Pouls hebdomadaire des marchés - Semaine se terminant le 12 juin 2026
Évolution des marchés
Actions : les marchés boursiers mondiaux ont connu une semaine volatile, mais finalement positive, le thème dominant étant l’évolution du conflit entre les États-Unis et l’Iran et ses répercussions sur l’appétit pour le risque. Le vent a tourné de façon décisive jeudi et vendredi, lorsque le président Trump a annoncé que les États-Unis étaient sur le point de conclure un accord de paix intérimaire avec l’Iran en vue de la réouverture du détroit d’Ormuz. Cette annonce a déclenché une reprise généralisée, soutenue par l’entrée en bourse record de SpaceX au Nasdaq. Les actions européennes ont surperformé, l’indice Stoxx Europe 600 progressant de 1,7 % sur la semaine et clôturant près de son sommet record d’avant le conflit, atteint en février.
Titres à revenu fixe : le contexte des taux d’intérêt est demeuré difficile, les taux de rendement des obligations du Trésor américain restant élevés, près de 5 % pour les obligations à long terme, alors que la répartition de l’actif continuait de privilégier la croissance plutôt que la duration. Les craintes de stagflation ont pesé sur les titres de crédit les plus faibles, l’écart de rendement entre les obligations spéculatives mondiales à rendement élevé notées CCC et les obligations à rendement élevé de qualité supérieure atteignant son niveau le plus élevé en 14 mois.
Marchandises : le pétrole a été la marchandise la plus volatile de la semaine, fluctuant fortement à chaque changement dans le discours américain et iranien. Le brut a dépassé 90 $ en milieu de semaine, alors que Trump menaçait de nouvelles frappes contre l’Iran et que le détroit d’Ormuz demeurait partiellement bloqué, avant de chuter considérablement vendredi. L’or a subi des pressions tout au long de la semaine, les FNB ayant enregistré plusieurs jours consécutifs de ventes nettes.
Performance (rendement des cours)
VALEUR |
COURS |
SEMAINE |
1 MOIS |
3 MOIS |
CA |
Actions ($ locaux) |
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Indice composé S&P/TSX |
34 937,85 |
1,52 % |
1,89 % |
6,39 % |
10,17 % |
Indice S&P 500 |
7 431,46 |
0,65 % |
0,41 % |
11,37 % |
8,56 % |
Indice Nasdaq |
25 888,84 |
0,70 % |
-0,76 % |
16,03 % |
11,39 % |
Indice DAX |
24 635,30 |
-0,50 % |
2,84 % |
4,43 % |
0,59 % |
Indice NIKKEI 225 |
66 020,04 |
-0,85 % |
5,22 % |
21,24 % |
31,15 % |
Indice Shanghai Composite |
4 031,51 |
0,09 % |
-4,34 % |
-2,36 % |
1,58 % |
Titres à revenu fixe |
|
|
|
|
|
Obligations globales canadiennes |
245,00 |
0,37 % |
1,45 % |
1,93 % |
1,69 % |
Obligations globales américaines |
2359,88 |
0,64 % |
0,54 % |
0,50 % |
0,47 % |
Obligations globales européennes |
247,96 |
0,27 % |
0,83 % |
0,57 % |
0,47 % |
Obligations américaines à rendement élevé |
29,60 |
0,31 % |
0,47 % |
1,71 % |
1,58 % |
Marchandises |
|
|
|
|
|
Pétrole |
84,42 |
-6,76 % |
-17,38 % |
-11,81 % |
47,02 % |
Or |
4212,71 |
-2,67 % |
-10,66 % |
-17,06 % |
-2,47 % |
Cuivre |
648,80 |
3,24 % |
0,05 % |
11,39 % |
14,19 % |
Devises |
|
|
|
|
|
Indice du dollar américain |
99,78 |
-0,29 % |
1,51 % |
0,04 % |
1,48 % |
Bitcoin ($ CA) |
88 941,51 |
4,66 % |
-19,51 % |
-7,15 % |
-25,87 % |
Huard |
1,398 3 |
-0,33 % |
-2,05 % |
-2,45 % |
-1,85 % |
Euro |
0,864 4 |
0,40 % |
-1,45 % |
0,50 % |
-1,50 % |
Yen |
160,22 |
0,04 % |
-1,62 % |
-0,54 % |
-2,19 % |
Source : Bloomberg, au 12 juin 2026.
Taux directeur des banques centrales
Banque centrale |
Taux actuel |
Taux prévu en |
Banque du Canada |
2,25 % |
2,45 % |
Réserve fédérale américaine |
3,75 % |
3,82 % |
Banque centrale européenne |
2,25 % |
2,52 % |
Banque d’Angleterre |
3,75 % |
4,06 % |
Banque du Japon |
0,75 % |
1,19 % |
Source : Bloomberg, au 12 juin 2026.
* Les taux attendus se basent sur les prix des contrats à terme sur obligations.
Événements macroéconomiques
Canada – la Banque du Canada maintient ses taux alors que la croissance stagne et que les prix de l’énergie grimpent
La Banque du Canada a maintenu son taux du financement à un jour à 2,25 %, citant la hausse des prix de l’énergie liée au conflit au Moyen-Orient et l’incertitude persistante entourant la politique commerciale américaine. Le PIB du premier trimestre a légèrement reculé de 0,1 %, bien que les données préliminaires indiquaient une reprise de la croissance au deuxième trimestre et que le marché du travail avait fait preuve de résilience, l’emploi ayant augmenté de 87 800 postes en mai. L’IPC global a atteint 2,8 % en avril, sous l’effet de la hausse des prix du pétrole, même si les mesures de l’inflation de base se sont modérées pour s’établir autour de 2 %. Le gouverneur Macklem a qualifié l’économie de « faible, mais pas clairement en récession », et a signalé que la banque centrale ne laisserait pas la hausse des prix de l’énergie se transformer en inflation durable.
États-Unis – l’IPC global dépasse les 4 % sous l’effet de la flambée de l’énergie, mais les pressions sur l’inflation de base s’atténuent; les prix à la production atteignent leur plus haut niveau depuis la fin de 2022
Les prix à la consommation ont augmenté de 0,5 % en mai, portant le taux annuel à 4,2 %, son niveau le plus élevé depuis avril 2023. L’énergie a été le principal moteur, le prix de l’essence étant en hausse de 40,5 % sur 12 mois et ayant contribué à plus de 60 % de l’augmentation mensuelle. L’IPC de base n’a progressé que de 0,2 % sur le mois, un chiffre inférieur aux attentes et deux fois moins élevé qu’en avril, ce qui suggère que les pressions sous-jacentes ne s’emballent pas.
Les prix à la production pour la demande finale ont grimpé de 1,1 % en mai, nettement au-dessus des prévisions de 0,7 %, portant le taux annuel à 6,5 %, son niveau le plus élevé depuis novembre 2022. Près de 80 % de l’accélération mensuelle était attribuable aux prix des biens, l’essence en gros ayant bondi de 23,4 % en un seul mois. L’IPP de base a progressé plus modestement, soit de 0,4 %, bien que l’IPP de base excluant les services commerciaux ait grimpé de 0,8 %, soit la plus forte hausse mensuelle depuis mars 2022, ce qui indique un certain élargissement des pressions sur les gazoducs au-delà du secteur de l’énergie.
International – les prix à la production au Japon atteignent un sommet record; l’inflation des prix de gros en Chine bondit, tandis que la demande des consommateurs demeure modérée; la BCE revient à une politique de resserrement
Les prix à la production au Japon ont augmenté de 6,3 % sur 12 mois en mai, soit la plus forte hausse depuis mars 2023, sous l’effet de la flambée des coûts du pétrole, du charbon et des produits chimiques liée au conflit avec l’Iran et aux perturbations dans le détroit d’Ormuz. Sur un mois, les prix ont progressé de
0,9 %, en baisse par rapport au taux révisé de 2,8 % en avril. L’indice des prix à la production (IPP) a atteint un niveau record de 134,50 points, soulignant la persistance des pressions sur les coûts pour les fabricants japonais.
Les prix à la production en Chine ont bondi de 3,9 % sur 12 mois en mai, leur niveau le plus élevé depuis juillet 2022, alimentés par une forte augmentation de 10 % des coûts du carburant et de l’électricité et par une progression de 22 % des métaux non ferreux dans un contexte de forte demande en calcul pour l’intelligence artificielle. Les prix à la consommation n’ont augmenté que de 1,2 %, un niveau stable par rapport à avril, tandis que l’IPC de base a légèrement reculé à 1,1 % et que les prix des aliments demeuraient en déflation à -1,7 %. Cette divergence met en évidence la pression exercée sur les fabricants, contraints d’absorber la hausse des coûts des intrants sans la répercuter aux consommateurs.
La BCE a relevé ses trois principaux taux directeurs de 25 points de base, soit la première hausse depuis septembre 2023, alors que l’inflation dans la zone euro s’est accélérée à 3,2 % en mai, les prix de l’énergie ayant bondi de 10,9 %. L’inflation de base a également grimpé, passant de 2,2 % à 2,5 %, contredisant ainsi l’argument selon lequel les pressions sur les prix se limitaient au secteur de l’énergie. La banque centrale a relevé ses prévisions d’inflation pour 2026 à 3,0 % et a baissé ses prévisions de croissance à 0,8 %, reflétant le dilemme stagflationniste auquel font face les décideurs alors que l’économie de la zone euro s’est contractée de 0,2 % au premier trimestre.
Perspectives
DATE |
PAYS/RÉGION |
INDICATEUR |
|
RÉSULTAT |
PRÉCÉDENT |
15 juin 2026 |
Chine |
Ventes au détail sur 12 mois |
Mai |
-0,20 |
0,2 |
15 juin 2026 |
Chine |
Cumul annuel des ventes au détail sur 12 mois |
Mai |
|
1,9 |
17 juin 2026 |
Royaume-Uni |
IPC sur un mois |
Mai |
0,40 |
0,7 |
17 juin 2026 |
Royaume-Uni |
IPC sur 12 mois |
Mai |
3,00 |
2,8 |
17 juin 2026 |
Royaume-Uni |
IPC de base sur 12 mois |
Mai |
2,70 |
2,5 |
17 juin 2026 |
États-Unis |
Indicateur avancé des ventes au détail sur un mois |
Mai |
0,45 |
0,5 |
17 juin 2026 |
États-Unis |
Ventes au détail excl. les automobiles sur un mois |
Mai |
0,40 |
0,7 |
17 juin 2026 |
États-Unis |
Ventes au détail excl. les automobiles et l’essence |
Mai |
0,30 |
0,5 |
17 juin 2026 |
États-Unis |
Décision du FOMC sur les taux |
|
3,75 |
3,8 |
17 juin 2026 |
États-Unis |
Décision du FOMC sur les taux |
|
3,50 |
3,5 |
18 juin 2026 |
Royaume-Uni |
Taux de chômage sur 3 mois selon l’OIT |
Avr. |
5,00 |
5,0 |
18 juin 2026 |
Royaume-Uni |
Taux directeur de la Banque d’Angleterre |
|
3,75 |
3,8 |
18 juin 2026 |
Japon |
IPC national sur 12 mois |
Mai |
1,50 |
1,4 |
18 juin 2026 |
Japon |
IPC national excluant les aliments frais sur 12 mois |
Mai |
1,40 |
1,4 |
19 juin 2026 |
Royaume-Uni |
Ventes au détail incl. le carburant automobile sur un mois |
Mai |
0,50 |
-1,3 |
19 juin 2026 |
Royaume-Uni |
Ventes au détail incl. le carburant automobile sur 12 mois |
Mai |
1,90 |
|
19 juin 2026 |
Royaume-Uni |
Ventes au détail excl. le carburant sur un mois |
Mai |
0,40 |
-0,4 |
19 juin 2026 |
Royaume-Uni |
Ventes au détail excl. l’essence sur 12 mois |
Mai |
3,20 |
1,1 |
19 juin 2026 |
Canada |
Ventes au détail sur un mois |
Avr. |
0,60 |
0,9 |
19 juin 2026 |
Canada |
Ventes au détail excl. les automobiles sur un mois |
Avr. |
0,65 |
1,4 |
L’équipe de répartition de l’actif de Placements NEI
Judith Chan, CFA – vice-présidente et chef, Répartition de l’actif
Mateo Marks, CFA – directeur, Répartition de l’actif
Adam Ludwick, CFA – directeur, Répartition de l’actif
Anthony Rago, B.A.Sc. – analyste principal, Répartition de l’actif