat en glissement annuel. Les prix de l’énergie ont progressé de 1,8 % par mois et les services de 0,8 %. Pendant ce temps, le prix des biens diminuait de 2,4 %.

L’optimisme des entreprises en Allemagne s’est refroidi en juillet, alors que l’indice du climat des affaires passait de 101,7 en juin à 100,8 en juillet. Les entreprises estimaient que leur situation actuelle s’était améliorée en raison de l’atténuation des craintes quant aux goulots d’étranglement dans l’approvisionnement et à la hausse des cas de coronavirus. Dans le secteur manufacturier, l’enthousiasme a diminué malgré l’augmentation de l’utilisation de la capacité, les entreprises signalant des problèmes d’approvisionnement et des pénuries de travailleurs qualifiés. Les secteurs des services et du commerce ont également noté une certaine détérioration, les entreprises étant moins optimistes. Entre-temps, le secteur de la construction affichait une légère amélioration.

L’indice composé PMI Flash de l’au Jibun Bank du Japon est passé de 48,9 en juin à 47,7 en juillet. L’indice PMI du secteur manufacturier est resté stable, passant de 52,4 à 52,2, tandis que l’indice PMI du secteur des services a glissé de 48,0 à 46,4. La production manufacturière et la croissance des commandes ont diminué face à l’augmentation des cas de COVID-19. Des retards d’approvisionnement en matières premières ont également été signalés. La croissance de l’emploi a ralenti, tandis que le climat demeurait bon. Le ralentissement a été plus grave dans les services, indiquant des contractions plus profondes. La détérioration s’est poursuivie du côté des nouveaux investissements et l’emploi à continué à se contracter avec des pertes pour la première fois depuis décembre 2020.

Aperçu de l’avenir

Canada – Indice PMI manufacturier (3 août); enquête sur la main-d’œuvre (6 août)

Le secteur de la fabrication a été résilient et, en suivant les tendances observées dans d’autres pays, nous devrions voir l’indice manufacturier Markit continuer à indiquer une forte expansion.

Toutefois, ce sont surtout les chiffres relatifs à l’emploi que l’on surveillera. Après de solides résultats en juin, juillet devrait également s’avérer un excellent mois en matière de création d’emplois si l’on tient compte des réouvertures qui se poursuivent. Les marchés s’attendent à 150 000 nouveaux emplois, ce qui permettrait au taux de chômage de reculer de 0,5 % pour s’établir à 7,3 %.

États-Unis – Commandes manufacturières (3 août); emplois non agricoles (6 août)

Les commandes aux usines devraient augmenter de nouveau en juin, soit d’environ 1,0 %, après le gain de 1,7 % de mai.

Ici encore, l’accent sera mis sur les résultats en matière d’emplois. L’on s’attend à un gain de 950 000 emplois en juillet, avec encore une fois de fortes progressions dans les services. Il faut également noter que de nombreux travailleurs ont peut-être été incités à réintégrer le marché du travail à mesure que les prestations d’assurance-emploi commençaient à diminuer.

International – Exportations de la Corée du Sud (1er août); indice PMI de la Chine (3 août); Banque d’Angleterre (5 août); production industrielle allemande (6 août)

La vigueur des exportations sud-coréennes va vraisemblablement se maintenir en juillet, alors que les grandes économies et les partenaires commerciaux importants poursuivent leurs réouvertures. Les marchés prévoient une augmentation de 31,1 % en glissement annuel en raison du faible niveau de départ en 2020.

Nous aurons également une version mise à jour de l’indice PMI de juillet de la Chine. Nous nous attendons à un léger ralentissement en raison du caractère saisonnier de la construction. Les services sont également à risque en raison des éclosions de COVID-19, qui ont entraîné des reconfinements dans différentes régions.

La Banque d’Angleterre devrait maintenir sa politique stable à sa prochaine réunion. Toutefois, l’opinion des membres du comité de la politique monétaire de la banque centrale au sujet des achats d’actifs pourrait susciter une certaine controverse.

La production industrielle allemande devrait avoir rebondi de 0,6 % en juin, après une baisse de 0,3 % en mai. Les secteurs de l’énergie et de la construction devraient soutenir la croissance, tandis que la fabrication pourrait de nouveau souffrir de contraintes d’approvisionnement.

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