Pouls hebdomadaire du marché - Semaine se terminant le 6 août 2021

Développements du marché

Actions :

Les actions ont connu une hausse au cours de la semaine, et le secteur financier a connu un rendement particulièrement bon. Le solide rapport sur l’emploi de vendredi n’a pas fait considérablement augmenter les indices tels que le Dow Jones ou l’indice S&P 500, probablement en raison des inquiétudes liées au fait qu’une économie forte pourrait amener la Réserve fédérale américaine à accélérer la modification de sa politique monétaire. L’indice composé NASDAQ a chuté vendredi après qu’une hausse du rendement des obligations d’État a eu pour effet de nuire aux actions de sociétés en croissance, qui forment une grande partie de cet indice. Entre-temps, la saison des résultats s’est poursuivie et 442 des sociétés composant l’indice S&P 500 ont publié leurs résultats. Au niveau de l’indice, les résultats ont dépassé les prévisions de ventes d’environ 5 % et les prévisions de revenus d’environ 17 %.

Revenu fixe :

Le rendement des obligations américaines a augmenté de façon importante vendredi, après la publication d’un solide rapport sur l’emploi montrant que la main-d’œuvre s’est considérablement renforcée.

Marchandises :

Le cours du pétrole a chuté durant la semaine en raison de la hausse des stocks et des inquiétudes quant au ralentissement de la demande en Asie à la suite de l’augmentation des cas de COVID-19. Le cours du cuivre a chuté en raison des préoccupations soulevées par la Chine au sujet de la demande et des interruptions dans la chaîne de production de véhicules électriques compte tenu de la pénurie de puces. Le cours de l’or a chuté après la publication du rapport sur l’emploi de vendredi, alors que le dollar américain s’est consolidé et que le rendement des obligations a connu une hausse.

Performance (rendement des cours)

Performance (rendement des cours)

Au 6 août 2021

Développements macroéconomiques

Canada – Indice PMI manufacturier (3 août); enquête sur la main-d’œuvre (6 août)

L’indice PMI manufacturier d’IHS Markit du Canada a fléchi, passant de 56,5 en juin à 56,2 en juillet. L’activité demeure en expansion puisque la production et les nouvelles commandes s’accélèrent à mesure que les restrictions sont allégées. Les niveaux de production ont augmenté en raison de la hausse de la demande, ce qui a mené à un plus grand nombre d’embauches et de commandes en attente. Les pressions découlant des pénuries de personnel et des retards de livraison demeurent des enjeux clés. Ces pressions, combinées aux problèmes d’approvisionnement en matières premières qui ont été signalés, ont fait chuter fortement les stocks de postproduction. Les pressions inflationnistes demeurent élevées, car les prix des intrants et des extrants augmentent rapidement. Les entreprises demeurent optimistes quant aux perspectives de croissance en ce qui concerne le retrait complet des restrictions et les plans de mise à niveau de la machinerie.

Le nombre d’emplois au Canada a augmenté de 94 000 en juillet, ce qui est inférieur à la hausse prévue de 150 000. Cette forte augmentation absolue a suivi une augmentation de 231 000 en juin. En juillet, le secteur des services a été le théâtre de presque tous les gains d’emploi. Les secteurs de l’alimentation et de l’hébergement ont connu un gain de 35 000 emplois. Le taux de chômage a baissé de 0,3 % pour s’établir à 7,5 %.

États-Unis – Commandes manufacturières (3 août); emplois non agricoles (6 août)

Les commandes manufacturières ont grimpé de 1,5 % en juin, après l’augmentation révisée à la hausse de 2,3 % en mai. Les commandes de biens non durables ont augmenté de 2,1 %. Les commandes dans le secteur du transport ont augmenté de 2,0 %, y compris une augmentation de 17,0 % pour les aéronefs.

Les emplois non agricoles ont augmenté de 943 000 en juillet, dépassant la prévision générale d’une augmentation de 870 000. De plus, les chiffres de juin ont été révisés à la hausse à 938 000, comparativement au rapport provisoire précédent de 850 000. En juillet, des gains importants ont été constatés dans certains secteurs, comme les loisirs et l’hôtellerie (380 000). Le taux de chômage a chuté de 0,5 % pour s’établir à 5,4 %. Le salaire horaire moyen de tous les employés a augmenté de 4,0 % sur 12 mois en juillet.

International – Exportations de la Corée du Sud (1er août); indice PMI de la Chine (3 août); Banque d’Angleterre (5 août); production industrielle allemande (6 août)

Les exportations de la Corée du Sud ont connu une hausse de 29,6 % en juillet par rapport à l’année précédente, à la suite de la hausse de 39,8 % en juin. La croissance des exportations demeure forte, car le ralentissement reflète une base faussée en raison de la pandémie. Les résultats ont été stimulés par les exportations de semi-conducteurs, qui ont augmenté de 39,8 %, et les produits pétroliers qui ont augmenté de 73,0 %.

L’indice PMI général composé calculé par Caixin pour la Chine est passé de 50,6 en juin à 53,1 au mois de juillet. L’indice PMI du secteur des services a grimpé de 50,3 à 54,9 tandis que celui du secteur manufacturier baissait de 51,3 à 50,3. Les fournisseurs de services ont connu une forte hausse, profitant de la gestion efficace des éclosions de COVID-19. La croissance des nouvelles commandes s’est accélérée et les retards ont augmenté, car les entreprises ont signalé une capacité insuffisante. Toutefois, la croissance de l’emploi était mineure, car les entreprises avaient l’intention de contrôler l’augmentation de l’inflation des coûts des intrants attribuable aux coûts élevés du personnel, du carburant et des matériaux. Du côté de la fabrication, les résultats ont augmenté au rythme le plus lent en 16 mois et les nouvelles commandes ont chuté pour la première fois en plus d’un an, bien que de façon marginale. Les entreprises ont noté que des prix de vente élevés à la sortie de l’usine avaient atténué la demande et que la croissance des exportations a été entravée par la COVID-19 à l’étranger. Les retards touchant la chaîne d’approvisionnement ont persisté en raison des délais de livraison plus longs et des pénuries de matériel. L’emploi est demeuré relativement inchangé en raison de la demande modeste.

La Banque d’Angleterre a maintenu sa politique stable, et le comité de la politique monétaire de la banque centrale demeure principalement satisfait que l’achat d’actifs puisse se poursuivre entre-temps, en notant que la reprise est déséquilibrée et pondérée en faveur des marchandises, ce qui a exacerbé les problèmes de friction dans la chaîne d’approvisionnement mondiale. La Banque d’Angleterre est d’avis que ces pressions diminueront à mesure que la demande reviendra vers les services. En ce qui concerne les chiffres réels, on s’attend à ce que l’inflation atteigne 4 % cette année, ce qui représente une hausse plus élevée que prévu, avant de ralentir et d’atteindre la cible de 2 % d’ici 2023. Dans son énoncé, la Banque d’Angleterre a également donné des indications sur la façon dont elle pourrait réduire son programme d’achat d’actifs, en notant qu’elle cesserait de réinvestir les actions arrivant à échéance qu’elle détient lorsque le taux de la Banque grimpe à 0,5 % et si cela se révèle approprié selon les circonstances économiques. Le mouvement du marché a été atténué, le taux actuel étant de 0,1 %. L’établissement d’un taux bancaire négatif compte maintenant parmi les instruments de politique.

La production industrielle allemande a chuté de 1,3 % d’un mois à l’autre en juin, alors qu’on s’attendait à une croissance de 0,5 %. Cela suit une baisse de 0,8 % en mai (révisée à la baisse après avoir déclaré une baisse provisoire de 0,3 %). En juin, la production industrielle, à l’exception de l’énergie et de la construction, a connu une baisse de 0,9 %. La production de biens d’équipement a chuté de 2,9 %, les marchandises intermédiaires ont diminué de 0,9 % et les biens de consommation ont augmenté de 3,4 %. La production d’énergie a diminué de 0,6 % alors que la construction a chuté de 2,6 %.

Aperçu de l’avenir

Canada

Au Canada, la semaine s’annonce tranquille; aucune annonce économique notable n’est prévue.

États-Unis – IPC (11 août); indice de confiance des consommateurs selon l’Université du Michigan (13 août)

L’indice des prix à la consommation aux États-Unis sera la principale publication cette semaine. Les prix devraient encore augmenter de 0,5 % en juillet. Les données devraient refléter une demande plus forte dans le secteur des services, alors que la consommation se normalise. Cependant, en raison des effets de base qui se sont estompés, le résultat en glissement annuel devrait passer de 5,4 % à 5,3 %.

La confiance des consommateurs sera un paramètre clé à surveiller après une chute notable en juillet. Les consommateurs se préoccupent des prix élevés des maisons, des véhicules et des biens de consommation durables des ménages. Bien que l’opinion dominante quant au taux d’inflation élevé continue d’indiquer qu’il s’agit d’une période transitoire, les consommateurs ont déjà exprimé des inquiétudes au sujet d’une « tempête d’inflation » qui se trame à l’horizon à moyen terme. Il est également important de noter que l’excellent rapport sur l’emploi de juillet a eu une incidence sur la confiance des consommateurs.

International – IPC de la Chine (9 août); enquête ZEW en Allemagne (10 août)

L’IPC de la Chine devrait s’atténuer à 0,7 % en juillet, après une hausse de 1,1 % en juin. Cela est prévu principalement en raison de la diminution des prix des aliments, causée par la baisse des prix des produits agricoles, surtout du porc. L’indice des prix de l’agriculture 200, géré par le ministère de l’Agriculture et des Affaires rurales du pays, a connu une baisse de 5,9 % sur 12 mois en juillet, tandis que les prix du porc en gros ont chuté de 56 %. On s’attend à ce que l’inflation des composants non alimentaires ait légèrement augmenté, ce qui devrait faire croître l’indice des prix à la consommation de base de plus de 1 % sur 12 mois.

L’enquête ZEW en Allemagne est un important indicateur des attentes économiques et de la confiance des consommateurs. Selon les perspectives du marché, on aurait un troisième mois consécutif de déclin jusqu’à un niveau d’indice de 56, soit une baisse par rapport au sommet de 84 en mai. Cela est dû aux préoccupations concernant les nouveaux variants de la COVID-19 et à la probabilité qu’une quatrième vague entraîne l’imposition de restrictions économiques plus larges. Il est à noter qu’au cours de la deuxième moitié de 2021, on prévoit néanmoins une reprise économique solide, stimulée par les économies importantes des ménages et par une forte demande en biens et services.

Patrimoine Aviso Inc. (« Patrimoine Aviso ») est la société mère de Valeurs mobilières Credential Qtrade Inc. Patrimoine Aviso est une filiale en propriété exclusive de Commandité Patrimoine Aviso S.E.C., qui est elle-même détenue à 50 % par Desjardins Holding financier Inc. et à 50 % par une société en commandite appartenant aux cinq caisses provinciales Credit Union (les « Caisses ») ainsi qu'au groupe CUMIS.

Les services de courtage en ligne sont offerts par l’intermédiaire d’Investisseur Qtrade, une division de Valeurs mobilières Credential Qtrade Inc., une filiale en propriété exclusive de Patrimoine Aviso Inc. et membre du Fonds canadien de protection des épargnants. Ce document existe à des fins de renseignements seulement. Ce document a été préparé à l’aide de sources jugées fiables, mais Investisseur Qtrade ne garantit pas l’exactitude, l’exhaustivité, le caractère opportun et la fiabilité des informations. Les renseignements, schémas et graphiques sont présentés à titre d’illustrations seulement; ils sont modifiables sans préavis. Tous les placements sont assujettis à des risques, y compris la perte éventuelle de capital.