Pouls hebdomadaire des marchés - Semaine se terminant le 26 juin 2026
Évolution des marchés
Actions : les marchés boursiers mondiaux ont été marqués par une vente massive de titres liés à l’IA et aux semi-conducteurs, qui a eu des répercussions de Séoul à New York. Le Kospi sud-coréen en a été l’épicentre : après avoir atteint un sommet record au-delà de 9 000 points lundi, l’indice a chuté d’environ 10 % mardi, déclenchant une suspension des cotations, alors que Samsung Electronics et SK Hynix reculaient en raison des inquiétudes entourant la durabilité de la demande de puces. L’indice a subi une deuxième suspension vendredi, terminant la semaine en forte baisse. Les actions européennes ont également reculé depuis leurs sommets records, le sous-secteur des technologies du Stoxx Europe 600 perdant 3,9 % sur la semaine, soit sa plus forte baisse depuis mars.
Titres à revenu fixe : les obligations du Trésor américain ont progressé pendant la majeure partie de la semaine, soutenues par la publication jeudi d’un indice d’inflation PCE inférieur aux prévisions et par l’indicateur privilégié de la Fed, ce qui a tempéré les anticipations de nouvelles hausses de taux et fait baisser les taux de rendement des obligations à 2 ans d’environ 4 points de base, autour de 4,10 %. Du côté du crédit, le marché primaire a été marqué par l’émission d’obligations de catégorie investissement de 25 milliards de dollars américains de SpaceX, l’une des plus importantes jamais réalisées. Ces obligations se sont toutefois ensuite négociées avec des écarts supérieurs de 7 à 28 points de base sur le marché secondaire, les titres de crédit à plus long terme affichant les plus faibles rendements relatifs.
Marchandises : les prix du pétrole ont poursuivi leur repli vers leurs niveaux d’avant-guerre, le Brent s’approchant de 70 $ le baril et le WTI passant brièvement sous la barre des 68 $, alors que l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran a accéléré la réouverture du détroit d’Ormuz et entraîné un afflux d’offre sur les principaux marchés d’approvisionnement. La demande d’or est demeurée un point d’intérêt, les importations chinoises de mai ayant atteint leur plus haut niveau depuis plus de deux ans.
Performance (rendement des cours)
VALEUR |
COURS |
SEMAINE |
1 MOIS |
3 MOIS |
CA |
Actions ($ locaux) |
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Indice composé S&P/TSX |
34 980,00 |
0,35 % |
0,94 % |
9,70 % |
10,31 % |
Indice S&P 500 |
7 354,02 |
-1,95 % |
-2,20 % |
13,54 % |
7,43 % |
Indice Nasdaq |
25 297,62 |
-4,60 % |
-5,10 % |
18,17 % |
8,84 % |
Indice DAX |
24 671,22 |
-1,26 % |
-2,04 % |
9,10 % |
0,74 % |
Indice NIKKEI 225 |
69 360,88 |
-2,65 % |
6,72 % |
29,40 % |
37,79 % |
Indice Shanghai Composite |
4 027,27 |
-1,55 % |
-2,85 % |
3,55 % |
1,47 % |
Titres à revenu fixe |
|
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Obligations globales canadiennes |
245,81 |
0,22 % |
0,80 % |
2,45 % |
2,02 % |
Obligations globales américaines |
2369,86 |
0,40 % |
0,88 % |
1,67 % |
0,89 % |
Obligations globales européennes |
250,16 |
0,75 % |
0,85 % |
2,32 % |
1,36 % |
Obligations américaines à rendement élevé |
29,67 |
-0,01 % |
0,38 % |
2,62 % |
1,80 % |
Marchandises |
|
|
|
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|
Pétrole |
69,42 |
-9,37 % |
-26,06 % |
-26,52 % |
20,90 % |
Or |
4066,61 |
-2,14 % |
-9,79 % |
-7,07 % |
-5,85 % |
Cuivre |
612,45 |
-4,09 % |
-3,72 % |
12,45 % |
7,79 % |
Devises |
|
|
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|
Indice du dollar américain |
101,34 |
0,49 % |
2,19 % |
1,44 % |
3,07 % |
Bitcoin ($ CA) |
84 634,56 |
-5,97 % |
-19,20 % |
-11,28 % |
-29,46 % |
Huard |
1,418 3 |
-0,21 % |
-2,62 % |
-2,27 % |
-3,24 % |
Euro |
0,878 1 |
-0,72 % |
-2,08 % |
-1,21 % |
-3,04 % |
Yen |
161,75 |
-0,28 % |
-1,51 % |
-1,20 % |
-3,12 % |
Source : Bloomberg, au 26 juin 2026.
Taux directeur des banques centrales
Banque centrale |
Taux actuel |
Taux prévu en |
Banque du Canada |
2,25 % |
2,44 % |
Réserve fédérale américaine |
3,75 % |
3,93 % |
Banque centrale européenne |
2,25 % |
2,42 % |
Banque d’Angleterre |
3,75 % |
3,96 % |
Banque du Japon |
1,00 % |
1,20 % |
Source : Bloomberg, au 26 juin 2026.
* Les taux attendus se basent sur les prix des contrats à terme sur obligations.
Événements macroéconomiques
Canada – l’inflation globale repart à la hausse, alimentée par les prix de l’essence et des aliments frais, et fait grimper l’IPC de mai
L’inflation au Canada s’est avérée plus élevée que prévu en mai, l’IPC global progressant de 1,0 % sur un mois et s’accélérant à 3,2 % sur un an, contre 2,8 % en avril, soit son niveau annuel le plus élevé depuis la fin de 2023. L’essence a de nouveau été le principal moteur de cette hausse, bondissant de 33,2 % sur un an, l’incertitude entourant l’approvisionnement par le détroit d’Ormuz liée au conflit avec l’Iran ayant maintenu la pression sur les prix à la pompe. La hausse a aussi été généralisée, l’IPC excluant l’essence s’établissant à 2,2 % et les légumes frais grimpant de 9,0 % (les tomates ayant bondi à elles seules de
45,2 % en raison de problèmes d’approvisionnement au Mexique). Les mesures de l’inflation de base n’ont augmenté que légèrement, l’IPC-tronqué s’établissant à 2,0 % et l’IPC-médian, à 2,1 %, ce qui laisse à la Banque du Canada la marge de manœuvre nécessaire pour faire abstraction du choc énergétique si les prix à la pompe baissent comme prévu.
États-Unis – le secteur manufacturier est en forte hausse grâce à l’accumulation de stocks, l’indice des DPC dépasse les 4 % et le PIB du T1 est nettement révisé à la hausse
Les estimations préliminaires des indices PMI S&P Global publiées en juin ont révélé une économie à deux vitesses : le secteur manufacturier a bondi à 55,7 (un sommet en 49 mois), le secteur des services a légèrement progressé à 51,3 et l’indice composite a augmenté à 52,2. La vigueur du secteur manufacturier s’est expliquée par la plus forte hausse des nouvelles commandes enregistrée depuis plus de quatre ans, les entreprises ayant constitué des stocks d’intrants en prévision de perturbations redoutées au Moyen-Orient. Toutefois, l’emploi dans le secteur manufacturier a reculé à son plus faible niveau depuis mai 2020, et l’indice S&P Global a averti que la croissance sous-jacente demeure proche d’un rythme annualisé de 1 % au deuxième trimestre.
L’indicateur d’inflation privilégié de la Fed s’est accéléré en mai, l’inflation des DPC global progressant de
0,4 % sur un mois et de 4,1 % sur un an, soit le premier résultat supérieur à 4 % et le niveau le plus élevé depuis avril 2023, les biens énergétiques ayant bondi de 6,5 %. L’inflation des DPC de base s’est raffermie à 0,3 % sur un mois et à 3,4 % sur un an, soit légèrement au-dessus du consensus, les prix des services ayant augmenté de 0,5 % sous l’impulsion des secteurs des transports et des services financiers. Cette combinaison maintient la possibilité d’une hausse de taux de la Fed plus tard cette année, même si le repli subséquent du prix du pétrole vers ses niveaux d’avant-guerre signifie probablement que mai marquera le sommet de l’inflation.
La troisième estimation du PIB du premier trimestre s’est révélée meilleure que prévu, à 2,1 % sur un an, soit une révision à la hausse d’un demi-point par rapport à la deuxième estimation de 1,6 % et nettement supérieure aux prévisions consensuelles de 1,65 %. Cette révision s’explique principalement par une baisse des importations, partiellement compensée par un ralentissement des dépenses de consommation, tandis que les ventes finales réelles aux acheteurs privés intérieurs ont été révisées à la baisse de 0,7 point de pourcentage, à 1,7 %. L’investissement des entreprises a constitué le point positif, rebondissant de 10,6 % grâce aux dépenses en équipement et en propriété intellectuelle liées à l’IA, tandis que l’investissement résidentiel s’est contracté pour un cinquième trimestre consécutif.
International – la Chine maintient ses taux pour le 13e mois consécutif, le Japon accélère la hausse des prix grâce à l’accumulation de stocks et la zone euro atténue sa contraction
La Banque populaire de Chine a maintenu le taux préférentiel des prêts à 1 an à 3,00 % et celui des prêts à 5 ans à 3,50 % pour le 13e mois consécutif, conformément à la plupart des prévisions. Ce maintien reflète la prudence face aux répercussions du Moyen-Orient, aux marges nettes d’intérêt bancaires historiquement faibles de 1,40 % et à une économie à deux vitesses, où la résilience des exportations compense la faiblesse des ventes au détail, des prix de l’immobilier et de la demande de crédit. Les marchés anticipent toujours des baisses de 10 à 20 points de base au deuxième semestre, lorsque la baisse des prix de l’énergie et un éventuel changement de cap de la Fed offriront à Pékin une marge de manœuvre.
Les estimations préliminaires des indices PMI du Japon de juin se sont révélées meilleures que prévu, l’indice composite passant de 51,1 à 52,5, le secteur manufacturier progressant à 54,9 et celui des services rebondissant à 51,8 après avoir stagné à 50,0 en mai. Les nouvelles commandes manufacturières ont enregistré leur plus forte hausse depuis plus de quatre ans, mais ce gain s’explique en grande partie par l’accumulation de stocks par les clients en prévision d’éventuelles perturbations d’approvisionnement liées à la guerre en Iran. Un soutien qui, selon S&P Global, devrait vraisemblablement s’estomper. L’inflation des coûts des intrants a atteint un sommet en près de quatre ans en raison des secteurs de l’énergie et des matières premières, même si l’embauche dans le secteur manufacturier a progressé à son rythme le plus soutenu depuis plus de huit ans.
Les estimations préliminaires de l’indice PMI composite de la zone euro est passé de 48,5 à 49,5, un sommet de trois mois et un résultat supérieur aux prévisions consensuelles de 49,1, mais il est demeuré en phase de contraction pour le troisième mois consécutif. Le secteur manufacturier a ralenti à 51,3, soit un creux de quatre mois, tandis que le secteur des services s’est rapproché du seuil de rentabilité à 48,9, soutenu par un léger rebond du secteur du tourisme et des loisirs. La situation par pays est contrastée : le repli en Allemagne s’est accentué à un creux de 18 mois, tandis que la contraction en France s’est atténuée. L’inflation des coûts des intrants a toutefois ralenti à son rythme le plus faible depuis le début de la guerre, donnant à la BCE une marge de manœuvre pour se recentrer sur la faiblesse de la croissance intérieure.
Perspectives
DATE |
PAYS/RÉGION |
INDICATEUR |
|
RÉSULTAT |
PRÉCÉDENT |
28 juin 2026 |
Japon |
Ventes au détail sur 12 mois |
Mai |
3,00 |
2,1 |
28 juin 2026 |
Japon |
Ventes au détail sur un mois |
Mai |
-0,50 |
1,3 |
30 juin 2026 |
Canada |
PIB sur un mois |
Avr. |
0,40 |
-0,1 |
30 juin 2026 |
Canada |
PIB sur 12 mois |
Avr. |
0,80 |
0,4 |
1er juillet 2026 |
Zone euro agrégée |
IPC est. sur 12 mois |
Juin (P) |
3,00 |
3,2 |
1er juillet 2026 |
Zone euro agrégée |
IPC sur 12 mois |
Juin (P) |
3,00 |
3,2 |
1er juillet 2026 |
Zone euro agrégée |
IPC sur un mois |
Juin (P) |
0,10 |
0,1 |
1er juillet 2026 |
Zone euro agrégée |
IPC de base sur 12 mois |
Juin (P) |
2,56 |
2,6 |
1er juillet 2026 |
États-Unis |
Indice ISM du secteur manufacturier |
Juin |
53,80 |
54,0 |
1er juillet 2026 |
États-Unis |
Indice ISM des prix payés |
Juin |
79,00 |
82,1 |
2 juillet 2026 |
Zone euro agrégée |
Taux de chômage |
Mai |
6,30 |
6,3 |
2 juillet 2026 |
États-Unis |
Variation des emplois non agricoles |
Juin |
115,00 |
172,0 |
2 juillet 2026 |
États-Unis |
Variation des emplois privés |
Juin |
125,00 |
120,0 |
2 juillet 2026 |
États-Unis |
Variation des emplois manufacturiers |
Juin |
4,00 |
7,0 |
2 juillet 2026 |
États-Unis |
Salaire horaire moyen sur un mois |
Juin |
0,30 |
0,3 |
2 juillet 2026 |
États-Unis |
Salaire horaire moyen sur 12 mois |
Juin |
3,50 |
3,4 |
2 juillet 2026 |
États-Unis |
Taux de chômage |
Juin |
4,30 |
4,3 |
2 juillet 2026 |
Canada |
Indice PMI du secteur manufacturier canadien S&P Global |
Juin |
|
52,9 |
P = préliminaire
L’équipe de répartition de l’actif de Placements NEI
Judith Chan, CFA – vice-présidente et chef, Répartition de l’actif
Mateo Marks, CFA – directeur, Répartition de l’actif
Adam Ludwick, CFA – directeur, Répartition de l’actif
Anthony Rago, B.A.Sc. – analyste principal, Répartition de l’actif