Pouls hebdomadaire du marché - Semaine se terminant le 4 decembre 2020

Développements du marché

Actions

Les marchés ont poursuivi leur ascension pour atteindre un autre sommet sans précédent, malgré une croissance modérée de l’emploi au Canada et aux États-Unis, alors que les deux pays attendaient avec impatience l’arrivée d’un vaccin et de mesures d’incitations fiscales. Un plan de relance provisoire de 900 milliards de dollars américains semble à portée de main, mais sa mise en oeuvre exigera un plus grand compromis sur le plan politique. L’indice S&P 500 a augmenté de 1,67 %, tandis que l’indice composé S&P/TSX a progressé de 0,72 %.

Revenu fixe

Le rendement des obligations a fortement augmenté, soutenu par l’optimisme des marchés. Aucun changement n’est prévu à la suite de la réunion de la Banque du Canada et l’on s’attend à ce que la BCE annonce un réétalonnage de ses outils. Le rendement sur 10 ans des obligations du Trésor américain a grimpé de 13 points de base pour clôturer la semaine à 0,97 %. Le rendement des obligations du gouvernement du Canada à 10 ans a grimpé de 12 points de base, terminant la semaine à 0,80 %.

Marchandises:

Le pétrole s’est apprécié de 1,23 % alors que la coalition de l’OPEP+ convenait de réduire lentement les baisses de production, en commençant par l’ajout de 500 000 barils par jour en janvier, avec examen mensuel de la production par la suite. Avec un gain de 3,41 %, le prix du cuivre continue de progresser, stimulé par l’appétit de la Chine. L’augmentation des prix de ces deux produits de base a également été alimentée par la perspective d’un accord sur les mesures de relance aux États-Unis. L’or a rebondi de 2,86 % après trois semaines de déclin.

Performance (rendement des cours)

Performance (rendement des cours)

En date du 4 decembre 2020

Développements macroéconomiques

Canada – Ottawa annonce ses intentions en matière de relance; croissance record du PIB au troisième trimestre; ralentissement de la croissance de l’emploi 

La ministre des Finances, Chrystia Freeland, a annoncé qu’« il s’agit du plus important programme d’aide économique mis en oeuvre à l’échelle du pays depuis la Seconde Guerre mondiale. » Le plan prévoit des investissements de 70 à 100 milliards de dollars (soit de 3 à 4 % du PIB) au cours des trois prochaines années pour stimuler l’économie.

Mme Freeland affirme que ces dépenses pourront contribuer à la reprise et appuyer notre qualité de vie tout en propulsant notre transformation verte. Des précisions seront annoncées lors de la mise à jour du printemps.

Le PIB a augmenté de 0,8 % en septembre. Les industries productrices de biens ont progressé de 0,7 % et le secteur des services de 0,8 %. Le PIB global s’est accru de 40,5 % en taux annualisé au troisième trimestre, alors que l’on s’attendait à un bond de 47 %. L’augmentation record de la production a été alimentée par un fort rebond des secteurs des ventes manufacturières, du commerce de détail et du commerce de gros. La production demeure inférieure d’environ 5 % aux niveaux connus avant la pandémie. Statistique Canada a fourni une estimation préliminaire indiquant un gain de 0,2 % en octobre.

Un total de 62 000 emplois ont été créés en novembre, après une augmentation de 84 000 en octobre. Cette hausse s’explique par une augmentation de 99 000 postes à temps plein, tandis que l’emploi à temps partiel a affiché un léger recul. L’emploi a été plus vigoureux dans les industries productrices de biens, les mesures de confinement frappant plus durement le secteur des services. Dans les services, on a observé un recul de l’emploi dans l’industrie de l’hébergement et de la restauration ainsi que dans les secteurs de l’information, de la culture et des loisirs, mais cette baisse a été compensée par des augmentations dans les services professionnels, scientifiques et techniques. Le taux de chômage est passé de 8,9 % à 8,5 % en raison des 317 000 chômeurs qui ont quitté la population active, mais le taux demeure supérieur de 2,6 points de pourcentage à celui de novembre dernier.

États-Unis – Livre beige de la Réserve fédérale (2 décembre); demandes de prestations de chômage (3 décembre); emplois non agricoles (4 décembre)

D’après le Livre beige de la Réserve fédérale, l’économie a poursuivi sa modeste croissance en novembre. Certains districts ont signalé un ralentissement de la croissance à mesure que le nombre de cas de virus bondissait, ainsi qu’une augmentation globale de l’emploi, mais à un rythme plus lent. L’optimisme des entreprises demeure élevé, mais s’est affaibli en raison du nombre de cas et des restrictions récentes et à venir.

Le nombre d’emplois non agricoles a augmenté de 245 000 en novembre, après une hausse de 610 000 en octobre. La croissance de l’emploi a ralenti au cours des derniers mois, notamment en raison de l’envolée des cas le mois dernier. La masse salariale du secteur privé n’a augmenté que de 344 000 personnes comparativement à 877 000 en octobre. Par secteur, la plus forte croissance a été observée dans les secteurs des transports et de l’entreposage, des services professionnels et des soins de santé. Le taux de chômage est passé de 6,9 % à 6,7 %.

International – l’indice PMI de la Chine atteint son plus haut niveau en 10 ans; les exportations coréennes sont en hausse; l’IPC de la zone euro chute; les commandes manufacturières en Allemagne augmentent

L’indice PMI général composé calculé par Caixin pour la Chine est passé de 55,7 à 57,5 en novembre, pour atteindre un niveau inégalé depuis 10 ans. En fait, la production des sous-composantes, les nouvelles commandes et l’emploi ont tous atteint des sommets inégalés depuis 10 ans. Une forte activité a été signalée tant dans les services que dans la fabrication. L’indice PMI manufacturier est passé de 53,6 à 54,9 et l’indice PMI des services de 56,8 à 57,8. Cet élan de croissance a stimulé le recrutement et les entreprises ont signalé une croissance plus forte au pays et à l’étranger, bien que la demande à l’étranger continue d’accuser un retard. La confiance des entreprises pour l’année à venir demeure élevée, et elles s’attendent généralement à ce que l’économie mondiale se remette de la pandémie.

Les exportations coréennes ont affiché une hausse de 4 % en glissement annuel en novembre, comparativement à une chute de 3,6 % le mois précédent. La forte demande pour les produits de TI demeure le principal facteur de croissance. Les produits de biosanté ont également progressé, tandis que les exportations de machines ont chuté en raison de l’incertitude qui entrave les investissements de capitaux. Les données souvent utilisées comme baromètre du commerce mondial laissent penser que la demande mondiale se maintient malgré l’augmentation du nombre de cas de virus.

L’inflation dans la zone euro a reculé de 0,3 % en novembre, comme l’a mesuré l’IPCH, freinée par les services et l’énergie. Le prix des denrées alimentaires a augmenté de 0,3 %, tandis que le prix des biens est demeuré inchangé. La BCE avait prévenu les marchés de la faiblesse de l’inflation, et les données pourraient contribuer à renforcer le soutien aux politiques lors de sa réunion de cette semaine.

En Allemagne, les commandes manufacturières ont augmenté de 2,9% en octobre, après une hausse de 1,1 % en septembre. Le niveau des commandes est supérieur de 0,8 % à ceux observés en février avant la pandémie, et ce grâce à l’industrie automobile. Les commandes nationales ont augmenté de 2,4 %, tandis que les commandes étrangères ont chuté de 3,2 %. La répartition des commandes étrangères fait état d’une certaine faiblesse dans la zone euro, où les commandes n’ont augmenté que de 0,5 %. Si l’on examine les types de commande, les biens d’équipement ont connu la plus forte hausse, soit de 3,8 %, ce qui indique que les investissements de capitaux pourraient reprendre.

Aperçu de l’avenir

Canada – réunion de la Banque du Canada (9 décembre); utilisation de la capacité (11 décembre)

La réunion de la Banque du Canada sera le point saillant de cette semaine. Il est peu probable que la Banque apporte des changements, étant donné qu’elle a orienté ses achats vers des obligations à plus long terme la dernière fois. Il pourrait y avoir d’autres indications sur le moment où la Banque centrale commencera à réduire ces achats.

Même si elle est un peu dépassée, la lecture officielle de l’utilisation de la capacité pour le troisième trimestre sera publiée et devrait remonter à 77 %, par rapport à 70,3 % au deuxième trimestre.

États-Unis – IPC (10 décembre); indice de confiance des consommateurs selon l’Université du Michigan (11 décembre)

Les données de l’IPC aux États-Unis révèlent une semaine plutôt modérée et évolueront probablement peu en novembre, le consensus du marché prévoyant une progression de 0,1 %. Il est également probable que le moral des consommateurs se soit dégradé.

International – exportations chinoises et production industrielle allemande (7 décembre); IPC en Chine, commandes de machines au Japon, indice ZEW en Allemagne (8 décembre); réunion de la BCE

La Chine publiera les données sur ses exportations et son IPC pour le mois de novembre au début de la semaine. On s’attend à ce que les exportations continuent d’afficher de la vigueur étant donné que les indices PMI de la semaine dernière faisaient état d’une accélération de la demande étrangère malgré les éclosions. L’IPC a ralenti en octobre en raison du prix des denrées alimentaires, une tendance qui devrait se poursuivre en novembre. 

Les commandes de machines au Japon devraient rebondir en octobre, après avoir été en baisse le mois précédent. Selon les premières données, les investissements de capitaux affichent une certaine vigueur, même si les premières prévisions prévoyaient une baisse des commandes au quatrième trimestre.

La production industrielle allemande pour le mois d’octobre devrait afficher un léger gain, ce qui concorderait avec les données de la semaine dernière au sujet des commandes manufacturières ainsi qu’avec la forte production automobile. Notons également que l’indice ZEW, qui sert d’indicateur précoce de l’activité économique, avait rapidement chuté parallèlement à l’envolée des cas de coronavirus.

Le communiqué clé de la semaine prochaine portera sur la réunion de la BCE. La Banque centrale ayant déjà évoqué un assouplissement accru, les marchés observeront comment elle réajustera ses outils pour y parvenir.

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